Antagoniste


24 mars 2015

Procréation assistée: la grande illusion… Arguing with Idiots Économie Québec

Quitter le QuébecHier, la bonne gauche a voulu nous faire pleurer parce que les libéraux seraient sur le point d’abolir le Programme de procréation assistée…  Patrick Lagacé décrit ce programme de la manière suivante (je cite…):

« Un succès étincelant, qui stimule la science made in Québec, qui contribue à adoucir le choc démographique et qui comble de bonheur les couples qui peuvent concevoir sans se ruiner. […] Les méchantes langues diront que la mort annoncée du Programme de procréation assistée est une autre manifestation de l’indifférence du gouvernement Couillard à l’égard des femmes. La chose a été démontrée : l’austérité frappe davantage les programmes et les mesures dont les femmes profitent. Cette indifférence fait probablement partie de l’équation. »

En fait, Patrick Lagacé est catastrophé parce que ce programme a mis au monde 5 000 bébés québécois depuis 2010 ans.  Selon cet ambassadeur de l’île aux génies, ce programme fait donc partie des solutions au choc démographique…

Parlant de choc démographique…  Depuis 2010, 114 603 Québécois ont décidé de quitter le Québec pour aller vivre dans une autre province. De ce nombre, 68 375 ont décidé d’aller vivre en Ontario et 20 223 ont plutôt opté pour l’Alberta. Des gens, rarement les pires, qui ont fui une fiscalité infernale pour aller vivre dans une économie prospère.

Avant de déchirer sa chemise sur 5 000 bébés qui sont le résultat du Programme de procréation assistée, peut-on parler des 114 603 Québécois qui ont décidé de quitter le Québec ?  Selon moi, ceux qui ont quitté pèsent beaucoup plus lourd dans la balance du choc démographique.

P.-S. Depuis 2010, les 5 000 bébés sont issus du Programme de procréation assistée. Ce programme a coûté au gouvernement la rondelette somme de 280 millions de dollars.  Faites le calcul, c’est 56 000$ par bébés.

Source:
Statistique Canada
Tableau 051-0019


24 mars 2015

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (17-23 mars) selon Influence Communication.

La vente des quotidiens régionaux de Gesca à Groupe Capitales Médias et Martin Cauchon est la nouvelle de la semaine au Québec, tout juste devant les propos controversés du candidat à la direction du PQ, Pierre Karl Péladeau. Ce dernier s’est d’ailleurs excusé d’avoir évoqué que la démographie et l’immigration pourraient représenter des barrières à la souveraineté. Le rapport Godbout ferme la marche pour le trio de tête. Le fiscaliste Luc Godbout a notamment évoqué dans le rapport des hausses de taxes et des baisses d’impôt. Le rapport a reçu une couverture assez mitigée dans les médias. Au Canada, c’est la fête de la Saint-Patrick qui est au sommet du palmarès avec 1,02 % de poids médias. Cette célébration annuelle perd un peu de sa vélocité par rapport à l’an dernier, alors qu’elle avait eu un poids de 1,28 %. Deux nouvelles internationales suivent, alors que la réélection de Benjamin Nétanyahou obtient la 2e position du classement hebdomadaire, suivie de l’attaque terroriste en Tunisie contre le musée du Bardo.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Selon certains médias, les Desmarais auraient vendu leurs journaux régionaux à Martin Cauchon pour pouvoir contrôler les journaux régionaux… C’est plein de bon sens comme théorie…

Source:
Influence Communication


24 mars 2015

Indépendance et fondation d’un pays: mode d’emploi Économie International Revue de presse

South China Morning Post

Lee Kuan Yew gave Singapore a republic, and the poetry came later
South China Morning Post

To capture the essence of Singapore’s former prime minister, Lee Kuan Yew, you could point to the fact that Richard Nixon once described him as a man who « might have attained the world stature of a Churchill, a Disraeli, or a Gladstone » were he born in another country. Or the fact that Lee has served as a mentor to the likes of Deng Xiaoping and Xi Jinping . Or, more recently, Obama’s assessment that Lee is a « legendary figure of Asia in the 20th and 21st centuries ».

I had none of this perspective while growing up in 1980s Singapore. Gently chided by courtesy campaigns, reminded to save for a rainy day, nurtured and buttressed by Lee’s unique blend of Confucian ethics and Western-style capitalist ideals, all I knew was my Singapore – a dizzying blend of Chinese, Malays, Indians and Eurasians, all jostling for recognition on that tiny island. And it was up to us to sprint to the finish line once the baton was handed over. Except some of us viewed the race itself with scepticism.

« Don’t go wild with your imagination, » my English teacher wrote in the margins. « Very self-indulgent! » was scrawled on the next page, in angry red ink. This was the flip side of Lee’s Singapore. An emerging city state with no natural resources, no agriculture, and a tepid-at-best relationship with its closest neighbours, Singapore needed doctors, engineers, teachers and lawyers. There was no room for whimsy or creativity, a perspective neatly summed up by Lee’s maxim that « poetry is a luxury we cannot afford. What is important for pupils is not literature, but a philosophy of life ».

Je m’en serais voulu de ne pas souligner le décès de Lee Kuan Yew, le père fondateur de Singapour. En l’espace de 30 ans, Lee Kuan Yew a fait de cette petite île, sans ressources naturelles et dépendante des sweatshops, l’économie la plus libre et la plus riche du monde industrialisé.

Ce qui est intéressant dans l’histoire de Lee Kuan Yew, ce sont les moyens qu’il a pris pour faire prospérer cette ancienne colonie britannique. Lee Kuan Yew a misé sur le capitalisme, une société qui était le fruit d’un extraordinaire métissage culturel, sur l’apprentissage de l’anglais et sur une éducation qui a donné la priorité aux sciences dures plutôt qu’aux sciences molles.

Bref, Lee Kuan Yew était aux antipodes des péquistes… Singapour est devenue un îlot de richesse, le Québec est resté un îlot de pauvreté… On a peu parlé du décès de Lee Kuan Yew au Québec…

P.-S. Dans les écoles primaires de Singapour, on apprend la comptine suivante aux élèves: Good, better, best. Never let it rest. Till your good is better and your better, best.

Quelques billets que j’ai écrit sur Singapour au fils des années: