Antagoniste


9 février 2015

La majorité silencieuse Économie Québec

Sondage Léger
Le même sondage à la une du Journal de Montréal et du Devoir. Devinez quel journal est la propriété de PKP…

Cette fin de semaine, Le Devoir et le Journal de Montréal ont publié un sondage à propos du paysage politique au Québec.

D’abord quelques évidences.

Ce sondage confirme, une fois de plus, que le PQ est en train de mourir.  Le PQ ne gagne aucune tranche d’âge et arrive bon dernier chez les jeunes (17% des 18-24 ans contre 33% pour le PLQ, 24% pour la CAQ et 20% pour QS).

Autre élément intéressant, plus les gens apprennent à connaître Pierre Karl Péladeau, plus il perd des plumes dans les intentions de vote. Dans un sondage Léger réalisé en novembre 2014, un duel hypothétique entre le PLQ dirigé par Philippe Couillard et le PQ dirigé par Pierre Karl Péladeau, aurait donné au PQ 36% des intentions de vote contre 30% au PLQ.  Dans le sondage publié cette fin de semaine, le même duel donne désormais 32% des intentions de vote au PQ et 32% au PLQ.  En bref, la lune de miel est terminée, la campagne de PKP doit maintenant gérer de la décroissance.

Mais la partie la plus intéressante de ce sondage concerne la fameuse « austérité » libérale.  Avec l’intense campagne des journaleux et des chroniqueux de l’élite médiatique québécoise, on aurait été porté à croire que les Québécois rejetaient massivement les politiques « d’austérité ».  Or, il n’en est rien !

Quand on demande aux gens s’ils pensent que le retour au déficit zéro devrait être la priorité du gouvernement,  53% répondent par l’affirmative. Ils ne sont que 35% à s’opposer.  De plus, c’est une minorité de gens (44%) qui pense que le gouvernement va trop vite pour revenir à l’équilibre budgétaire. La population est aussi sans pitié avec les syndicats du secteur public, 53% des gens sont d’accord avec le gel salarial de deux ans, seulement 38% s’y opposent.

De plus, quand on demande aux gens ce que le gouvernement devrait faire avec d’éventuels surplus, 67% de la population pensent que la priorité doit être le remboursement de la dette et la réduction du fardeau fiscal.  Un maigre 30% de la population pense que l’on devrait réinvestir dans les services publics.

Disons que c’est une mauvaise nouvelle pour les syndicats qui rêvent d’un nouveau printemps misérable.

La prochaine fois que vous verrez la gogauche manifester contre « l’austérité » n’oubliez jamais que les syndicats et carrés rouges représentent une minorité bruyante.  La majorité silencieuse, celle qui travaille au lieu de manifester, est d’accord avec un ménage des finances publiques.

Les médias ne l’admettront jamais, mais ce sondage montre que les syndicats et les carrés rouges sont des mouvements marginaux; il est plus que temps que les politiciens les traitent comme tel.


9 février 2015

Les Québécois et l’argent… Canada Économie En Chiffres Québec

Résultat d’un sondage pan-canadien publié la semaine dernière… Les résultats ont de quoi laisser songeur…

Dans ce sondage, on a demandé aux Canadiens à quel chef de parti fédéraux ils feraient le plus confiance pour négocier un contrat en leur nom, investir leur argent et diriger une grande entreprise. Voici les résultats:

Sondage Canada

Pour la négociation d’un contrat, le Québec est la province où Harper à la note la plus basse et Mulcair la note la plus élevée…

Sondage Canada

Pour investir leurs économies, le Québec est la province où Harper à la note la plus basse et Mulcair la note la plus élevée…

Sondage Canada

Pour diriger une grande entreprise, le Québec est la province où Harper à la note la plus basse et Mulcair la note la plus élevée…

Je résume. Le Québec est la seule province au Canada qui préférerait avoir Thomas Mulcair plutôt que Stephen Harper pour négocier un contrat, donner des conseils financiers ou être le PDG d’une grosse compagnie…  À l’échelle du Canada, Stephen Harper est premier dans toutes ces catégories (avec une avance assez confortable).

Bref, quand il est question d’argent, le Québec est la seule province qui ferait plus confiance à un avocat qui a hypothéqué onze fois sa maison au lieu de faire confiance à un économiste qui a sauvé le Canada de la grande récession

Les Québécois sont-ils idiots?

M’enfin, restons positifs et signalons que selon deux sondages publiés la semaine dernière (Forum Research & Ekos), le Parti conservateur est en tête des intentions de vote au Québec avec les libéraux (avec ~26% des intentions de vote).

Source:
Abacus Data
Party Leaders are People Too


9 février 2015

Marche ou crève Canada Économie Québec Revue de presse

Montreal Gazette

Group angered over Quebec’s rejection of new cancer drugs
Montreal Gazette

A local cancer support network is accusing the provincial government of trying to save money at the expense of Quebecers’ lives by refusing to approve new drug treatments for public health coverage.

The Coalition priorite? cancer au Que?bec released a statement earlier this week condemning the recent rejection of four new drugs by the provincial health agency (INESSS) charged with evaluating and approving new medications for coverage. The drugs are Abraxane (pancreatic cancer) Jevtana (prostate cancer), Giotrif (lung cancer) and Yervoy (advanced melanoma). They are among 10 cancer-fighting medications that have been rejected for coverage since last June. Two other drugs were approved.

According to the coalition’s president, Nathalie Rodrigue, the INESSS’s latest rejections were “purely economic” decisions that should be immediately overturned by provincial Health Minister Gaétan Barrette.

According to the Pan-Canadian Oncology Drug Review, Abraxane has already been accepted for funding in British Columbia. The governments of every other province except Quebec are currently negotiating with the drug’s manufacturer for a lower price, pending approval. As of 2013, Jevtana had been funded in Alberta, Saskatchewan, Manitoba and Ontario, and Yervoy is now funded in every province except Quebec. Giotrif is also funded in every other province, except Newfoundland and Prince Edward Island, which are still considering whether to add the drug to their provincial formularies.

La semaine dernière, les politicos québécois étaient bien fiers de la décision de la Cour suprême d’approuver l’aide médicale à mourir…

Mais 24 heures avant la décision du plus haut tribunal du pays, on apprenait que le Québec demeurait la province canadienne où, pour des raisons économiques, on approuve le moins de nouveaux médicaments pour lutter contre le cancer.

Bref, le Québec semble avoir trouvé un moyen pour réduire les coûts du système de santé. Ici, on va soigner les gens avec du stock cheap en se disant que quand la personne va trop souffrir, on pourra l’aider à mourir…

Les politicos québécois parlent de « mourir dans la dignité », mais dans la réalité ça semble plus être « laissé mourir pour épargner » (et ce, même si nous sommes les plus taxés et imposés)…