Antagoniste


26 août 2014

L’intérêt stratégique Canada Économie Gauchistan Revue de presse

Le Journal de Montreal

Réactions politiques négatives concernant l’achat de Tim Hortons par Burger King
Le Journal de Montréal

«Il semble assez clair que Burger King voudrait déménager son siège social au Canada, a déclaré par courriel à l’Agence QMI la porte-parole néo-démocrate en matière d’industrie, Peggy Nash. Ce qui est moins clair, c’est qu’est-ce que les Canadiens retirent de cette entente.»

«Comme tous les Canadiens, les néo-démocrates veulent des détails sur la prise de contrôle potentielle d’une entreprise qui emploie 100 000 personnes dans notre pays, a poursuivi Mme Nash. Toute prise de contrôle étrangère doit passer le test de l’avantage net et pas seulement une approbation d’office du gouvernement conservateur.»

Tout en disant ne pas vouloir commenter les décisions prises par le secteur privé, le ministre de l’Industrie, James Moore, a rappelé que «les charges fiscales totales au Canada sont maintenant moins élevées de 46 % par rapport aux États-Unis», selon la firme KPMG.

«En réduisant le taux d’imposition des entreprises, nous créons des emplois et nous stimulons les investissements, faisant ainsi du Canada l’un des meilleurs pays au monde pour faire des affaires», a vanté le ministre.

Burger King n’achète pas Tim Horton pour déménager des emplois aux États-Unis, mais pour se sauver du fisc américain. Le NDP se demande ce que les Canadiens pourraient retirer de cette entente. La réponse est assez simple: hier, Burger King payait zéro dollar en impôt au Canada et demain, Burger King pourrait payer plusieurs dizaines de millions de dollars en impôt au gouvernement canadien. Le test de l’avantage net me semble assez clair !

En fait, si le NPD chiale c’est parce que cette nouvelle confirme que la réduction d’impôts aux entreprises, consentis par le gouvernement conservateur, est profitable à l’économie canadienne.


25 août 2014

C’est la faute à Harper ! Canada Coup de gueule Économie Québec

PropagandisteLa semaine dernière, les nationaleux du Québec étaient en liesse puisqu’ils ont pu s’adonner à leur sport préféré: accuser Stephen Harper d’être responsable de tous les maux de la planète. Dans le cas qui nous concerne, ils étaient ravis que le BST blâme en partie Transports Canada pour l’accident de Lac-Mégantic.

Pourtant, si on tient absolument à blâmer Transport Canada, on devrait aussi regarder du côté du Québec…  En 2003, la Caisse de dépôt a « investi »  14,7 millions de dollars dans MMA.  Sans cet « investissement », il aurait été beaucoup plus difficile pour la MMA de survivre jusqu’en 2013.

De plus, au gauchiste à la sauce Gilles Duceppe qui accuse le gouvernement Harper d’avoir été à l’origine de la tragédie en réduisant la taille du gouvernement, quelqu’un devrait lui rappeler que du côté du ministère, des agences et des offices réglementant le transport au Canada, le nombre d’employés est passé de 5 040 à 5 601 au moment de la tragédie de Lac-Méganic, une hausse de 11,1% !

P.-S. Avez-vous remarqué dans cette histoire que personne ne s’est questionné sur la qualité du travail par les fonctionnaires à Transport Canada…


25 août 2014

La franchise d’Yves Bolduc Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, depuis 2010*, un ménage a dépensé en moyenne 347$ en livres contre 4 218$ en alcool et tabac. Autrement dit, quand un ménage québécois dépense 1$ pour un livre, il dépense 12,16$ en alcool et tabac, une mesure que l’on pourrait appeler « l’indice Bougon »…  Il va de soi qu’on cherche à avoir l’indice le plus bas possible.

J’ai donc décidé de comparer les provinces en utilisant ce très scientifique « indice Bougon », voici le résultat:

Bougon Québec

On me répondra que cette situation est imputable au monopole de la SAQ, qui vend ses produits beaucoup trop chers. C’est en partie vrai, mais les gens restent libres d’aller ou non à la SAQ, ils ont le choix de moins consommer s’ils jugent que le produit est trop cher.  Au final, le bilan est clair, le Québec est la province avec le pire bilan i.e. celle qui préfère le plus l’alcool et le tabac aux livres.  Résultat: le Québec est l’une des provinces où les gens lisent le moins au Canada.

Pourquoi je vous parle de tout ceci ?  À cause d’Yves Bolduc qui a déclaré vendredi dernier que les commissions scolaires pouvaient couper dans les budgets des bibliothèques puisqu’il y avait déjà assez de livres dans les écoles.  Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’opinion publique qui a manifesté son indignation sur toutes les tribunes disponibles.  Que voulez-vous, au Québec, à défaut de lire, on aime ça faire semblant qu’on aime les livres…

Mais le plus désespérant dans cette histoire c’est que tout le monde est passé à côté du vrai débat.  Le budget pour l’achat de livres dans les écoles du Québec est de 15 millions de dollars (8,3 millions du ministère et 6,7 millions des commissions scolaires) et personne ne s’est demandé si on en avait pour notre argent. On vit à l’époque du numérique, mais au Québec on parle encore de l’achat de livres papier et de bibliothèques scolaires…  Personne n’a parlé de réaliser des économies (et d’acheter encore plus de livres) en passant au format numérique.  Personne n’a parlé non plus de se joindre au programme scolaire d’Amazon pour créer des bibliothèques scolaires virtuelles à faible coût.

En fait, si personne n’en a parlé, c’est probablement parce que ce genre de partenariat est actuellement illégal au Québec.  Au Québec, la loi interdit formellement aux écoles de négocier des rabais lors de l’achat de livres, interdit d’avoir des économies de volumes !  Mais le ridicule va encore plus loin: une école peut uniquement acheter ses livres d’un libraire avec un permis du gouvernement et qui se trouve dans la région desservie par l’école !  Pour en savoir plus sur ce système complètement fou, je vous invite à aller lire l’excellent texte de Vincent Geloso.

Pour réaliser des économies, et acheter plus de livres, une école en Gaspésie ne peut pas négocier des rabais sur l’achat de livres avec le Costco de Montréal (par exemple).  Avec un pareil système communiste, ce n’est pas demain la veille qu’on risque d’annoncer un partenariat avec Amazon pour la création de bibliothèques électroniques.

Au Québec, la loi fait en sorte que les écoles n’achètent pas des livres pour enrichir les enfants, mais plutôt pour enrichir certains libraires.  Au Québec,  les libraires passent avant les élèves; la priorité des politiciens n’est pas de faire en sorte que les élèves puissent avoir accès au plus grand nombre de livres possible, mais plutôt de garantir un revenu à certains libraires.

Quand Yves Bolduc a déclaré qu’il y avait déjà suffisamment de livres dans les écoles, les gens se sont scandalisés.  Pourtant, Yves Bolduc a dit tout haut ce que les 125 députés de l’Assemblée nationale pensent tout bas, puisque la loi actuellement en place a pour effet d’entraver l’achat de livres par les écoles.  Pour soutenir l’existence de cette loi, il faut obligatoirement penser qu’il y a déjà suffisamment de livres dans les écoles.  Yves Bolduc a simplement été victime de sa franchise.

P.-S. La mise en place de cette loi ridicule, un héritage du PQ, a été pilotée par Denis Vaugeois. Avant et après sa carrière politique, Denis Vaugeois a travaillé dans le monde de l’édition.

*Statistique Canada compile ces chiffres depuis 2010.

Source:
Statistique Canada
Tableau 203-0021


25 août 2014

Bienvenue au Canada ! Canada Économie États-Unis Mondialisation Revue de presse

The Wall Street Journal

Burger King in Talks to Buy Tim Hortons in Canada Tax Deal
The Wall Street Journal

Burger King Worldwide Inc. is in talks to buy Canadian coffee-and-doughnut chain Tim Hortons Inc., a deal that would be structured as a so-called tax inversion and move the hamburger seller’s base to Canada. The two sides are working on a deal that would create a new company, the companies said. The takeover would create the third-largest quick-service restaurant provider in the world, they said.

Inversion deals have been on the rise lately, and are facing stiff opposition in Washington given that they threaten to deplete U.S. government coffers. A move by Burger King to seal one is sure to intensify criticism of them, since it is such a well-known and distinctly American brand.

By moving to a lower-tax jurisdiction, inversion deals enable companies to save money on foreign earnings and cash stowed abroad, and in some cases lower their overall corporate rate. Even though many of the headline-grabbing inversion deals of late have involved European companies, Canada has also been the focal point for a number of them, given its proximity and similarity to the U.S. Canada’s federal corporate tax rate was lowered to 15% in 2012.

Valeant Pharmaceuticals International Inc., which had been based in California, combined with Canada’s Biovail Corp. in 2010 and redomiciled in Canada. The company now has a tax rate less than 5%

Au Canada, Stephen Harper a baissé l’impôt des corporations de manière importante. Aux États-Unis, l’impôt des corporations est parmi les plus élevés des pays industrialisés et Barack Obama refuse de les baisser. Résultat, des compagnies, et des emplois, déménagent des États-Unis vers le Canada !

La prochaine fois qu’un gauchiste critiquera les baisses d’impôts de Stephen Harper, vous lui parlerez des emplois qui sont déménagés au Canada !


21 août 2014

Logique syndicale En Citations Philosophie

Coluche

Extrait du sketch « Le syndicat : le délégué » de l’humoriste Coluche (qui colle au débat sur les régimes de retraite):

"Alors moi, je suis délégué syndical, moi! À mon usine, j’arrive le matin:

‘Camarades, nous étudierons aujourd’hui la contestation syndicale face au grand capital! Camarades, la contestation syndicale est née du capital, elle est engendrée par le capital. Le capital est donc plus important que la contestation, car la contestation… ne vit pas de ce qu’elle conteste! Alors que le capital vit de sa contestation!’

Je vais vous rassurer tout de suite: les autres ne comprennent pas non plus! Mais au moins, ça fait plaisir aux mecs de savoir qu’ils sont compris par des mecs qui comprennent des trucs qu’on ne comprend pas. Parce qu’on n’est pas cons, au syndicat. On fait croire qu’on comprend! On n’est pas con!"


21 août 2014

Les sacrifiés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier débutait la commission parlementaire sur le projet de loi 3 visant à réformer les fonds de pension des employés municipaux.  Cette commission va s’étaler sur cinq jours au bout desquels le projet de loi pourra être modifié.

Durant les trois prochains jours, voici une liste des intervenants qui, espérons-le, vont défendre les contribuables:

  • la Ville de Québec
  • la Ville de Montréal
  • l’Union des municipalités du Québec
  • la Ville de Rimouski
  • la Ville de Longueuil
  • la Ville de Gatineau
  • la Ville de Drummondville
  • la Ville de Sherbrooke
  • Force Jeunesse
  • la Ville de Laval

Voici maintenant la liste des intervenants qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État:

  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Association du personnel retraité de la Ville de Québec
  • Confédération des syndicats nationaux
  • Regroupement des associations de pompiers du Québec
  • Association québécoise des retraités du secteurs public et parapublic
  • Centrale des syndicats démocratiques
  • Fédération indépendante des syndicats autonomes
  • Fédération des policiers et policières municipaux du Québec
  • Fraternité des policiers et policières der Montréal
  • Association des pompiers de Montréal
  • Syndicat des pompier et pompières du Québec
  • Réseau FADOQ
  • Fédération des association de cadres municipaux du Québec
  • Syndicat canadien de la fonction publique
  • Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec
  • Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées

On compte donc 10 intervenants qui devraient défendre les contribuables contre 16 qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État !

Les intervenants qui devraient défendre les contribuables représentent plus de 6 millions de personnes et pourront prendre la parole pendant 10 heures pour faire valoir leur point de vue.  Les intervenants qui vont assurément représenter les pensionnés de l’État ne représentent que 1,4 million de personnes, mais ils auront un droit de parole total de 16 heures…  Les contribuables québécois vont-ils jouer dans une nouvelle suite du film « Les sacrifiés » ?

En passant, avis aux syndicats qui nous disent que leurs fonds de pension sont capitalisés.  Il serait bon de leur rappeler que si c’est le cas, c’est parce que le gouvernement est venu à leur secours dans le passé. Pour Montréal seulement, le gouvernement du Québec s’est engagé à verser 460 millions de dollars pour couvrir le remboursement du déficit actuariel de la caisse de retraite de la Ville.  Pour vous donner une idée, 460 millions de dollars c’est l’équivalent de l’impôt de 146 000 contribuables, l’équivalent de la ville de Saguenay !  Du côté des municipalités, c’est 800 millions qui ont été payés en 2012 pour capitaliser les régimes de retraite de leurs employés !

M’enfin, il y aura toujours de bons gauchistes comme Patrick Lagacé pour penser que si on a subventionné la construction d’un Colisée, on doit impérativement payer des retraites dorées aux employés des villes.  Le pauvre a été incapable de réaliser qu’il serait plus avantageux pour les contribuables de ne pas subventionner un Colisée et des fonds de pension. M’enfin, Lagacé c’est le « sciences humaines sans math » qui s’imagine que les syndicats sont là pour protéger la classe moyenne alors que c’est exactement le contraire.

Le partage 50-50 des fonds de pension ce n’est pas négociable, c’est un minimum pour avoir un début de justice pour les contribuables. J’insiste sur le minimum ! Ultimement, on se fout de savoir si les régimes sont capitalisés ou s’ils le seront dans deux, cinq ou dix ans. Ce qui importe c’est de réduire le fardeau fiscal que font peser ses régimes injustes sur les épaules de contribuables qui eux n’en ont pas !


21 août 2014

Le racisme États-Unis Europe Hétu Watch Revue de presse Terrorisme

The Guardian

Antisemitism on rise across Europe ‘in worst times since the Nazis’
The Guardian

In the space of just one week last month, according to Crif, the umbrella group for France’s Jewish organisations, eight synagogues were attacked. One, in the Paris suburb of Sarcelles, was firebombed by a 400-strong mob. A kosher supermarket and pharmacy were smashed and looted; the crowd’s chants and banners included « Death to Jews » and « Slit Jews’ throats ». That same weekend, in the Barbes neighbourhood of the capital, stone-throwing protesters burned Israeli flags: « Israhell », read one banner.

In Germany last month, molotov cocktails were lobbed into the Bergische synagogue in Wuppertal – previously destroyed on Kristallnacht – and a Berlin imam, Abu Bilal Ismail, called on Allah to « destroy the Zionist Jews … Count them and kill them, to the very last one. » Bottles were thrown through the window of an antisemitism campaigner in Frankfurt; an elderly Jewish man was beaten up at a pro-Israel rally in Hamburg; an Orthodox Jewish teenager punched in the face in Berlin. In several cities, chants at pro-Palestinian protests compared Israel’s actions to the Holocaust; other notable slogans included: « Jew, coward pig, come out and fight alone, » and « Hamas, Hamas, Jews to the gas. »

Across Europe, the conflict in Gaza is breathing new life into some very old, and very ugly, demons. But according to academics and Jewish leaders, this time it is different. More than simply a reaction to the conflict, they say, the threats, hate speech and violent attacks feel like the expression of a much deeper and more widespread antisemitism

Au lieu d’inventer des histoires de racisme aux États-Unis, nos bons médias devraient nous parler du vrai racisme qui déferle en ce moment en Europe…


20 août 2014

Le modèle syndical Économie En Vidéos États-Unis Québec

C’est en anglais et l’auditoire ciblé est américain, n’en reste pas moins que ça décrit parfaitement la situation des syndicats du secteur public au Québec, notamment sur l’enjeu épineux des fonds de pension:


20 août 2014

L’abus syndical Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux.

Voici qui a un régime de retraite à prestations déterminées au Québec (n.b. dans la catégorie « secteur privé », on ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Le secteur public s’en sort beaucoup mieux que le secteur privé. De plus, garder en tête que le secteur privé ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés, ce qui exclut 99,2% des entreprises québécoises. Il va sans dire que plus une entreprise est petite, plus les régimes de retraite à prestations déterminées sont rares.

Voici maintenant la pièce de résistance: la cotisation des employeurs dans les régimes à prestations déterminées, porter attention aux administrations municipales (et encore une fois, le secteur privé n’est représenté que par les entreprises de plus de 200 employés):

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Dans les administrations municipales, l’employeur (nous) verse en moyenne 11 574$ dans le fonds de pension de chaque employé tous les ans !  Dans le secteur privé, cette somme n’est que de 5 776$.  De plus, même si personne n’en parle en ce moment, un ménage semble aussi s’imposer dans les entreprises publiques (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ…).  La cotisation annuelle par employé de 14 466$ est tout simplement inconcevable !

On pourrait ramener tout le monde au niveau des fonctionnaires québécois, à 4 117$.  Ceux-ci ont accepté le principe des contributions 50-50 au début des années 80. À ceux qui penseraient que la cotisation reçue par les  fonctionnaires québécois est plutôt maigre, je vous réfère au premier graphique: ils sont couverts à 100% contre seulement à 48,4% pour le secteur privé (avec plus de 200 employés).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les régimes complémentaires de retraite : portrait des entreprises québécoises de 200 employés et plus