Cette semaine, le prix des médicaments a défrayé la manchette dans nos médias. Tout d’abord, le Journal de Montréal nous a appris (rappelé) que les médicaments au Québec coûtent plus cher. Ensuite, ce fut au tour d’Amir Khadir d’aborder le sujet en rappelant à notre mémoire son projet, d’un ridicule absolu, de créer Pharma-Québec.

Bref, beaucoup de gens ont parlé du prix des médicaments cette semaine dans nos bons médias.  Mais comme c’est souvent le cas au Québec, il n’y a eu personne d’assez allumé pour poser les bonnes questions…

Le problème avec les médicaments c’est…  le gouvernement…  Voici comment ont évolué les dépenses en médicaments par habitant, au Québec et dans le reste du Canada, depuis 1985:

Médicament Québec

De 1985 à 1997, les dépenses au Québec étaient légèrement inférieures à celle du reste du Canada, mais à partir de 1997 elles ont soudainement explosé par rapport aux autres provinces. Que s’est-il passé en 1997 ? Cette année a marqué l’entrée en vigueur du régime public d’assurance médicament… un cadeau de Grec du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard…

Entre 1997 et 2014, l’écart des dépenses par habitant avec le reste du Canada est passé de +3,43$ à +166,33$, l’écart avec le reste du Canada a été a son niveau le plus élevé en 2014. Toujours durant cette période, les dépenses en médicaments par habitant ont augmenté de 144,7% au Québec contre 106,4% pour les autres provinces. Somme toute, quand l’État a décidé de s’en mêler, la facture a été plus salée.

Si le Québec ramenait ses dépenses par habitant au même niveau que celles du reste du Canada, les Québécois économiseraient 1,4 milliard de dollars.

Malgré ces chiffres accablants, n’allez surtout pas proposer d’abolir le régime public d’assurance médicament.  Voyez-vous, en l’espace d’une décennie ce programme est maintenant devenu une vache sacrée et si on y apporte des modifications, ce sera sans doute pour augmenter encore plus la présence de l’État.

Source:
Institut canadien d’information sur la santé
Dépenses nationales de santé