Antagoniste


11 août 2014

Privatiser Hydro-Québec Économie Environnement Gauchistan International Québec

Hydro-Québec
YGRECK

Statoil est une compagnie du gouvernement norvégien spécialisée dans le gaz, le pétrole et l’électricité. Statoil est aussi inscrite à la bourse de New York.

Petrobras est une compagnie du gouvernement brésilien spécialisée dans le gaz et le pétrole. Petrobras est aussi inscrite à la bourse de New York.

Electrobras est une compagnie du gouvernement brésilien spécialisée dans la production et la distribution d’électricité. Electrobras est aussi inscrite à la bourse de New York.

Électricité de France est une compagnie du gouvernement français spécialisée dans la production et la distribution d’électricité. Électricité de France est aussi inscrite à la bourse européenne.

Gazprom est une compagnie du gouvernement russe spécialisée dans le gaz. Gazprom est aussi inscrite à la bourse de Londres.

Fortum est une compagnie du gouvernement finlandais spécialisée dans la production et la distribution d’électricité. Fortum est aussi inscrite à la bourse finlandaise.

Je pense que vous avez compris le principe, même si le gaz, le pétrole et l’électricité sont souvent exploités par des entités gouvernementales, dans de nombreux cas on a aussi fait une privatisation partielle de ces entreprises en les inscrivant à la bourse.  En ce sens, Hydro-Québec est une anomalie avec sa structure 100% gouvernementale…

Pourquoi je vous parle de ceci ?  Simplement parce que la semaine dernière, on a appris qu’Hydro-Québec allait demander une hausse de 3,9% des prix de l’électricité, en partie pour compenser pour le fiasco de l’aventure éolienne.  Et si Hydro-Québec avait été privatisée en partie, est-ce qu’on aurait misé autant sur la ruineuse filière éolienne ?

Quand une entreprise gouvernementale est inscrite en bourse, même si la majorité des actions reste la propriété du gouvernement, le marché peut quand même réagir aux décisions qui sont prises, les investisseurs peuvent envoyer des signaux d’alarme et les actionnaires peuvent exiger qu’on leur rende des comptes.  Quand une entreprise gouvernementale est inscrite en bourse, on met en place un mécanisme supplémentaire de check & balance qui rend plus difficile la prise de décisions stupides…  comme l’énergie éolienne…  Mais Hydro-Québec étant un joujou des politiciens, le gouvernement a pu se lancer dans l’aventure éolienne sans trop penser aux conséquences.

La gauche aime bien dire qu’Hydro-Québec est un objet de fierté et un fleuron économique. Désolé, mais une société d’État qui a appauvri les Québécois en plantant des éoliennes inutiles ne peut pas être un objet de fierté ou un fleuron. Nous devrions tous avoir honte d’Hydro-Québec et souhaiter au plus vite une privatisation dans le but d’éviter de futurs dérapages.  Hydro-Québec n’appartient pas aux Québécois, Hydro-Québec appartient aux politiciens et tant qu’il en sera ainsi, les dérapages seront inévitables.


11 août 2014

La belle vie et le cégep Économie En Chiffres Québec

Il fallait s’y attendre, la proposition des jeunes libéraux d’abolir le cégep a provoqué une levée de boucliers chez les gardiens de la révolution. Au Québec, on vit dans l’illusion que tout ce que nous avons fait depuis soixante ans est parfait et que par conséquent rien ne doit changer… Pourtant, aux dernières nouvelles, je ne connais pas de pays qui disent s’inspirer du « modèle québécois » pour réformer leur société.

Je reviens aux cégeps, normalement, une formation pré-universitaire dure 2 ans.  Au primaire et au secondaire, quand un étudiant ne peut compléter ses études dans les délais prescrits, on s’en catastrophe.  Mais au cégep, tout le monde s’en fiche, c’est comme si « la belle vie » passait avant les études…

Cégep

Dans les cégeps publics, c’est une infime minorité d’étudiants qui fait ses études dans un délai normal. Au privé, la situation est moins catastrophique, mais il y a encore place à l’amélioration.

La situation n’est guère plus rose dans les programmes de formation technique qui normalement doivent prendre 3 ans:

Cégep

Encore une fois, malgré la meilleure performance du privé, la situation reste plutôt misérable.  Sachant qu’un DEC pré-universitaire coûte aux contribuables 28 000$ et qu’un DEC technique coûte 64 000$, le gouvernement pourrait faire des économies importantes si les étudiants prenaient leurs études au sérieux et terminait leur formation dans le délai prescrit.

Et si on tient mordicus à garder les cégeps, il serait peut-être temps de mettre fin à la gratuité ou de ré-introduire la taxe à l’échec.  Quand les gens payent, il semble prendre leurs études un peu plus sérieusement comme en font foi les chiffres dans les cégeps privés.

Et pendant que la bonne gauche défend les cégeps sous prétexte qu’ils sont essentiels pour lutter contre « l’assujettissement de la jeunesse aux exigences de plus en plus délirantes d’un capitalisme mondialisé aliénant » (ça ne s’invente pas), rappelons que dans leur forme actuelle, les cégeps n’ont pas fait du Québec la province la plus riche du Canada…  Le cégep est devenu une vache sacrée, mais on dit que les vaches sacrées font les meilleurs hamburgers…

Source:
ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science
Statistiques – Obtention d’une sanction des études collégiales


11 août 2014

Gaza et les chiffres Israël Palestine Revue de presse Terrorisme

The New York Times

Civilian or Not? New Fight in Tallying the Dead From the Gaza Conflict
The New York Times

Even as the war appears to draw to a close, the battle over casualty statistics rages on. No other number is as contentious as the ratio of civilians to combatants killed, widely viewed, including in Israel, as a measure of whether the commanders in the field acted proportionately to the threat posed by militants — or, in the eyes of Israel’s critics, committed war crimes.

Palestinians and their supporters contend Israel massacred innocents with indiscriminate assaults with heavy weapons, citing numerous strikes that killed multiple family members in their homes and several that hit schools sheltering those who had sought refuge.

Israel, in turn, says that Hamas, the militant group that dominates Gaza, purposely sacrifices its own citizens by fighting in their midst, in order to raise the world’s ire against Israel. It says that the ratio of combatants killed in a densely populated urban environment supports its assertion that it conducted the attacks as humanely as possible.

The Times analysis, looking at 1,431 names, shows that the population most likely to be militants, men ages 20 to 29, is also the most overrepresented in the death toll: They are 9 percent of Gaza’s 1.7 million residents, but 34 percent of those killed whose ages were provided. At the same time, women and children under 15, the least likely to be legitimate targets, were the most underrepresented, making up 71 percent of the population and 33 percent of the known-age casualties.

Bref, contrairement à ce que racontent nos médias, les frappes d’Israël ne sont pas faites de manière indiscriminée. Mais comme on dit dans les salles de rédaction du Québec: « Never let the facts get in the way of a good story »