Antagoniste


29 octobre 2014

Néocorporatisme et nationalisme économique Économie Philosophie Québec

Vous l’ignorez peut-être, mais la Commission Charbonneau n’est pas terminée.  Des gens continuent de témoigner, mais comme il s’agit d’experts et non pas de témoins venus faire un show de télé inutile ou tout le monde accuse tout le monde, les médias ont arrêté d’en parler.

Pourtant, lundi dernier, Denis Saint-Martin, professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Montréal, a fait un témoignage très intéressant sur le néo-corporatisme et nationalisme économique, j’en cite un extrait:

Commission Charbonneau
Transcription de l’audience du 27 octobre

'Im from the government and Im here to helpLe nationalisme économique, depuis la Révolution tranquille, c’est la colle qui fait coller ensemble le partenariat social. Qui fait tenir ensemble ceux qui font partie du néocorporatisme, les quatre dont je vous ai parlé: état, patronat, syndicat, économie sociale. Eux, ils s’aiment pas la face la plupart du temps mais au niveau du nationalisme économique ils s’entendent parfaitement. Il n’y a aucune différence entre le PQ et le PLQ, entre le patronat et les syndicats, tous partagent l’idéologie du nationalisme économique, hérité de la Révolution tranquille, qui veut que, la richesse, elle aille d’abord à la majorité francophone. Ça c’est l’idéologie du rattrapage de la Révolution tranquille. […]

Donc, l’idéologie du rattrapage, de la majorité francophone qui a un retard économique, puis l’État doit l’appuyer et mettre toutes ses forces pour faire avancer cette majorité-là. Ça c’est un dogme, ça c’est le paradigme absolu du modèle néocorporatisme québécois.

Et on peut dire que le nationalisme économique vient, en quelque sorte, faire plier les règles du marché. Parce que les règles accordent un certain préférentialisme. Dans le nationalisme économique, la Statue de la Liberté, son regard n’est pas tout à fait bandé, n’est-ce pas? Parce qu’elle va toujours privilégier les entreprises d’ici, francophones. Donc, on peut dire que les ressources économiques, dans un système de nationalisme économique, c’est un régime qui va un peu bloquer l’accès. L’accès sera pas ouvert à tous. On va avoir un traitement préférentiel pour les nôtres. […]

Mais là le modèle maintenant il arrive à un moment de grande fatigue, vraisemblablement. Et on voit que ça a créé une culture, le modèle néocorporatiste, qui permet aux acteurs économiques de se coordonner, parce que leur action coordonnée est payante pour tout le monde, en théorie, bien, ça a créé un terreau fertile pour des trucs comme, évidemment, Accurso qui veut pas que le Chinois viennent, n’est-ce pas, et qu’on téléphone au premier ministre pour lui en faire part.

Autrement dit, la corruption au Québec découle du fait qu’on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de faire de bonnes affaires avec des étrangers…


29 octobre 2014

Les cabochons Coup de gueule Économie En Images Environnement Gauchistan Québec

Pancarte (faite de pétrole) aperçue dimanche dernier dans une manifestation à Sorel-Tracy visant à dénoncer le transport du pétrole…

Sauteux de douche

On pourrait en dire long sur cette pancarte…

Je me limiterai à dire ceci…

Les cabochons qui brandissent fièrement cette pancarte (et leur stupidité) sont-ils en train de nous dire que nous devrions prendre les armes et combattre les compagnies pétrolières de la même manière que nous avons combattu le nazisme il y a 75 ans ?

Le Québec, une terre de Caïn où les gens aiment la misère et la pauvreté.


29 octobre 2014

Les pyromanes Coup de gueule États-Unis Hétu Watch Revue de presse

The Washington Post

Evidence supports officer’s account of shooting in Ferguson
The Washington Post

Ferguson, Mo., police officer Darren Wilson and Michael Brown fought for control of the officer’s gun, and Wilson fatally shot the unarmed teenager after he moved toward the officer as they faced off in the street, according to interviews, news accounts and the full report of the St. Louis County autopsy of Brown’s body.

Because Wilson is white and Brown was black, the case has ignited intense debate over how police interact with African American men. But more than a half-dozen unnamed black witnesses have provided testimony to a St. Louis County grand jury that largely supports Wilson’s account of events of Aug. 9, according to several people familiar with the investigation who spoke with The Washington Post.

Some of the physical evidence — including blood spatter analysis, shell casings and ballistics tests — also supports Wilson’s account of the shooting, The Post’s sources said, which casts Brown as an aggressor who threatened the officer’s life. The sources spoke on the condition of anonymity because they are prohibited from publicly discussing the case.

Experts told the newspaper that Brown was first shot at close range and may have been reaching for Wilson’s weapon while the officer was still in his vehicle and Brown was standing at the driver’s side window. The autopsy found material “consistent with products that are discharged from the barrel of a firearm” in a wound on Brown’s thumb, the autopsy says.

Au moment de l’incident, même si très peu d’information était disponible, les médias ont fait croire à la population que la mort de Michael Brown était un geste raciste. Ces allégations avaient incité les casseurs à se livrer à des émeutes et aux pillages.

Quelques semaines plus tard, on apprend que l’incident n’avait rien de raciste et que le policier a probablement agi en légitime défense. Par contre, ce nouveau développement n’a pas fait couler beaucoup d’encre dans les médias…