Antagoniste


10 novembre 2014

A bridge too far… Coup de gueule Québec

Pont Maurice RichardLa semaine dernière, nous avons sans doute assisté au plus gros dérapage médiatique de l’année au Québec…

De voir tous nos bons médias jouer à qui serait le plus indigné par la transformation du pont Champlain en pont Maurice-Richard avait quelque chose de franchement pathétique.  Les conservateurs avaient annoncé le changement de nom en 2011, mais il a fallu attendre trois ans avant que les journalistes s’indignent…

D’ailleurs, la source de cette indignation est purement partisane.  En 2005 quand Charles Binamé avait lancé son film sur la vie de Maurice Richard, les médias étaient unanimes pour dire que Richard était une figure historique du nationalisme au Québec, le précurseur de la Révolution tranquille et celui qui a montré que les Canadiens français pouvaient tenir tête aux anglophones.

Mais, parce que les conservateurs ont voulu rendre hommage à Maurice Richard,  les médias ont voulu convaincre les Québécois que Maurice Richard était un simple joueur de hockey qui ne valait pas mieux qu’une vedette de télé-réalité.  C’est tout juste si on ne l’a pas accusé d’être propriétaire de sables bitumineux en Alberta…

Et pendant que nos bons médias s’efforçaient de réécrire l’Histoire uniquement dans le but de faire mal paraître les conservateurs, la dette du Québec a augmenté de 25 millions de dollars par jour.

Mais le plus ridicule dans cette histoire c’est qu’une recherche sur le site de la Commission de toponymie du Québec montre que le nom « Champlain » a été retiré à de nombreuses reprises de nos cartes:

  • Montérégie: la « MRC Champlain » devient  » MRC Longueuil » (2002)
  • Trois-Rivières: la « rue Champlain » devient « rue Jean-Jacques-Légaré » (2004)
  • Vaudreuil-Soulanges: le « chemin Champlain » devient « rue des Boisés-de-Rigaud » (1995)
  • Gatineau: la « rue Champlain » devient « rue Riopelle » (2003)
  • Gatineau: la « rue Champlain » devient « rue de la Baie » (2003)
  • Québec: la « rue Champlain » devient « rue des Roselins » (2006)
  • Québec: la « rue Champlain » devient « rue du Commodore » (2006)
  • Rimouski: la « rue Champlain » devient « rue La Vérendrye » (1984)
  • Saint-Hyacinthe: la « rue Champlain » devient « rue Champêtre » (2003)
  • Saint-Eugène-de-Guigues: la « rue Champlain » devient « rue Côté » (1999)
  • Saint-Stanislas: la « rue Champlain » devient « rue Joseph-Meloche » (1996)
  • Salaberry-de-Valleyfield: la « rue Champlain » devient « rue Rosella » (2005)
  • Chambly: la « rue de Champlain » devient « rue Patrick-Farrar » (2001)
  • Mauricie: le village « Saint-Louis-de-Champlain » devient « Saint-Louis-de-France » (2002)

À 14 reprises au Québec on a effacé le nom de Champlain, pourtant, aucun de ces changements de nom n’a fait scandale pour la simple et bonne raison que ceux-ci n’ont pas été faits par les conservateurs…  Au Québec, détester les conservateurs est devenu maladif dans la colonie journalistique.

P.-S. Au Québec, presque autant de lieux portent le nom de « Champlain » que « Kennedy »: 176 contre 112


10 novembre 2014

Charité bien ordonnée commence par soi-même Canada Économie En Chiffres France Québec

La semaine dernière, beaucoup de Québécois ont probablement appris qu’en vertu d’une entente signée en 1978, les étudiants français qui fréquentent les universités québécoises payent exactement les mêmes frais de scolarité des étudiants d’ici et non pas le tarif normalement imposé aux étudiants étrangers.  Pour le Québec, les 12 495 étudiants français représentent une dépense de 50 millions de dollars.  Les étudiants québécois qui vont étudier en France ont aussi droit au même privilège, mais puisque l’accès se limite aux universités publiques, des institutions franchement médiocres, c’est à peine un millier de Québécois qui va étudier en France.

Au moment où le gouvernent déploie des efforts considérables pour équilibrer le budget, il est intéressant d’analyser les frais de scolarité payés par les étudiants étrangers au Canada et au Québec (années la plus récente, statistiques non disponibles pour certaines provinces):

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Au Québec, les frais de scolarité ne sont pas uniquement bas pour les Québécois, mais aussi pour les étrangers, dans plusieurs cas, 2 fois moins cher qu’au Canada.

Que peut-on en conclure ?  De deux choses l’une; soit nos universités sont médiocres et nous ne pouvons pas changer plus aux étrangers pour un diplôme qui n’a pas beaucoup de valeur, soit nos universités sont aussi bonnes que les autres, mais que les Québécois sont très généreux.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est un problème quand on a 270 milliards de dettes.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux: 477-0021, 477-0022, 477-0023 & 477-0024


10 novembre 2014

Acheter une élection Environnement États-Unis Hétu Watch Revue de presse

Los Angeles Times

Tom Steyer gets little payoff for millions spent on green issues
Los Angeles Times

Environmentalists had something in their arsenal for Tuesday’s election they never did before: a billionaire benefactor willing to empty his pockets of tens of millions of dollars to bring climate change to the forefront of political debate and elect candidates committed to fighting global warming.

But California hedge fund titan Tom Steyer’s $74-million bet — most of it from his own wallet — yielded little payoff. On Tuesday, voters elected the most hostile Congress environmentalists have faced in years.

The Republicans who won control are already making plans to roll back President Obama’s signature emission reduction efforts, green-light the controversial Keystone XL pipeline that would transport Canadian tar sands oil to the U.S. Gulf Coast, and cancel subsidies for renewable energy.

Even Steyer’s strategists acknowledge that climate change is not a top-tier issue now. The question is whether it ever will be. Advocates such as Freed say the push seems to be futile, and well-funded green political groups should shift their strategy to more narrowly focused efforts with bipartisan appeal. They might start, he said, by being more open to such GOP-favored options as nuclear energy.

Avez-vous remarqué que lorsqu’il est question d’argent en politique américaine, nos bons médias font immédiatement référence au parti républicain, surtout aux méchants frères Koch

Pourtant, lors des dernières élections de mi-mandat aux États-Unis, ce sont les réchauffistes qui ont dépensé des dizaines de millions pour changer le cours de l’élection. Notez que tous ces millions ont été complètement inutiles puisque les candidats réchauffistes ont mordu la poussière presque partout. Voilà qui confirme ce que j’ai toujours dit, l’argent à lui seul ne fera jamais gagner une élection.

Terminons en disant qu’il est rassurant que les écolos aient été tassés du pouvoir lors de la dernière élection, une excellente nouvelle pour l’économie canadienne.