Antagoniste


24 novembre 2014

Imaginez si… Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

SyndicalleuxImaginez si Stephen Harper faisait adopter à la chambre des communes un projet de loi sur la privatisation du système de santé canadien.

Imaginez que la personne responsable de sa rédaction du texte de loi déclare qu’elle l’a volontairement complexifié de manière à pouvoir berner plus facilement la population canadienne. Imaginez que cette personne déclare aussi que le manque de transparence a été un moyen très efficace pour faire adopter sa loi.  Imaginez que cette personne déclare par la suite que ces actions étaient justifiées puisque les Canadiens étaient trop stupides pour comprendre à quel point sa loi était bonne, par conséquent il était légitime de leur cacher la vérité.  Imaginez que cette personne dise par la suite avoir agi sur ordre du premier ministre Harper…

Si une pareille chose devait se produire, ce serait un scandale qui laisserait des traces profondes dans le paysage politique.  Les médias auraient tôt fait de passer à la moulinette le parti responsable de cette vaste supercherie.

L’histoire que je raconte n’est pas fictive, c’est l’histoire de l’Obamacare et de Jonathan Gruber, un personnage clé dans la rédaction du texte de cette loi (ici, ici, ici et ici)…  Mais dans cet exemple bien réel, puisque le scandale touche le parti démocrate, il n’y aura pas de conséquences


24 novembre 2014

Ils ont choisi la pauvreté Canada Économie En Chiffres International Québec

La semaine dernière, l’Institut Fraser a publié le résultat d’une enquête menée auprès de 710 dirigeants de l’industrie pétrolière pour savoir quels étaient les endroits dans le monde les plus ouverts aux investissements pétroliers et gaziers. Encore une fois, le Québec se retrouve en compagnie des républiques de bananes…

Voici l’indice de développement pétrolier et gazier, pour les provinces canadiennes et les pays scandinaves (pays souvent cités en exemple…) avec des gisements d’hydrocarbures; le Québec est l’un des rares endroits dans le monde qui a sciemment choisi de rester pauvre en refusant d’exploiter ses richesses naturelles…

Québec Pétrole
Les notes ont été ramenées sur 100.

Quelques constatations:

  • Le Québec est très confortablement installé dans sa grande médiocrité, les plus proches poursuivants récoltent 2 fois plus de points…  Nous sommes vraiment dans une classe à part, dommage que c’est dans la classe des cancres.  Encore pire, le Québec a reculé par rapport au dernier classement en passant d’un score de 22,9 à 20,5.
  • Comparé aux pays scandinaves, souvent cité en modèle, le Québec a l’air d’une république soviétique: un score de 20,5 au Québec contre 70,3 en Norvège.
  • Les pays scandinaves dament aussi le pion de nombreuses provinces canadiennes ! Par exemple, les Pays-Bas (80,6) font mieux que l’Alberta (73,4) !

Si les provinces de l’Ouest et les pays scandinaves sont riches et que le Québec est pauvre, ce n’est pas à cause du pétrole, mais plutôt parce que le socialisme et l’éco-catastrophisme n’ont pas infecté leur économie; là-bas, on exploite le pétrole et le gaz alors qu’ici on multiplie les moratoires pour faire plaisir à quelques hippies.

Pour prendre la pleine mesure de la détérioration des conditions économiques au Québec pour les entreprises pétrolières et gazières, voici l’évolution de l’indice québécoise:

Pétrole Québec

La descente est tout simplement vertigineuse !  En 2013, le Québec est battu par des pays tels que le Cambodge, le Bangladesh, le Kazakhstan et le Myanmar.  En fait, le Québec fait à peine mieux que la Syrie, un pays ravagé par une guerre civile (20,5 vs. 16,5).  À l’échelle mondiale, le Québec occupe le 133e rang sur 156 pays.

Et à tous ceux qui se questionnent sur l’utilité d’avoir une industrie pétrolière et gazière florissante, voyez par vous-même…

Québec pétrole

Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 2 304$/semaine, plus du double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 910$/semaine.

Au Québec nous avons dit non au gaz de schiste car nous avons décidé être pauvre.

Les idiots de Québécois ne veulent rien couper, même pas les conservatoires en région, et ils ne veulent pas développer leurs ressources naturelles comme le gaz de schiste. Donc, quand le gouvernement décide d’augmenter les tarifs des CPEs, personne n’a le droit de chialer. Lorsque les idiots de Québécois auront été assez saignés par les gouvernements, ils réaliseront peut-être qu’on peut vivre sans des conservatoires en régions et que tout comme les Américains, nous pouvons nous enrichir avec le gaz de schiste.

Pendant ce temps à Ottawa, l’austérité a permis à Harper de dégager des surplus qui seront utilisés pour réduire le fardeau fiscal des familles. Mais au Québec, on ne veut pas d’austérité, alors payez!

Sources:
Fraser Institute
Global Petroleum Survey 2014

Statistique Canada
Tableau 281-0027


24 novembre 2014

Changement climatique: l’Allemagne quitte ne navire Économie Environnement Europe Revue de presse

Der Spiegel

Germany to Abandon Strict ‘2020’ Climate Change Targets
Der Spiegel

Germany’s Vice Chancellor, Sigmar Gabriel, has indicated that the country will abandon its commitment to reducing CO2 emissions by 40 percent by 2020, from a 1990 base level. In doing so he has won the ongoing clash with his own environmental minister Barbara Hendricks over energy policy, telling her that he will tolerate no further resistance to the change of direction, according to Der Speigel.

The target has been in doubt for some time, not least because Gabriel, a former environment minister himself and current minister for economic affairs and energy, is known to be supportive of the coal industry. According to the Environment Ministry, Germany would have to find a way of cutting emissions by between 62 and 100 million tonnes of CO2 every year for the next sixteen years in order to reach the target. Shutting down coal power stations would only contribute 40 million tonnes to that target.

« It’s clear that the target is no longer viable, » Gabriel said, adding: « We cannot exit from coal power overnight. » Earlier this year Gabriel told Spiegel: « It is an illusion to believe that Germany could simultaneously move away from both nuclear and coal energy ».

Il n’y a pas que Stephen Harper qui pense que la lutte aux supposés changements climatiques n’est rien d’autre qu’un projet pour ruiner l’économie des pays occidentaux.