Antagoniste


8 septembre 2014

Le vieux « new deal »… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

La semaine dernière, le chef de la CAQ est parti à la conquête des régions qui l’ont boudé lors du dernier scrutin. Concrètement, ça veut dire que la CAQ a annoncé qu’elle était ouverte au principe d’acheter des votes en échange de subventions. C’est à se demander si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Pour ceux qui pensent que la CAQ ne fait que copier les idées du PLQ et du PQ, soyez sans crainte puisque la CAQ promet que ses subventions, contrairement à toutes celles qui ont été données depuis quarante ans, seront efficaces… Le plan de la CAQ a été qualifié de « New Deal » par François Legault, une référence au plan de Franklin Delano Roosevelt qui, sur suggestion de l’économiste John Maynard Keynes, a dépensé comme un marin en cavale pour sortir les États-Unis de la grande dépression.

Mais avant de souhaiter un nouveau « New Deal », dans les régions du Québec, il serait bon de se demander si le premier a fonctionné.

Une étude réalisée en 2004 par des économistes de l’Université de la Californie et publiée dans le « Journal of Political Economy » a démontré que les politiques économiques de Franklin Delano Roosevelt ont prolongé la dépression économique de… 7 ans !

Les régions n’ont pas besoin d’un « New Deal », elles ont plutôt besoin d’exploiter leurs ressources naturelles, comme le pétrole en Gaspésie. L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources ! Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.


8 septembre 2014

Abus financiers Canada Économie En Chiffres

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux. C’est aussi ce type de régime qui est au coeur du problème dans le secteur municipal, ces régimes chromés sont devenus trop dispendieux pour les contribuables.

Voici comment a évolué la popularité des régimes de retraite à prestations déterminées dans les secteurs publics et privés au Canada depuis 1974 (début des statistiques):

Retraite Déterminée

En 1974, 53,9% des gens profitant d’un régime de retraite à prestations déterminées appartenait au secteur privé, contre 46,1% pour le secteur public. En 2011, renversement complet de la situation: seulement 32,3% vient du secteur privé et 67,7% vient du secteur public.

Mais ce qui est le plus aberrant dans ces chiffres, c’est la dramatique tendance observable depuis le début des années 2000.  À ce moment, le secteur privé a décidé de délaisser ce type de régime devenu beaucoup trop coûteux.  Pendant ce temps, le secteur public a privilégié de manière massive ce système; rien de trop beau quand ce sont les contribuables qui paient…  Depuis 2000, le nombre d’adhérents à un régime à prestations déterminés a augmenté de 30,6% dans le secteur public alors qu’il a reculé de 34,0% dans le secteur privé, et ce, même si le nombre de travailleurs dans le secteur privé augmentait.

La modification des fonds de pension municipaux par le projet de loi 3 prévoit un réaménagement des régimes de retraite à prestations déterminées. Pourtant, ce n’est pas un réaménagement qui devrait être prôné, mais carrément la fin de ce type de régime de retraite dans le secteur public.  Tout comme le secteur privé, on devrait remplacer les régimes à prestations déterminées par des régimes à cotisations déterminées qui sont beaucoup moins dispendieux.

Voilà pourquoi le projet de loi 3 du gouvernement doit être considéré comme un minimum à atteindre, ce projet de loi est en soi déjà un compromis.  Pour éviter que le gouvernement cède encore plus de terrain face aux lobbys syndicaux, je vous invite à signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis supplémentaire signifie qu’on devra aller chercher plus d’argent dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

Source:
Statistique Canada
Tableaux 280-0012


8 septembre 2014

Le fond du baril… Coup de gueule France Revue de presse Terrorisme

Libération

Nouveaux ennuis judiciaires pour Dieudonné
Libération

Selon RTL, la procédure fait suite à l’une des dernières vidéos publiées par Dieudonné sur son compte YouTube. D’une durée de 19 minutes, elle revient notamment sur la décapitation du journaliste américain James Foley par les djihadistes de l’Etat islamique.

Une exécution prétexte à de nombreuses plaisanteries : «Apparemment, la décapitation en mondovision sur Internet, c’est pas leur truc», sourit Dieudonné. «Moi, ce que je trouve étrange, c’est que la décapitation ça symbolise avant tout le progrès, l’accès à la civilisation. En France on a quand même décapité [le roi] en place publique, devant le peuple. C’est pour ça que je suis étonné qu’on fasse tout ce foin.» Et l’«humoriste» d’appeler les parents de la victime à se «détendre».

Notant que «les cadres de la mafia des Rothschild sont montés au créneau», Dieudonné développe une lecture complotiste de l’événement : «J’en ai parlé à mon directeur de la publication [Germain Gaiffe, meurtrier détenu à Poissy, ndla], il m’a dit : ‘De toute façon cette histoire ça pue l’arnaque encore une fois, c’est pour justifier l’intervention [occidentale contre l’Etat islamique, ndla].’» Une théorie que diffusent aussi certains sympathisants de Dieudonné, tels que Noël Gérard, alias «Joe le Corbeau» : sur son site, on peut ainsi lire que «de nombreux internautes [sic] et des experts médico-légaux considèrent que la vidéo [de la décapitation] est un montage à base d’effets spéciaux».

L’occasion est bonne pour rappeler que Dieudonné a déjà été très fréquentable au Québec