Hier, le caucus du Parti québécois a marqué le début officieux de la course au leadership pour remplacer Pauline Marois. En marge de ce caucus, j’ai été très étonné d’apprendre que plusieurs députés péquistes désiraient former une alliance pour bloquer Pierre-Karl Péladeau, on le trouverait trop à droite…

Il n’en fallait pas plus pour que les médias embarquent dans la parade et nous rappellent que Pierre-Karl Péladeau évolue à l’aile droite de son parti. Quand on voit autant de gens propager la légende urbaine voulant que PKP soit de droite, je me demande si les Québécois sont capables de faire la différence entre leur main gauche et leur main droite… Depuis que PKP s’est lancé en politique, son discours a toujours été très à gauche, tellement à gauche qu’on pourrait presque croire qu’il serait à l’aise chez Québec Solidaire. Quelques exemples:

Pour Pierre-Karl Péladeau, pas question de gérer l’État comme une entreprise…

Selon Pierre-Karl Péladeau, le gouvernement québécois doit être gros, car c’est une tradition…

Pour Pierre-Karl Péladeau, la dette du Québec n’est pas préoccupante et les syndicats ont protégé les travailleurs québécois…

Quand on demande à Pierre-Karl Péladeau si on aurait pu le voir avec un carré rouge en tapant sur des casseroles lors du printemps 2012, il ne répond pas par la négative…

M’enfin, Pierre-Karl Péladeau n’est pas un économiste…

Tout un droitiste ce PKP… Un droitiste qui aime l’État, les syndicats et la dette… Pourquoi la classe médiatique et politique s’échinent à nous vendre PKP comme un porte-étendard de la droite ? Je ne vois pas d’autre explication qu’un manque de culture politique puisque dans les faits, PKP c’est de la bonne gauche typiquement péquiste.

Petite anecdote, quand il était étudiant, il a changé son nom de « Carl » pour « Karl », en l’honneur de Karl Marx.