Spectacle d’un rare pathétisme cette semaine à l’Assemblée nationale quand la CAQ et le PQ, motivés par un nationalisme primaire et débilitant, ont reproché au gouvernement libéral de ne pas être intervenu dans le dossier de la vente du Cirque du Soleil.  Au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique et ce n’est pas demain la veille où on sera débarrassé de ce poison…

Au Québec, quand les nationaleux apprennent que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, ils grimpent dans les rideaux. Ce sera encore le cas cette semaine avec la bonne gauche qui prévoit manifester contre le libre-échange.  Ils ne comprennent pas que si un étranger veut investir dans une entreprise d’ici, c’est pour la faire croître en injectant de l’argent neuf. Quand un étranger veut investir au Québec, c’est une bonne nouvelle !

C’est d’autant plus une bonne nouvelle que l’arrivée de joueurs étrangers dans notre paysage économique permet d’augmenter la compétition et c’est le consommateur qui ultimement en profitera.  Vous en doutez ?  Voici qu’elles sont les marges de profits de compagnies canadiennes et étrangères qui font affaire au pays dans quelques secteurs économiques:

Profit Étranger

Au niveau des profits, une chance que les étrangers sont là pour faire compétition à nos compagnies, cela permet à tous les Canadiens de réaliser des économies !

De plus, contrairement à ce que laissent entendre les détestables nationaleux de la CAQ et du PQ, quand un siège social passe dans les mains d’un étranger, cela peut signifier la création de nombreux emplois.  À ce sujet, voici les résultats d’une étude de Statistique Canada réalisée entre 1999 et 2005:

Mondialisation

Parmi les 164 sièges sociaux auparavant sous contrôle canadien qui sont passés sous contrôle étranger entre 1999 et 2005, seulement 21% (34) ont été fermés, ce qui a entraîné la perte de 1 709 emplois. Par contre, 38 sièges sociaux ont été ouverts suite à la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises canadiennes, ce qui s’est traduit par la création de 2 346 emplois.  Bref, par suite de la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises qui étaient sous contrôle canadien, il y a eu plus de sièges sociaux créés que de sièges sociaux fermés, et le nombre d’emplois créés a dépassé le nombre d’emplois perdus.

Comme je disais, au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique. Ce nationalisme fait en sorte qu’ici les gens aiment mieux se fourrer entre eux que de faire de bonnes affaires avec des étrangers.

Sources:
Statistique Canada
Le contrôle étranger dans l’économie canadienne
L’emploi dans les sièges sociaux au Canada, de 1999 à 2005