Antagoniste


15 octobre 2014

Le Colisée et l’économie Économie Gauchistan Québec

Éléphant BlancVendredi dernier, Statistique Canada a publié les chiffres sur l’emploi au Canada, y compris pour les villes.  Dans la région de Québec, le taux de chômage* s’élève à 5,7%.  Un taux fort respectable quand on sait que le taux provincial est de 7,8%.  Mais quand on fouille un peu, on réalise que tout n’est pas rose dans la Capitale-Nationale.

Depuis le début de l’année, le taux de chômage a augmenté de 33% dans la région de Québec. À l’échelle provinciale, cette augmentation n’a été que de 4% alors qu’à Montréal on observe un accroissement de 6%.  Clairement, la tendance est plus négative que dans l’ensemble du Québec.

En fait, le taux de chômage à Labeaumegrad est à son plus haut depuis un peu plus de 3 ans.  En janvier dernier, la région de Québec pouvait se vanter d’être celle avec le plus faible taux de chômage au Canada (4,3% à égalité avec Saskatoon). Selon le dernier relevé de Statistique Canada, la Vieille-Capitale a glissé de la 1ère à la 7e position (le taux de chômage à Saskatoon est tombé à 4,2%).  Encore une fois, on peut voir une tendance clairement négative.

De plus, garder en tête que la situation de l’emploi dans la région de Québec est probablement surévaluée à cause de la présence de la fonction publique.  En ce moment, on sait que le secteur public embauche beaucoup de gens et on sait aussi que 46% des fonctionnaires travaillent dans la région de Québec alors que son poids démographique n’est que de 9%.

Comment peut-on expliquer cette dégradation du marché de l’emploi dans la région de Québec ?  Une étude publiée en 2006 dans l’ouvrage The Business of Sports permet peut-être de répondre à cette question. Je cite un extrait révélateur:

EconBiz
Mega-Events: The effect of the world’s biggest sporting events on local, regional, and national economies

Public expenditures on sports infrastructure and event operations necessarily entail reductions in other government services, an expansion of government borrowing, or an increase in taxation, all of which produce a drag on the local economy. At best public expenditures on sports-related construction or operation have zero net impact on the economy as the employment benefits of the project are matched by employment losses associated with higher taxes or spending cuts elsewhere in the system.

Le nouvel amphithéâtre de Québec, construit pour Quebecor, est-il en train de devenir un boulet économique ?

*moyenne mobile 3 mois 

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0116


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


15 octobre 2014

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes Canada Économie Environnement Revue de presse

The Globe And Mail

Recreational boat spills more likely to pollute B.C. waters than tankers
The Globe And Mail

Proposed new oil pipelines have heightened concerns about major spills from increased tanker traffic on the West Coast, but a new study has found that fleets of leaking recreational boats and other small vessels are more likely to foul B.C. waters. Stefania Bertazzon, a University of Calgary researcher, worked with several federal government departments and the University of Victoria in putting together what is thought to be the first study of its kind in the world.

The study points to recreational boats, marinas, passenger ships and fishing boats as the causes of most spills, while cargo ships and oil tankers are responsible for a smaller portion. “I would like to stress that we are not saying [the big ships] aren’t polluting,” Stefania Bertazzon said.

Dr. Bertazzon said marinas for small vessels are big contributors of spills. “There are all the old boats [at docks] that are leaking constantly; there are glitches in the way people fill up their boats. Most of it is carelessness. The marina is actually a place where a lot of [oily] discharge is generated.” Dr. Bertazzon warned that multiple recreational boat spills can, over time, be more damaging than a single big spill from a tanker.

“We know these sort of long-term continual spills have a greater impact on the environment than the big catastrophic spills that catch everyone’s attention when they happen,” she said.

Malgré le fait que des milliers de pétroliers arpentent la planète tous les jours sans causer de catastrophes, depuis un mois, le PQ veut nous faire croire qu’il serait impossible d’en faire autant sur le St-Laurent.

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes du PQ, une étude a montré que les grands responsables des déversements dans les cours d’eau ne sont pas les pétroliers, mais les bateaux de plaisance, les traversiers et les bateaux de pêche. Bref, contrairement au discours des écolos, nous n’avons rien à craindre de voir des pétroliers circuler sur le fleuve, les bateaux qui circulent déjà sont bien plus dangereux.

Étrangement, les médias d’ici n’ont pas jugé bon confronter le PQ avec le résultat de cette étude…