Au Canada, la production de lait, de volailles et d’oeufs est contrôlée par le gouvernement via un système de gestion de l’offre. Ce système permet au gouvernement de limiter la quantité de lait, de volailles et d’oeufs produite dans les fermes de manière à créer une rareté. Cette rareté permet d’éviter les guerres de prix entre les producteurs et de garder le prix des aliments artificiellement élevé.

Quand le gouvernement empêche la libre concurrence entre les producteurs, quelqu’un doit forcément payer la note, dans le cas qui nous concerne, ce sont les consommateurs. Vincent Géloso a écrit un excellent article à ce sujet, je me permets de détailler quelques faits saillants qui montrent à quel point le système de gestion de l’offre est régressif.

Premièrement, voici le prix de la gestion de l’offre pour les familles canadiennes en fonction de leur revenu:

Gestion Offre Canada

Le système de gestion de l’offre coûte aux familles pauvres 339$ par année contre 554$ pour les familles riches.  Quand on met ces sommes en fonction du revenu familial, voici ce qu’on obtient:

Gestion Offre Canada

Pour les familles pauvres, qui gagnent en moyenne 14 788$ par année, la gestion de l’offre représente l’équivalent d’une taxe de 2,29% sur leurs revenus !  Pour une famille riche, revenus moyens de 118 189$, cette taxe n’est que de 0,47%.  Bref, la gestion de l’offre représente une taxe régressive, une taxe qui affecte de manière disproportionnée ceux qui sont déjà dans la misère.

De deux choses l’une: si vous êtes en faveur du système de gestion de l’offre soit vous êtes un analphabète économique ou soit vous haïssez les pauvres au point de vouloir les affamer.  Pick your poison

Source:
Canadian Public Policy
The Regressive Welfare Effects of Canada’s Supply Management Regime