Propos aperçus sur le fil Twitter de Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ…

Sciences Humaines Sans Math

Vous aurez compris que le chef du PQ répète la marotte habituelle de la gauche selon laquelle le secteur manufacturier québécois est dans la dèche à cause de la hausse du dollar canadien provoqué par l’exploitation des sables bitumineux albertains. Par conséquent, la péréquation que nous recevons nous est due, car il s’agit d’un dédommagement qui nous revient de droit. On sait que cette théorie est complètement fausse et que le Québec recevait de la péréquation même quand le dollar canadien était à 65¢.

Mais qu’importe, jouons le jeu et supposons que les péquistes ont raison quand ils disent que nous ne recevons pas de la péréquation parce que le Québec est pauvre, mais plutôt pour dédommager notre secteur manufacturier.

  • On sait que dans un Québec indépendant, le Québec continuerait d’utiliser le dollar canadien (ici).
  • On sait aussi que si le Québec devient indépendant, l’Alberta va fort probablement continuer d’exploiter ses ressources pétrolières.
  • Par contre, si le Québec devient indépendant, ce sera la fin de la péréquation.

Je résume: en devenant indépendant, notre secteur manufacturier serait encore malmené par le pétrodollar canadien, mais le Québec perdrait ce que les péquistes considèrent comme un dédommagement…  Autrement dit, selon la logique des péquistes, le projet d’indépendance du Québec consiste à choisir le pire des deux mondes i.e. on conserve le pétrodollar, mais on perd le dédommagement.  Sans le savoir, en faisant de la péréquation un programme de dédommagement, le PQ nous donne une raison de ne pas faire l’indépendance…

M’enfin, les chiffres, ça n’a jamais été le point fort des péquistes (sans quoi ils ne seraient pas péquistes).