Antagoniste


11 février 2015
11 février 2015

La dépendance des Québécois Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

La semaine dernière, j’ai écrit un billet sur l’indice de dépendance économique dans les régions du Québec. L’indice de dépendance économique mesure le pourcentage des revenus des gens qui viennent d’un chèque du gouvernement. Par exemple, en Gaspésie, c’est 47,9% des revenus de la population qui viennent du gouvernement.

Je reviens sur ce sujet pour vous présenter des chiffres extrêmement préoccupants pour le Québec.  Voici comment cet indice a évolué depuis 2000 dans les provinces canadiennes:

Économie Québec

Le Québec, avec un score de 22,3%, en 2012 (statistiques les plus récentes) fait moins bien que la moyenne canadienne (score de 17,1%).  Par contre, le Québec n’est pas dernier; en 2012 nous étions mieux que la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.

Mais les gens les plus observateurs auront remarqué une tendance inquiétante pour le Québec: l’augmentation de l’indice de dépendance économique ces douze dernières années. En effet, en 2000, 18,7% des revenus des Québécois venaient d’un chèque du gouvernement, en 2012 cette proportion est passée à 22,3%, pour une augmentation spectaculaire de 19,3%.  Voici comment a évolué l’indice de dépendance économique au Canada durant la même période.

Économie Québec

Depuis l’an 2002, le Québec est la 2e province à être devenue la plus dépendante du gouvernement. Seul l’Ontario a fait pire (+19,3% vs. +24,8%).  Par contre, la brusque augmentation de l’Ontario est due à la hausse spectaculaire du taux de chômage lors de la récession.  Depuis la fin de la récession, l’indice ontarien est en baisse alors que celui du Québec est toujours en hausse.

Dans les provinces de l’Atlantique, l’indice a diminué ou très légèrement augmenté.  Ce qui revient à dire qu’au rythme où vont les choses, les Québécois pourraient devenir les gens les plus dépendants du gouvernement d’ici quelques années.

Des Québécois de plus en plus dépendants du gouvernement, un autre héritage de la Révolution tranquille dont on aurait pu se passer…

Source:
Statistique Canada
Tableau 111-0025


11 février 2015

Des artistes indépendants Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

Grammys: How to Turn a Kickstarter Project Into a Nomination
The Wall Street Journal

It’s easy to take shots at the Grammys as a celebration of the pop industrial complex, but behind the Beyoncés and the Pharrells, and the big record labels that promote them, there’s a scrappy contingent of ultra independent nominees. This year, seven of the Grammy-nominated recordings were financed through Kickstarter, including a release by Jamaican dub legend Lee “Scratch” Perry, whose “Back on the Controls” is up for best reggae album.

Don’t expect these crowdfunded nominees to upset Iggy Azalea or Sam Smith in the record of the year race — they’re mostly sprinkled among the secondary and tertiary categories, including best roots gospel album (Mike Farris’s “Shine For All the People”) and best children’s album (Brady Rymer’s “Just Say Hi!”). But having them in the mix at Sunday’s ceremony serves as yet another reminder that DIY is the new default in the music industry.

“This year, in terms of institutional acknowledgement, we’re definitely on a new level,” says Yancey Strickler, chief executive and co-founder of Kickstarter, citing the Grammy nominees, along with Kickstarters by such legacy artists as TLC. Music has more successfully funded projects (more than 18,500) than any other category on Kickstarter, with a total of $135 million.

Still, it’s not like a winning Kickstarter is a guarantee of broader music success–let alone a Grammy nomination. “We are one piece of a larger puzzle,” Strickler says.

Kickstarter est un site de financement participatif (crowdfunding). Des gens soumettent un projet via le site et ensuite ceux qui aiment le projet peuvent faire une contribution monétaire. C’est devenu un mode de financement plus en plus populaire après des artistes.

Message aux artistes québécois: si vous voulez vraiment être indépendantiste, c’est-à-dire si vous ne voulez plus dépendre d’un gouvernement, vous pouvez financer vos albums en utilisant Kickstarter au lieu de parasiter le portefeuille des contribuables québécois. Après tout, aux Grammys, 7 albums avaient été financés avec Kickstarter.

En 2014, c’est 135 millions qui ont été amassés avec Kickstarter pour financer des albums.