PollutionDemandez à un Québécois lambda de comparer l’importance de l’environnement pour les Américains et les Européens et vous aurez probablement une réponse du type:

« Pour les gros gorets américains, l’environnement ne compte pas. Tout ce qui importe c’est le néolibéralisme destructeur, les gros 4×4, les centrales aux charbons, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste, alouette… En Europe, la bonne gauche a compris qu’il fallait se sacrifier collectivement pour protéger la planète parce que l’argent ne se mange pas ».

Bref, vous voyez le genre. Pourtant…

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a un programme pour monitorer la qualité de l’air aux quatre coins de la planète. Une des mesures les plus importantes de la qualité de l’air est la quantité de particules fines en suspension, on considère qu’un niveau supérieur à 10ug/M³ est néfaste pour la santé.

Aux États-Unis, la concentration de particules fines dans les villes est en moyenne de 9,6ug/M³.  En tout et partout, seulement 33% des villes américaines sont au-dessus du niveau considéré comme néfaste par l’OMS.  Qu’en est-il de l’Europe ?  En moyenne dans les villes européennes la concentration de particules fines dans les villes est en moyenne de 21,7ug/M³ !  Au total, 93% des villes ont un niveau supérieur à ce que recommande l’OMS !

Encore plus surprenant, les villes les moins polluées d’Europe, qui se trouvent en Scandinavie, ont des niveaux de pollution équivalente à la moyenne américaine.  Autrement dit, les champions d’Europe avec leur vélo ne font pas mieux que la moyenne des villes américaines avec leur 4×4 !

Encore une fois, on peut constater que le socialisme semble être beaucoup plus destructeur que le néolibéralisme.

Source:
New York Times
Pollution Around the World: A Matter of Choices