Le Monde

François Hollande décrit un Fidel Castro « très informé » et « très alerte »
Le Monde

Le suspense aura duré jusqu’au dernier moment, ou presque. Le staff de François Hollande ne se montrait pas particulièrement optimiste quant à une rencontre à La Havane entre le président français et Fidel Castro, eu égard à l’état de santé de ce dernier et à d’éventuels agacements de son frère Raul Castro, le président du Conseil d’Etat cubain, qui lui a succédé en 2008.

Mais la nouvelle est finalement tombée dans la matinée : le « commandant en chef » recevrait bien le président. L’entretien a donc eu lieu lundi 11 mai en début d’après midi, dans la résidence de Fidel Castro, en présence de sa femme et de deux de ses enfants. A en croire M. Hollande, qui était accompagné de Jean-Pierre Bel, ex-président du Sénat et amoureux de Cuba, ainsi que de son conseiller diplomatique Jacques Audibert, « il y avait une part de curiosité. Un président de la République était là, il voulait le rencontrer… ».

Agriculture, alimentation, climat, avec le sommet climat de Paris, en décembre prochain : telles sont les préoccupations actuelles de Fidel Castro, qui les a longuement évoquées avec le président français. « On devinait ce qu’il pouvait faire dans des discours de plusieurs heures », commentait après la rencontre ce dernier, ravi de ce joli coup. François Hollande a néanmoins nié, pour sa part toute visée de politique nationale.

Un bon rappel que les réchauffistes sont des melons d’eau: des gens verts écologistes à l’extérieur, mais rouges communistes à l’intérieur…