La nouvelle est vieille, mais elle est trop importante pour ne pas lui consacrer un billet.

Le 11 mars, le Centre sur la productivité et la prospérité des HEC a publié une étude exhaustive sur la dette québécoise. L’originalité de cette étude tient au fait qu’on a calculé la dette du Québec en utilisant toutes les définitions possibles, ce qui permet de répondre aux gauchistes qui veulent minimiser la dette du Québec en voulant nous faire croire que le Québec à une « bonne dette ».

Voici donc la dette du Québec selon les 4 définitions suivantes:

  • Dette directe consolidée
  • Dette brute
  • Dette nette
  • Dette de consommation

Tout d’abord la dette directe consolidée i.e. la dette contractée par le gouvernement sur les marchés financiers:

Dette Québec Dette Québec

La dette brute i.e. dette directe consolidée plus passif net au titre des régimes de retraite moins le Fonds des générations:

Dette Québec Dette Québec

La dette nette i.e. dette brute moins actifs financiers nets:

Dette Québec Dette Québec

Et finalement la dette de consommation i.e. dette nette moins valeur des immobilisations nettes (routes, hôpitaux, bâtiments et autres immobilisations du gouvernement):

Dette Québec Dette Québec

Oublier les histoires de bonne dette de la gauche. Peu importe comment la dette est calculée, plus souvent qu’autrement le Québec est la pire des provinces canadiennes.  D’ailleurs, si le Québec était un pays, nous serions le 9e plus endetté de la planète, devancé par des champions comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne ou la France…

Et pendant ce temps, le messie du PQ nous dit que « l’objectif de l’indépendance est de maintenir le modèle québécois »…  Il faut donc faire l’indépendance pour sauver le modèle économique qui a fait du Québec le tiers-monde de l’Amérique du Nord…  À n’y rien comprendre, c’est comme si on demandait à un docteur un médicament pour renforcer notre cancer…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
L’heure juste sur la dette du gouvernement du Québec