Antagoniste


6 novembre 2014

Péréquation 101 Canada Économie Québec

Péréquation

Quand il est question de péréquation canadienne, la gauche aime bien rependre des légendes urbaines histoire de justifier la médiocre position du Québec. Par exemple, on peut souvent les entendre dire que durant de nombreuses années, c’est le Québec qui envoyait de la péréquation en Alberta.

J’ai donc pensé compiler quelques faits sur la péréquation pour vous donner des munitions lors de votre prochaine discussion avec un gauchiste.

  • Le système de péréquation a été créé en 1957, il a ensuite été enchâssé dans la constitution de 1982.
  • Depuis la création du programme, le Manitoba, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont reçu de la péréquation de manière ininterrompue depuis 1957.
  • Terre-Neuve a reçu de la péréquation de manière ininterrompue entre 1957 et 2007. Depuis 2007, la province ne s’est pas qualifiée.
  • La Colombie-Britannique et la Saskatchewan ont déjà reçu de la péréquation, mais de manière intermittente. La Colombie-Britannique et la Saskatchewan ont touché leur dernier chèque de péréquation en 2007.
  • De 1957 à 2009, l’Ontario n’a pas reçu un sou de péréquation. Par contre, depuis 2009 elle s’est qualifiée chaque année.
  • L’Alberta a reçu de la péréquation uniquement entre 1957 et 1964.  Depuis, l’Alberta n’a jamais été admissible au programme.

Bref, ceux qui disent que le Québec a déjà envoyé de la péréquation en Alberta sont ou bien menteurs, ou bien ignorants.

Source:
University of Alberta
The Centre for Constitutional Studies


6 novembre 2014

La mort du parti républicain En Chiffres États-Unis Hétu Watch

Il y a presque deux ans croyez-le ou non, le très crédible et objectif Richard Hétu avait annoncé la mort du parti républicain

Pourtant, mardi dernier, c’est le parti démocrate qui a été envoyé à l’abattoir lors des élections de mi-mandat.  Le parti dont on annonçait la mort a connu sa meilleure performance depuis au moins 70 ans !  Voici comment a évolué la composition du Congrès américain depuis 1901:

Politique Américaine

Il faut remonter en 1945 pour voir une pareille domination du parti républicain, et encore à cette époque la montée républicaine avait été très éphémère. En ce moment, on voit plus une domination qui rappelle plus celle des années 20, il y a 90 ans !  On est loin de la domination démocrate qui s’est étalée du début des années 50 jusqu’au milieu des années 90.

Mais ce n’est pas tout…

Quand on parle de politique américaine, on fait presque toujours référence à la scène fédérale, oubliant que ce qui se passe dans les États est souvent bien plus important pour les électeurs. Un peu comme au Canada, les gouvernements provinciaux ont plus d’impact dans la vie des gens que le gouvernement fédéral.

La politique dans les États américains est bipartite, le parti républicain et démocrate monopolise la scène. Dans presque tous les États, les électeurs doivent élire un gouverneur, une chambre des représentants et un sénat. On dit qu’un gouvernement a une majorité absolue quand le gouverneur, la chambre des représentants et le sénat sont contrôlés par le même parti.

Depuis 1938, voici comment a évolué le nombre d’États avec des majorités absolues républicaines et démocrates:

Politique Américaine

Non seulement le parti républicain n’est pas mort, mais avec ses 24 majorités absolues, il maintient une domination jamais vue depuis 1938 !  Du côté démocrate, avec uniquement 6 majorités absolues, le parti égale sa pire performance. Nous sommes très loin de la situation qui a prévalu dans les années 70, 80 et 90; trois décennies avec moins de 10 majorités absolues républicaines alors qu’il n’était pas rare de voir les démocrates en compter plus de 20.  Au niveau des États, c’est plus de 4 000 républicains qui ont été élus hier, un record absolu tous partis confondus.

Mort le parti républicain ? Avouez qu’il y a de quoi rire !

Notez aussi que le Michigan, la Floride et le Wisconsin sont restés républicains. Dans ces trois États, on avait passé des lois pour briser les reins des syndicats.

Source:
National Conference of State Legislatures
Party Composition of State Legislatures


6 novembre 2014

Les femmes, les noirs et le parti républicain États-Unis Hétu Watch Revue de presse

New York Magazine

Big Firsts From the 2014 Midterm Elections
New York Magazine

Mia Love, first black Republican woman elected to Congress. The former Saratoga Springs mayor, a Mormon convert, lost her first congressional bid in 2012, but made a strong comeback this time around, winning her race against Doug Owens in Utah’s 4th Congressional District. Joni Ernst, first female veteran in the U.S. Senate. The Republican is also the first woman to represent Iowa in congress. Shelley Moore Capito, first female senator from West Virginia. Capito, Ernst, and others are helping the GOP combat the assumption that it is a party of white men. Carl DeMaio, first openly gay Republican in Congress. The final tally is still being counted in California’s 52nd Congressional District, but DeMaio is leading despite numerous sexual harassment allegations. Tim Scott, first black senator elected from the south since reconstruction. The South Carolina Republican won Tuesday’s election after serving out the last two years of Jim DeMint’s term. Elise Stefanik, first 30-year-old woman in Congress. Stefanik is the youngest woman ever to serve in congress, and the first Republican to win in New York’s 21st Congressional District. Congress will have 100 female members for the first time ever. This is thanks, in part, to the many successes of Republican women in the midterm elections.

Grâce à la vague républicaine, il n’y a jamais eu autant de femmes au Congrès américain.

Mais ne compter pas sur Richard Hétu pour vous en parler, il est trop occupé à consoler sa peine…