Antagoniste


30 octobre 2014

La démagogie verte Économie En Images Environnement Europe Québec

Dimanche dernier a eu lieu à Sorel-Tracy une manifestation pour dénoncer le passage de « superpétroliers » sur le fleuve. Comme c’est souvent le cas quand les écolos se rassemblent en troupeau, ce fut un festival de la démagogie…

Premièrement, ce que les médias d’ici appellent des « superpétroliers » sont en réalité de petits « aframax », des bateaux qui font 245 mètres de long par 44 mètres de large.  Les vrais superpétroliers, nommés « Ultra Large Crude oil Carriers » (ULCC) font plus de 415 mètres de long par plus de 68 mètres de large. Bref, contrairement à ce que racontent les médias et les écolos, il n’y a pas de « superpétroliers » sur le fleuve.

Superpétrolier

Ensuite, les écolos ont voulu nous faire croire que le Québec risquait de connaître un désastre écologique, car de 20 à 30 « aframax » pourraient sillonner le St-Laurent tous les ans.  Imaginer, les gens de Greenpeace étaient tellement hystériques durant le dernier week-end qu’on a été jusqu’à dire que les 6 pétroliers qui circulaient sur le St-Laurent (tous plus petits que les « aframax ») causaient un embouteillage pétrolier sur le fleuve…

Six pétroliers font un embouteillage ?  Vraiment ?

Laissez-moi vous parler du port de Rotterdam aux Pays-Bas.  Cette infrastructure construite sur le Rhin couvre une superficie équivalente à près de 20 000 terrains de football et fait partie intégrante d’une ville qui compte plus de 1 million d’habitants.  Le port de Rotterdam est un monument au génie humain, si vous avez quelques minutes prenez le temps de faire quelques recherche sur Google, le gigantisme de ce port est tout simplement spectaculaire.

Superpétrolier

Superpétrolier

Superpétrolier

Combien de pétroliers accostent au port de Rotterdam tous les ans ?

  • 1 366 « coastal »
  • 739 « aframax »
  • 258 « suezmax »
  • 126 « VLCC »
  • 3 « ULCC »

Donc, c’est 1 126 pétroliers qui sont au moins de dimension « aframax » qui sillonnent les eaux bordant la ville de Rotterdam. Pourtant, aucune marée noire, aucun décès, aucun xénocide…  Le port de Rotterdam voit plus de pétroliers « aframax » en 2 semaines qu’il y en aura sur le St-Laurent en 1 an ! Et on voudrait nous faire croire que 20 à 30 « aframax » sur le fleuve St-Laurent représentent quelques chose d’extraordinairement dangereux ?

Les médias, les artistes et les écolos, de vrais pros de la démago !


30 octobre 2014

La province imaginaire Canada Économie En Chiffres Environnement Québec

On doit favoriser les économies vertes, comme celle du Québec, et mettre un frein à la croissance des économies sales, comme celle de l’Alberta. C’est une idée, largement répandue chez la gauche anti-albertaine qui a en sainte horreur le pétrole de l’Ouest canadien, un liquide qui symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué…

Mais le Québec peut-il être un donneur de leçon, notre économie est-elle réellement plus verte, peut-on regarder de haut les Albertains et leur pétrole ?

Voici quelles sont les économies au Canada qui utilise le moins de produits pétroliers raffinés pour faire rouler son économie:

Économie Verte
1 terajoule représente l’équivalent de 163 barils de pétrole

Le Québec s’en tire plutôt bien, nous sommes devancés par l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous sommes aussi légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, mais c’est tout de même bon pour une 3e position. Par contre, on peut dire exactement la même chose sur l’Alberta !  Eh oui, cette province tant haïe par la bonne gauche québécoise fait aussi bien que nous en ce qui concerne l’utilisation de produits pétroliers raffinés.

Bref, le Québec n’est pas en position pour faire la morale à l’Alberta et nous sommes encore moins bien placés pour refuser de donner un coup de main à cette province pour l’aider à exporter son pétrole.  Les écolos qui parlent du Québec comme d’un el dorado écologique parle d’une province qui existe uniquement dans leur imagination.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0016 & 384-0037


30 octobre 2014

Quand le vert vire au noir Économie Environnement Europe France Revue de presse

Science & Vie

La France risque le black-out électrique dès l’année prochaine
Science & Vie

Deux rapports mettent en garde certains pays européens, dont la France, contre le risque de black-out électrique durant les prochains hivers. Concrètement, si l’hiver 2015-2016 est rude, il n’y aura peut-être pas assez d’électricité pour tout le monde en France (et dans d’autres pays européens).

Les deux rapports, la 16e édition annuelle de l’Observatoire européen des marchés de l’énergie publiée le 27 octobre par la société Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, et le Bilan 2014 publié en septembre par le Réseau de transport d’électricité (RTE, filiale d’EDF), parviennent en effet aux mêmes conclusions alarmistes. Notamment, dès l’hiver 2016-2017, en cas de pic de consommation, il pourrait manquer à la France environ 2000 méga-watts (MW), soit l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires comme ceux de la centrale de Tricastin. Des coupures sont donc à craindre dont l’étendue et la durée dépendraient du manque net d’électricité mais aussi de son effet déstabilisateur sur l’ensemble de réseaux électriques interconnectés.

Mais peut-être les facteurs les plus importants du manque à venir sont la crise économique et, paradoxalement, l’exigence européenne de monter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la production d’électricité en 2020 (et 27% en 2030).

Montrez-moi un politicien qui soutient les énergies vertes et je vais montrer un politicien qui ne sait pas compter…