Antagoniste


6 octobre 2014

Immunité médiatique Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

George BushEn ce moment, le taux d’approbation du président tourne autour de 40% et son taux de désapprobation se situe à environ 55%. Ces chiffres sont comparables à ceux de George Bush pour la période équivalente de sa présidence.

Pourtant

Quand Bush était président, en 2006, les médias ont réalisé 23 sondages sur la présidence de Bush.  Ces 23 sondages se sont traduits par 124 reportages différents. Cette année, avec Barack Obama comme président, les médias ont réalisé uniquement 15 sondages qui ont servi de trame de fond à seulement 9 reportages…  Pourtant, en 2006 comme en 2014, les sondages montrent des tendances similaires i.e. un déclin marqué de la popularité du président et de ses décisions.

Autrement dit, quand un républicain est président, les médias se font un devoir de soigneusement rapporter les sondages qui sont défavorables.  Quand c’est un démocrate qui est président, les médias passent en mode défensif et prennent un soin particulier à ne pas ébruiter les sondages qui pourraient mal faire paraître leur candidat.

Où serait la présidence d’Obama si les médias avaient été aussi durs avec lui qu’avec Bush ?

À réfléchir dans le contexte où PKP aspire à devenir cherf du PQ et ultimement le premier ministre du Québec…


6 octobre 2014

Pétrole: le grand mensonge Canada Économie En Chiffres Québec

Chaque fois qu’on parle du pétrole albertain et de la péréquation, on se fait invariablement répondre que dans la réalité la péréquation n’est pas une aide pour les provinces pauvres, mais un dédommagement normal pour compenser pour le ralentissement du secteur manufacturier. Selon les adorateurs du modèle québécois, le pétrole albertain est responsable de la décrépitude du secteur manufacturier, car il fait augmenter la valeur du dollar canadien. Cet argument a même été utilisé pour dénoncer la construction de pipeline et de port pétrolier au Québec; le Québec, éternelle victime…

Qu’en est-il dans la réalité ?  L’Alberta est-elle responsable de notre déchéance économique ?  Voici comment ont évolué le secteur manufacturier et le dollar canadien depuis la fin de la dernière récession; voyons si, comme le prétend la gauche, il existe une corrélation entre la hausse du dollar et le déclin des industries manufacturières.

Manufacturier Québec

Dans l’ensemble du Canada, il est impossible de voir une corrélation entre une hausse de la valeur du dollar et une baisse de la vigueur du secteur manufacturier.  Même qu’à plusieurs occasions le secteur de la fabrication et la valeur du dollar ont augmenté conjointement. On voit aussi des périodes ou une stagnation voire une baisse du dollar n’a pas stimulé le secteur manufacturier.  Bref, la corrélation dont parle la gauche n’existe tout simplement pas.  Il est donc faux de prétendre que la péréquation provenant de l’Alberta ne fait que dédommager le Québec.

Le graphique ci-haut décrit la situation pour l’ensemble du Canada, mais qu’en est-il dans chacune des provinces ?  Voici comment a évolué le secteur manufacturier dans les provinces canadiennes depuis la fin de la dernière récession:

Manufacturier Québec

Les chiffres ne mentent pas, le Québec est une société distincte.  Il n’y a qu’au Québec où le secteur manufacturier est en crise, nous sommes la seule et unique province avec une croissance négative.  Partout ailleurs, la reprise a été robuste, y compris dans les provinces de l’Atlantiques qui ne sont pourtant pas reconnues pour la vitalité de leur économie.

Devant des chiffres aussi catastrophiques, un sérieux examen de conscience s’impose.  L’Alberta n’est pas responsable de notre misère économique, notamment celle du secteur manufacturier.  Partout au Canada les industries prospèrent et croissent même si l’Alberta continue d’exploiter son pétrole, le Québec est la seule province qui affiche un bilan négatif.

Au lieu de blâmer les Albertains pour nos échecs, nous devrions plutôt regarder dans notre cour et réaliser que le retard économique du Québec est probablement imputable au modèle québécois qui assassine lentement mais sûrement notre économie. M’enfin, il est plus facile de blâmer les autres, surtout quand ils parlent anglais, que de reconnaître que le Québec a fait fausse route depuis cinquante ans…

La prochaine fois qu’un gauchiste vous parlera de pétrole, de dollars, de dédommagement et d’industries manufacturières, vous saurez quoi lui répondre !

Source:
Statistique Canada
Tableaux 176-0064379-0031379-0030


6 octobre 2014

Phase terminale Économie France Revue de presse

The Guardian

John Lewis boss: ‘France is sclerotic, hopeless and downbeat … it’s finished’
The Guardian

John Lewis’s managing director has described France as “sclerotic, hopeless and downbeat” and advised British entrepreneurs doing business in the country to pull out.

Andy Street said France was “finished”, adding: “I have never been to a country more ill at ease … nothing works and nobody cares about it.”

He made his comments, reported in the Times, at an event in London marking the end of a John Lewis competition for startup companies. Earlier this week he was in Paris to pick up a retail award for his company. He told the gathering of entrepreneurs that the award was “made of plastic and is frankly revolting”. “If I needed any further evidence of a country in decline, here it is. Every time I [see it], I shall think, God help France,” he said.

Street advised his audience: “If you’ve got investments in French businesses, get them out quickly.” The eurozone’s second largest economy is struggling for growth under president François Hollande and the country is not budgeting to come within the EU’s 3% budget deficit target until 2017. The French economy has been hampered by low growth and poor tax receipts in recent years.

Les choses ne sont pas très différentes au Québec, ne reste plus qu’à trouver un patron qui osera dire ce qu’il pense vraiment du ruineux modèle québécois.