La semaine dernière, les médias ont beaucoup parlé des excès de colère de celui qui va devenir le dernier chef du PQ (ici, ici & ici). Ces histoires m’ont rappelé un article du magazine Forbes écrit en 1999 que j’avais partagé sur mon compte Facebook en février.  Vu les circonstances, je pense qu’il est approprié d’en reparler…

Donc, voici donc le portait que le magazine Forbes avait fait de PKP en 1999.  Notons que depuis la publication de cet article, Québecor World (imprimerie), qui a résulté de la fusion de Quebecor Printing et World Color Press, a fait faillite…

Forbes
Angry son

He strides throught his U.S. offices blowing smoke from his Montecristo cigar and relishing the fact that no one dares to remind him of nonsmoking laws. He curses at his executives in French and English, throwing an occasional chair across the room to drive his point home. He punishes salesmen for extravagant spending by withholding their travel reimbursement checks for six weeks. Pierre Karl Pladeau, the new head of Quebecor Inc., is something of a terror. […]

The fighting in Quebecors 13th-floor executive offices hit fever pitch in 1994 while Pierre Karl was heading media operations. You dont know anything! he would yell at his executives. Six out of seven quit or were fired. The father was furious. The two stopped talking to each other.

La semaine dernière, des chroniqueurs du Journal de Montréal/Québec, des gens qui ultimement sont payés par PKP, nous ont raconté que les excès de colère de leur patron n’étaient pas un signe de manque de jugement, mais un signe de caractère (ici, iciici & ici).  Vraiment ?

Un joueur de hockey qui va donner une bonne mise en échec épaule à épaule pour aller chercher une rondelle le long de la bande fait preuve de caractère.  Un joueur de hockey qui sort le coude et vise la tête de son adversaire pour le mettre KO ne montre pas qu’il a du caractère, mais qu’il manque de jugement. De la même manière, quand PKP agrippe au collet un ex-collège venu le saluer, quand il engueule un journaliste lors de funérailles ou quand il lance du mobilier pour se faire comprendre, ce n’est pas une marque de caractère, c’est un manque de jugement.

P.-S. On a déjà dit de McCain qu’il était trop colérique pour être président…