La semaine dernière, l’Institut de la statistique du Québec a publié des chiffres sur la population des régions du Québec en 2014. Ces chiffres laissent entrevoir une situation difficile dans les années à venir, notamment pour les radicaux qui ne jurent que par « l’occupation du territoire »…

Voici les taux d’accroissement annuels moyens dans les régions du Québec pour la période 2006-2011 et 2011-2014:

Démographie Québec

Seulement deux régions ont augmenté leur taux d’accroissement pour la période 2011-2014. La région de Montréal qui est passée de 4,6‰ à 12,4‰ et l’Abitibi qui est passée de 2,5‰ à 2,7‰.  Ailleurs, on observe une réduction du taux de croissance, la population augmente toujours, mais moins rapidement que pour la période précédente.  Étonnamment, c’est le cas de la Capitale-Nationale, on dirait bien que Régis Labeaume a manqué son péril d’attirer dans sa ville « le couple de la Polytechnique ».

Dans trois régions la situation, soit le Bas-St-Laurent, la Côte-Nord et la Gaspésie, la situation est catastrophique, car c’est une accélération de la décroissance qui est observée. Une autre preuve qu’il ne sert à rien d’enfouir des millions de dollars dans ses régions avec comme seule prétexte qu’il faut occuper le territoire.

Bref, on comprend avec ses chiffres que Montréal est la seule véritable locomotive démographique de la province.

Devant un tel bilan démographie, il ne faut pas se surprendre de voir que le Québec est vieux…

Démographie Québec

Seules les régions de Gatineau et Montréal font mieux que la moyenne Canadienne, toutes les autres régions québécoises se retrouvent dans le bas du classement.  Quand on constate que le dynamisme économique d’une région semble dépendre d’une population jeune, il y a de quoi s’inquiéter pour le Québec…

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Coup d’œil sociodémographique

Statistique Canada
Tableau 051-0056