Antagoniste


7 janvier 2015

La procrastination Économie Québec Récession

Racaille

Voici ce qu’on pouvait lire dans La Presse le 20 octobre 2008:

La Presse
Malgré la crise, Charest promet un déficit zéro

Les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent, mais le gouvernement du Québec s’accroche à un budget équilibré au printemps prochain.

À son arrivée à la conférence spéciale des provinces pour discuter de la crise financière ce matin, Jean Charest a soutenu qu’il n’était pas question pour le Québec de retourner en déficit.Un déficit, «on n’en est pas là du tout» de répliquer M. Charest. «Du côté québécois, on a planifié, on a fait des réserves, on a tout fait pour assurer l’équilibre budgétaire. C’est au Québec qu’on a le mieux contrôlé la croissance des dépenses», a soutenu le premier ministre.

C’était en octobre 2008, il y a presque 7 ans !

Depuis le gouvernement a reporté une première fois, en 2009, l’atteinte du déficit zéro de 4 ans, puis une seconde fois de 2 ans en 2013.  Bref, on a déjà repoussé l’atteinte de l’équilibre budgétaire de 6 ans et malgré tout, la bonne gogauche syndicale demande que le gouvernement repousse encore une fois ce passage obligatoire pour nos finances publiques !

Pour vous donner une idée de la procrastination du gouvernement en matière budgétaire, la dernière fois que le Québec a eu un budget équilibré l’ADQ existait encore et Mario Dumont était le chef de l’opposition officielle…  Ça fait longtemps.  Et on connaît déjà la chanson, si le gouvernement cède et repousse encore le déficit zéro, quand nous arriverons à la nouvelle date butoir, les groupes de pression vont une fois de plus demander une extension et jamais on n’équilibrera le budget…  Le Québec a déjà repoussé de 6 ans le déficit zéro, assez c’est assez…


7 janvier 2015

Le prix de l’indépendance Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Durant le rush du temps des fêtes, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié l’édition 2014 des « comptes économiques des revenus et dépenses du Québec ».

Encore une fois, les nouvelles sont mauvaises pour les péquistes, on pourrait même dire qu’elles sont mortelles pour leur option… Voici ce que dit l’ISQ sur les recettes et dépenses de l’administration fédérale au Québec. Les recettes représentent les taxes, impôts tarifs et cotisations prélevées au Québec par le fédéral et les dépenses représentent l’ensemble des transferts et des subventions du gouvernement fédéral au Québec.

Les BS du PQ

Pour l’année 2013, ce sont les chiffres les plus récents, le gouvernement canadien est venu chercher un grand total de 46,061 milliards dans les poches des Québécois via des taxes, impôts et cotisation de toute sorte. Par contre, ce même gouvernement a dépensé au Québec 61,892 milliards de dollars via ses programmes sociaux, subventions aux entreprises, paiements de transfert au gouvernement et particulier, etc. Donc au final, le gouvernement fédéral perd de l’argent au Québec, le manque à gagner est de 15,832 milliards de dollars. En bref, si demain matin le Québec devenait indépendant, la province serait moins riche de 15,832 milliards de dollars.

Autrement dit, pour que l’indépendance soit à coût nul pour le Québec, le gouvernement devrait aller chercher 15,832 milliards de dollars dans les poches des Québécois, soit l’équivalent de 1 927$/habitant à chaque année (ce qui représente 7 709$ pour une famille de 2 adultes et 2 enfants). Ce n’est pas donné l’indépendance…

P.-S. Cette année, le Québec va recevoir la somme record de 9,5 milliards en péréquation, un programme qui est exclusivement réservé aux provinces pauvres.  Autrement dit, même si le Québec ne représente que 23% de la population, nous allons recevoir 55% de la péréquation.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec (Tableau 4.2, p.59)


7 janvier 2015

Le remède universel Économie International Récession

Bloomberg BusinessWeek

Japan’s Amari Wants Corporate Taxes Cut as Quickly as Possible
Bloomberg BusinessWeek

Japan’s corporate income tax may be cut by more than 2 percentage points next year and reduced to less than 30 percent within five, Economy Minister Akira Amari said.

“Reports of a cut of 2.4 percent or 2.5 percent aren’t far from the truth,” Amari said today in Tokyo, referring to reductions in the company tax rate for next fiscal year. “We want it done in as few years as possible, and to have an impact.”

After a landslide election win this week, Prime Minister Shinzo Abe’s government is looking to pull the economy out of a mid-year recession. Company tax cuts are the centerpiece of efforts aimed at revitalizing growth and making the nation more appealing to invest in.

Abe’s government said in June that it would reduce the effective corporate tax rate to less than 30 percent over a few years, beginning in the fiscal year starting in April. Japan’s tax rate is about 35 percent, the second highest among Group of Seven nations, according to the finance ministry. “I’ve said before that a few years basically means within five years,” Amari said today at a seminar held by Bloomberg in Tokyo. “If we could shorten that, it’d be good, but considering Japan’s fiscal situation, it’ll be difficult to do in 2 or 3 years.”

Il y a quelques mois, on a appris que la simple perspective d’une hausse de la taxe sur la consommation menaçait le Japon d’une récession… Par contre, des Japonais ont été assez brillants pour enfin comprendre qu’une économie se relance en allégeant la fiscalité, pas en l’alourdissant. Les baisses de taxes et d’impôts sont des remèdes économiques universels.

Étrangement au Québec, peu de personnes ne semblent comprendre un fait aussi élémentaire, même pas un prétendu « homme d’affaires » qui veut devenir chef de parti pour faire un « pays »… Même que si on écoute nos médias, on voudrait que le gouvernement fasse exactement l’inverse du bon sens.