Antagoniste


7 avril 2015

Tout ça pour ça… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Les libéraux étaient fiers de dire à l’annonce de leur budget que le Québec allait revenir du « déficit zéro » pour la première fois en 7 ans. Par contre, même si nous sommes en « déficit zéro », la dette publique du Québec va quand même augmenter puisque la dette des réseaux de santé et d’éducation, des municipalités et des autres entreprises gouvernementales va aussi augmenter; le gouvernement ne tient pas compte de ces entités dans son calcul du « déficit zéro ».

Donc, malgré ce « déficit zéro » la dette publique du Québec va quand même augmenter de 6,6 milliards de dollars, soit 18 millions de dollars par jour. Dans le dernier budget péquiste présenté en novembre 2012, il était prévu que la dette publique augmente de 25 millions de dollars par jour…

En bref, tout le désordre social que nous vivons en ce moment c’était seulement pour faire passer l’endettement public du Québec de 25 à 18 millions de dollars par jour… Imaginez quand il faudra couper pour vrai…

Source:
Institut économique de Montréal
Compteur de la dette québécoise


7 avril 2015

La faustérité Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec

Depuis que les libéraux ont rendu public le dernier budget, la bonne gauche est en émois. On parle de saccage des services publics, de massacre à la tronçonneuse, de coupures draconiennes…  Bref, c’est tout juste si on n’annonce pas le retour de l’antéchrist… La bonne gauche dénonce surtout la croissance des dépenses en santé et en éducation qui seront de +1,4% et +0,2% l’an prochain.

Petit rappel pour nos journalistes à la mémoire défaillante…  Revenons en 1996, quand Lucien Bouchard et son ministre des finances, Bernard Landry, ont mis en place les mesures pour atteindre le déficit zéro; voici comment ont crû les dépenses en santé et éducation, sous le tandem Bouchard/Landry et Couillard/Leitão:

Budget Couillard

Contrairement au tandem Couillard/Leitão, Bouchard/Landry n’a pas simplement ralenti la croissance des dépenses, il a carrément coupé dans les dépenses !

Dans le budget 1996-1997, les dépenses en santé et en éducation ont été coupées de -173 millions et -414 millions respectivement, de vraies coupures !  Dans le budget 2015-2016, les dépenses en santé et éducation vont augmenter de +461 millions et +30 millions respectivement.  Au total, Bouchard/Landry avait coupé les dépenses de programmes de -4,0% contre une augmentation de +1,2% pour Couillard/Leitão.

En bref, cette année, contrairement à l’époque Bouchard/Landry, il n’y aura pas d’austérité, car il n’y aura pas de coupures !  En fait, pour parvenir au déficit zéro, il y avait eu 3 années consécutives de coupure en éducation et 2 années consécutives de coupure en santé par Bouchard/Landry.  Rien de tel avec Couillard/Leitão, que de la croissance.

Si Couillard/Leitão avait décidé d’imiter Bouchard/Landry, on aurait dû couper -421 millions en santé, –659 millions en éducation et au total -2,7 milliards pour toutes les dépenses de programmes.  Je vous rappelle que le budget de la santé a été augmenté de +461 millions, celui en éducation de +30 millions et que l’ensemble des dépenses de programmes augmente de +756 millions.

Si en 1996-1997, PERSONNE n’a déchiré sa chemise avec l’austérité, pourquoi le faire maintenant surtout compte tenu du fait que l’austérité existe uniquement dans la tête de la bonne gauche.

P.-S. Je vous invite à lire le papier de Paul Wells du Maclean’s, il a servi d’inspiration à ce billet.  Dans ce papier, les journalistes baissés du  Devoir sont rossés par Paul Wells.

Source:
Ministère des finances du Québec
Budgets


7 avril 2015

La sécheresse verte Environnement États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

California’s Green Drought
The Wall Street Journal

The liberals who run California have long purported that their green policies are a free (organic) lunch, but the bills are coming due. Lo, Governor Jerry Brown has mandated a 25% statewide reduction in water use. Consider this rationing a surcharge for decades of environmental excess.

Weather is of course the chief source of California’s water woes. During normal years, the state should replenish reservoirs. However, environmental regulations require that about 4.4 million acre-feet of water—enough to sustain 4.4 million families and irrigate one million acres of farmland—be diverted to ecological purposes. Even in dry years, hundreds of thousands of acre feet of runoff are flushed into San Francisco Bay to protect fish in the Sacramento-San Joaquin River Delta.

During the last two winters amid the drought, regulators let more than 2.6 million acre-feet out into the bay. The reason: California lacked storage capacity north of the delta, and environmental rules restrict water pumping to reservoirs south. After heavy rains doused northern California this February, the State Water Resources Control Board dissipated tens of thousands of more acre-feet. Every smelt matters.

Increased surface storage would give regulators more latitude to conserve water during heavy storm-flows and would have allowed the state to stockpile larger reserves during the 15 years that preceded the last drought. Yet no major water infrastructure project has been completed in California since the 1960s. Meantime, green groups won’t allow new storage regardless—and perhaps because—of the benefits. California’s Department of Water Resources calculates that the proposed Sites Reservoir, which has been in the planning stages since the 1980s, could provide enough additional water during droughts to sustain seven million Californians for a year.

On savait déjà que la sécheresse en Californie n’était ni exceptionnelle ni causée par le réchauffement climatique, puisqu’on avait prévu que le réchauffement climatique allait faire augmenter les précipitations en Californie. On sait maintenant aussi que les écologistes, avec leurs politiques dogmatiques, ont empiré le problème en empêchant la construction de réservoir pour faire face plus adéquatement aux périodes de sécheresse.