La semaine dernière, le chef de la CAQ est parti à la conquête des régions qui l’ont boudé lors du dernier scrutin. Concrètement, ça veut dire que la CAQ a annoncé qu’elle était ouverte au principe d’acheter des votes en échange de subventions. C’est à se demander si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Pour ceux qui pensent que la CAQ ne fait que copier les idées du PLQ et du PQ, soyez sans crainte puisque la CAQ promet que ses subventions, contrairement à toutes celles qui ont été données depuis quarante ans, seront efficaces… Le plan de la CAQ a été qualifié de « New Deal » par François Legault, une référence au plan de Franklin Delano Roosevelt qui, sur suggestion de l’économiste John Maynard Keynes, a dépensé comme un marin en cavale pour sortir les États-Unis de la grande dépression.

Mais avant de souhaiter un nouveau « New Deal », dans les régions du Québec, il serait bon de se demander si le premier a fonctionné.

Une étude réalisée en 2004 par des économistes de l’Université de la Californie et publiée dans le « Journal of Political Economy » a démontré que les politiques économiques de Franklin Delano Roosevelt ont prolongé la dépression économique de… 7 ans !

Les régions n’ont pas besoin d’un « New Deal », elles ont plutôt besoin d’exploiter leurs ressources naturelles, comme le pétrole en Gaspésie. L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources ! Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.