Antagoniste


1 octobre 2014

Le pays imaginaire Coup de gueule Économie Québec

Vu sur la page frontispice du Devoir le mardi 30 septembre

Pierre-Karl Péladeau

Pourtant…

Je pourrais continuer longtemps de cette manière, mais je pense que vous avez compris le principe: PKP a sauvé Quebecor avec des mesures d’austérité.

Autrement dit, quand c’était son argent qui était en jeu, Pierre-Karl Péladeau était un grand fan de l’austérité.  Maintenant que c’est l’argent des contribuables qui est en jeu, et plus le sien, l’austérité n’est plus de mise…

Mais les bonnes âmes gauchistes me diront qu’on ne peut pas gérer un gouvernement comme une business.  C’est juste. Quand une business ne peut pas équilibrer son budget, elle ne peut pas forcer les gens à acheter ses produits pour augmenter ses revenus, elle doit couper dans ses dépenses.  De l’autre côté, quand un gouvernement ne peut pas équilibrer son budget, nul besoin de couper dans les dépenses puisque les politiciens peuvent toujours s’assurer d’avoir de nouveaux revenus en augmentant les taxes et les impôts…  Malheureusement pour les contribuables, on ne gère pas le gouvernement comme une business…

Autre anecdote amusante: la même journée le journal La Presse a publié un texte dénonçant l’austérité. Assez amusant quand on sait que si La Presse existe encore, c’est grâce aux mesures d’austérité imposées par la direction.


1 octobre 2014

Conservatisme culturel Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

SocialismeDepuis que le gouvernement a annoncé qu’il envisageait la possibilité de fermer les conservatoires en région pour confier cet enseignement aux écoles privées, la bonne gauche n’en finit plus de s’émouvoir. Que voulez-vous; au Québec la culture c’est du fétichisme… Pour nos politiciens, il serait probablement plus facile de couper l’aide aux handicapés que de couper en culture, et ce, même si cette décision devait mettre en danger la vie des handicapés.

Dimanche dernier, on a vu une autre manifestation de ce fétichisme culturel sur le plateau de Tout le monde en parle. Voici quelques chiffres à propos des conservatoires en région qui ne se sont pas retrouvés sur les cartons de l’animateur…

Au Québec, on compte un total de 832 élèves dans tous les conservatoires qui se séparent un budget de 34 124 000$, soit l’équivalent de 41 014$ par étudiants chaque année.  C’est beaucoup d’argent et ont veut nous faire croire qu’il est impossible de couper qquelques millions de dollars dans ce buffet ! Rappelons aussi que dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans. Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !

Au Québec, on compte 5 conservatoires en région: Gatineau, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières et Val-d’Or. Voici l’effectif étudiant dans ces conservatoires:

  • Gatineau: 101
  • Rimouski: 61
  • Saguenay: 57
  • Trois-Rivières: 75
  • Val-d’Or: 55

Donc, les conservatoires en région ne représentent que 42% de l’effectif total.  La balance, 58%, se retrouve à Montréal et Québec.  En termes de dépense, les conservatoires en région dépensent l’équivalent de 14 313 886$ et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’exagération, que rien ne peut être coupé ?

Le hockey fait partie de notre culture autant que la musique, pourtant, personne n’a demandé au gouvernement d’ouvrir des écoles de hockey en région. Tout le monde se satisfait des programmes « sport-étude » et des écoles privées. Pourquoi devrait-il en être autrement avec la culture ?

De plus, même si on ferme les conservatoires en régions, ceux de Québec et Montréal seront toujours là.  Déménager pour pouvoir étudier dans un CÉGEP ou une université est le lot d’une majorité d’étudiants au Québec.

Quand je vois les régions réclamer à grand coup de millions des conservatoires de musique je me rappelle que le Québec a une dette de 270 000 000 000$ et je me demande si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Source:
Conservatoire Québec
Rapport annuel d’activités 2012-2013 du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec


1 octobre 2014

La logique suisse Économie Europe Revue de presse

Le Monde

Les Suisses votent contre un système d’assurance-maladie public
Le Monde

Les Suisses ont voté non à 61,8 % à la création d’une caisse unique publique d’assurance-maladie, selon les résultats définitifs de cette votation publiés par la Chancellerie fédérale à Berne. Pour que ce texte soit adopté, il fallait obtenir une double majorité : la majorité des votants et la majorité des 26 cantons composant la Suisse. Aucune des deux majorités requises n’a été atteinte.

La caisse unique, une initiative lancée par la gauche en Suisse, aurait remplacé la soixantaine de caisses d’assurance-maladie privées, accusées de coûter trop cher aux assurés. Les caisses maladies privées suisses étaient très opposées à ce texte, et n’ont pas manqué de faire part de leur satisfaction. « La population suisse ne veut toujours rien savoir d’une caisse maladie unique », a déclaré l’organisation Association Suisse d’Assurances (ASA), qui ajoute que le système de santé suisse « est l’un des meilleurs et des plus performants au monde ».

Le gouvernement était opposé à la réforme, et s’est félicité du rejet du texte. « Nous n’avons pas de déficit en Suisse, c’est un système en bonne santé, bien sûr on peut critiquer un manque de transparence chez certains assureurs, mais un système contrôlé par l’État ne résoudrait pas de tels problèmes », a déclaré Ivan Slatkine, un des responsables du parti libéral (droite).

En septembre 2010, lors d’un référendum, 59% des Suisses ont dit non à un impôt minimum pour les riches.

En novembre 2013, lors d’un référendum, 65% des Suisses ont dit non à l’imposition d’un plafond salarial pour les dirigeants de compagnie pour réduire les écarts de richesses.

En mai 2014, lors d’un référendum, 76% des Suisses ont dit non à une hausse du salaire minimum.

En septembre 2014, lors d’un référendum, 62% des Suisses ont dit non à la création d’un système de santé entièrement public.

Si ces 4 référendums avaient eu lieu au Québec, je suspecte qu’on aurait eu exactement les résultats inverses. Ce n’est pas un hasard si les Suisses sont riches et que les Québécois sont pauvres…