Antagoniste


12 janvier 2015

Le mirage économique Économie Québec

Éléphant BlancUn des arguments souvent répétés pour défendre la construction d’un nouvel amphithéâtre financé à 100% par le public à Québec était à l’effet que de nombreux emplois allaient être créés dans le sillage de la construction de cette infrastructure sportive.  Ces emplois devaient dynamiser l’économie et permettre au gouvernement de récupérer sa mise grâce aux taxes et impôts payés par les travailleurs.

Du moins, c’était la théorie…

La construction de l’amphithéâtre a débuté en septembre 2012.  À cette époque, il y avait 418 500 emplois dans la région de Québec.  En décembre 2014, on comptait seulement 417 400 emplois, soit une perte de 1 100 jobs !  Durant la même période, dans la région de Montréal, que l’on décrit souvent comme un cancer économique à Québec, 45 600 emplois ont été créés !

Depuis six mois, 8 200 emplois ont été perdus dans la région de Québec contre une création de 24 000 dans la région de Montréal.  Bref, malgré les belles promesses des politiciens, le marché de l’emploi est au neutre dans la région de Québec.  Pendant ce temps, la région de Montréal montre un bilan positif.

Un rappel cruel que l’on ne construit pas un amphithéâtre sportif pour devenir riche; on construit plutôt un amphithéâtre sportif parce que l’on est déjà riche !

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0116


12 janvier 2015

La pauvreté québécoise Canada Économie En Chiffres Québec

Juste avant de partir pour le congé des fêtes, l’Institut de la statistique du Québec a publié des chiffres extrêmement intéressants (et importants) sur le revenu disponible des Québécois pour l’année 2013.

Le revenu disponible représente la différence entre l’ensemble des revenus (rémunération du travail, transferts gouvernementaux, etc.) et les prélèvements obligatoires des gouvernements (impôt sur le revenu, cotisations aux régimes d’assurance sociale, etc.).  C’est l’argent qui reste pour consommer et épargner. Voici donc comment fait le Québec par rapport au Canada.

Revenu Disponible Québec

En gris on a les provinces canadiennes, en rouge la moyenne canadienne, en bleu les régions du Québec et en jaune la moyenne québécoise.

À l’échelle provinciale, le Québec se classe avant-dernier, devançant uniquement l’Île-du-Prince-Édouard par un maigre 335$/habitant.  On remarque aussi que les régions du Québec sont surtout concentrées dans le fond du classement; la majorité des régions québécoises sont plus pauvres que l’Île-du-Prince-Édouard !  Du côté des régions les plus riches, aucune n’est en mesure de devancer l’Ontario, elles battent à peine le Manitoba…

Autre élément préoccupant, l’écart entre le Québec et le Canada se creuse. Depuis la récession de 2009, la différence entre le Québec et le Canada est passé de 2 777$/habitant à 3 972$/habitant 2013.

Voici maintenant comment a évolué la croissance du revenu disponible par habitant dans les provinces canadiennes:

Revenu Disponible Québec

Le pouvoir d’achat des Québécois, mesuré par le revenu réel disponible par habitant, a diminué en 2013 de 0,3 %, une première depuis 1996 !  En 2013, rappelons-le, c’était le PQ qui était aux commandes du Québec (comme en 1996). En 2013, la croissance du revenu disponible par habitant a été plus lente qu’en 2012 dans l’ensemble des régions administratives, à l’exception de l’Outaouais.

Si le revenu disponible réel par habitant a reculé, c’est parce que les impôts et les cotisations aux régimes d’assurance sociale payés par les Québécois progressent plus rapidement que leurs revenus.  Si rien ne change, d’ici quelques années l’Île-du-Prince-Édouard risque de devancer le Québec nous reléguant ainsi en dernière position. Au Canada, la croissance du revenu réel disponible par habitant a été de 1,3%, loin devant le Québec.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Revenu disponible


12 janvier 2015

Ville intelligente Économie International Revue de presse

MIT Technology Review

Singapore Wants a Driverless Version of Uber
MIT Technology Review

As driverless cars edge slowly toward commercial reality, some people are wondering how cities might change as a result. Will traffic lights disappear? Will parking garages become obsolete? Will carpooling become the norm?

Singapore is keen to find out. The city-state will open one of its neighborhoods to driverless cars in 2015, with the idea that such vehicles could operate as a kind of jitney service, picking up passengers and taking them to trains or other modes of public transportation. The vehicles might be like golf carts, taking people short distances at low speeds, similar to the driverless vehicles demonstrated this year by Google.

Lam Wee Shann, director of the futures division for Singapore’s Ministry of Transport, said during a panel held at MIT last month that the government wants to explore whether autonomous vehicles could reduce congestion and remake the city into one built around walking, bicycling, and public transit.

“Singapore welcomes industry and academia to deploy automated vehicles for testing under real traffic conditions on public roads,” Singapore’s Ministry of Transport said in a follow-up e-mail interview. He declined to say whether Google or any other companies pursuing driverless cars have contacted Singapore yet. At 700 square kilometers, Singapore is about three times the size of Boston, but it has 5.5 million residents versus Boston’s 646,000.

Pendant qu’à Singapour on veut des compagnies qui pourront développer offrir un service de type « Uber » avec des voitures sans conducteur, au Québec on se bat pour interdire Uber

La technophobie du Québec, une conséquence de notre tribalisme et une cause de notre pauvreté…