Antagoniste


14 janvier 2015

La Caisse de dépôt, le plat de bonbon Coup de gueule Économie Québec

Runnaway Train Hier, les libéraux ont annoncé en grande pompe que désormais la Caisse de dépôt pourrait construire et gérer des infrastructures pour le compte du gouvernement.  Autrement dit, parce que le gouvernement est trop pauvre pour être le maître d’oeuvre de nouveaux projets, on va aller piger dans l’argent qui devrait servir à payer la retraite des Québécois…

Les deux premiers projets confiés à la Caisse de dépôt sont reliés aux transports en commun.  Pour la modique somme de 5 milliards de dollars, la Caisse va construire et opérer le système léger sur rail du futur pont Champlain et une ligne de train de banlieue dans l’ouest de l’île de Montréal.  La Caisse estime qu’en gérant ces deux infrastructures, elle pourra réaliser des profits.

Des profits…  vraiment ?

Grosse modo, la Caisse de dépôt fera ce que l’Agence Métropolitaine de Transport (AMT) fait déjà, c’est-à-dire opérer des trains de banlieue.  Est-ce que l’AMT est capable de faire des profits avec ses trains ?  Pour l’année 2015, l’AMT prévoit faire un déficit d’opération de 11,5 millions de dollars.  De plus, gardez en tête que l’AMT fait un déficit malgré qu’elle reçoit 198 millions des différents paliers de gouvernement* !  Sans cet argent public, un aurait un déficit supérieur à 200 millions de dollars.  Les recettes des usagés s’élèvent uniquement à 70 millions ce qui représente un maigre 30% des revenus.  Le reste, 70%, vient des gouvernements.  En bref, les usagers ne sont pas assez nombreux et ne payent pas assez cher pour que l’on puisse un jour espérer équilibrer le budget.

Donc, si l’AMT est incapable de faire des profits malgré un tsunami de subventions, comment la Caisse pourrait-elle rentabiliser son investissement ?  De deux choses l’une:

1-soit la Caisse fera des profits, ce qui implique que l’AMT est d’une incompétence abyssale;
2-soit la Caisse ne fera pas de profits, ce qui implique que nos politiciens sont en train de saigner le bas de laine des Québécois pour concrétiser leurs idées folles.

On dit que la Caisse de dépôt c’est le bas de laine qui servira à payer la retraite des Québécois.  Si votre conseiller financier vous proposait d’investir votre REER dans des projets de transport en commun à Montréal, est-ce que vous accepteriez ?  Probablement pas…  Bref, la Caisse prend des risques que vous ne prendriez jamais avec votre épargne.

*l’AMT touche une part des droits d’immatriculation, de la taxe sur l’essence, une contribution des municipalités desservies de même qu’une subvention du ministère des Transports.

Source:
AMT
Budget d’exploitation 2015


14 janvier 2015

L’accessibilité sans la qualité Canada Économie En Chiffres Québec

Durant le printemps misérable des carrés rouges, on nous a souvent répété que le Québec avait fait le choix de l’accessibilité universitaire. Par contre, on a bien peu parlé de la qualité…

Voici les résultats d’une étude de Statistique Canada qui a évalué les niveaux de littératie et de numératie des diplômés universitaires dans chacune des provinces.  Voici la proportion de ces diplômes qui ont un niveau 2 ou moins (sur 5 niveaux), ce qui correspond aux gens qui ne maîtrisent pas les bases essentielles pour fonctionner correctement.

Éducation Québec

Éducation Québec

Pour ce qui est de la littératie, le Québec est bon dernier…  C’est important le français au Québec… Pour ce qui est de la numératie, le Québec fait un peu mieux puisque deux provinces font pire que nous…

Bref, au Québec l’université est très accessible, mais force est de constater que si l’éducation ne coûte pas cher au Québec c’est parce qu’elle ne vaut pas cher…  M’enfin, l’éducation n’est pas la seule sphère d’activité au Québec où la Révolution tranquille a jeté les bases d’une médiocrité tranquille…

Source:
Statistique Canada
Étude : Les diplômés universitaires ayant des niveaux de compétence moindres en littératie et en numératie, 2012


14 janvier 2015

L’austérité, pas juste au Québec Canada Économie Revue de presse

Acadie Nouvelle

Le gouvernement veut trouver de 250 à 400 M$ d’économies d’ici deux ans
Acadie Nouvelle

Le Nouveau-Brunswick est aux prises avec un déficit structurel de 400 millions $ selon Victor Boudreau. Le ministre responsable de l’Examen stratégique des programmes a dévoilé mardi la composition du comité consultatif qui sera chargé de trouver des dizaines de millions $ d’économies au sein de l’appareil gouvernemental au cours des deux prochaines années.

Le gouvernement pourrait notamment se désengager complètement de certains secteurs d’activités et faire davantage de place au privé. «Nous sommes confrontés à un déficit structurel majeur qui ne peut pas être corrigé sans que des changements importants soient apportés», a déclaré le ministre Boudreau. «Des décisions difficiles devront être prises.»

Le président du comité consultatif, l’ex-sous-ministre fédéral des finances, Michael Horgan, a mentionné que son groupe n’avait pas l’intention de suggérer la privatisation d’Énergie NB. Des changements chez Alcool NB pourraient cependant être envisagés.

Toute proportion gardée, c’est comme si le Québec cherchait à trouver entre 2,8 et 4,4 milliards de dollars, ce qui correspond aux objectifs du gouvernement Couillard.

Par contre, contrairement aux libéraux québécois, leurs collègues néo-brunswickois ont le courage de parler de privatisation, notamment du côté d’Alcool NB, l’équivalent de notre SAQ. Au Québec, nos libéraux sont beaucoup trop peureux pour proposer ce genre de solution.