Le Journal de Montreal

Réactions politiques négatives concernant l’achat de Tim Hortons par Burger King
Le Journal de Montréal

«Il semble assez clair que Burger King voudrait déménager son siège social au Canada, a déclaré par courriel à l’Agence QMI la porte-parole néo-démocrate en matière d’industrie, Peggy Nash. Ce qui est moins clair, c’est qu’est-ce que les Canadiens retirent de cette entente.»

«Comme tous les Canadiens, les néo-démocrates veulent des détails sur la prise de contrôle potentielle d’une entreprise qui emploie 100 000 personnes dans notre pays, a poursuivi Mme Nash. Toute prise de contrôle étrangère doit passer le test de l’avantage net et pas seulement une approbation d’office du gouvernement conservateur.»

Tout en disant ne pas vouloir commenter les décisions prises par le secteur privé, le ministre de l’Industrie, James Moore, a rappelé que «les charges fiscales totales au Canada sont maintenant moins élevées de 46 % par rapport aux États-Unis», selon la firme KPMG.

«En réduisant le taux d’imposition des entreprises, nous créons des emplois et nous stimulons les investissements, faisant ainsi du Canada l’un des meilleurs pays au monde pour faire des affaires», a vanté le ministre.

Burger King n’achète pas Tim Horton pour déménager des emplois aux États-Unis, mais pour se sauver du fisc américain. Le NDP se demande ce que les Canadiens pourraient retirer de cette entente. La réponse est assez simple: hier, Burger King payait zéro dollar en impôt au Canada et demain, Burger King pourrait payer plusieurs dizaines de millions de dollars en impôt au gouvernement canadien. Le test de l’avantage net me semble assez clair !

En fait, si le NPD chiale c’est parce que cette nouvelle confirme que la réduction d’impôts aux entreprises, consentis par le gouvernement conservateur, est profitable à l’économie canadienne.