SyndicalleuxImaginez si Stephen Harper faisait adopter à la chambre des communes un projet de loi sur la privatisation du système de santé canadien.

Imaginez que la personne responsable de sa rédaction du texte de loi déclare qu’elle l’a volontairement complexifié de manière à pouvoir berner plus facilement la population canadienne. Imaginez que cette personne déclare aussi que le manque de transparence a été un moyen très efficace pour faire adopter sa loi.  Imaginez que cette personne déclare par la suite que ces actions étaient justifiées puisque les Canadiens étaient trop stupides pour comprendre à quel point sa loi était bonne, par conséquent il était légitime de leur cacher la vérité.  Imaginez que cette personne dise par la suite avoir agi sur ordre du premier ministre Harper…

Si une pareille chose devait se produire, ce serait un scandale qui laisserait des traces profondes dans le paysage politique.  Les médias auraient tôt fait de passer à la moulinette le parti responsable de cette vaste supercherie.

L’histoire que je raconte n’est pas fictive, c’est l’histoire de l’Obamacare et de Jonathan Gruber, un personnage clé dans la rédaction du texte de cette loi (ici, ici, ici et ici)…  Mais dans cet exemple bien réel, puisque le scandale touche le parti démocrate, il n’y aura pas de conséquences