Antagoniste


6 août 2014

L’arnaque des subventions à la culture Coup de gueule Économie Québec

La Culture Des Patates Pilées

24 septembre 2013: le Parti Québécois est très fier de nous annoncer que Technicolor ouvrira un nouveau studio à Montréal qui va créer 200 emplois pour des « artistes en effets visuels ». Le directeur général de Technicolor affirme que cet investissement est rendu possible par l’«environnement propice à l’investissement» mis en place par le gouvernement du Québec:

« La filiale de Technicolor, Moving Picture Company (MPC), ouvrira un nouveau studio dans la métropole québécoise où fourmilleront 200 ‘artistes en effets visuels’ d’ici à trois ans. Le maître des effets spéciaux français s’ancre à Montréal en raison de l’’environnement propice à l’investissement’ mis en place par le gouvernement du Québec, a expliqué le directeur général de Technicolor, Frédéric Rose. »

6 juin 2014: le nouveau gouvernement libéral annonce une réduction uniforme de 20% des crédits d’impôt dans le milieu culturel. Le crédit d’impôt pour les effets visuels passera de 45% à 36%. Désormais, le Québec offre le crédit d’impôt le moins généreux au Canada.

« Les entreprises culturelles dénoncent le premier budget du ministre québécois des Finances Carlos Leitao, qui prévoit une réduction uniforme de 20% des crédits d’impôt. Dans le milieu culturel, l’impact négatif total sera de 85 millions de dollars d’ici les trois prochaines années, soit plus du quart du montant de 370 millions que le gouvernement entend économiser avec cette mesure. »

16 juillet 2014: Sans la réduction du crédit d’impôt québécois, le directeur général de Technicolor menace de quitter Montréal.

« Sans la réduction du crédit d’impôt par le gouvernement Couillard, Technicolor aurait doublé la taille de son studio d’effets visuels à Montréal et créé au moins 200 emplois de plus, a appris La Presse. Mais la modification du crédit d’impôt force la multinationale française à refaire ses calculs et à considérer plusieurs villes, dont Montréal. Technicolor doit déterminer où aura lieu la prochaine phase d’expansion de sa filiale Moving Picture Company (MPC), qui conçoit les effets visuels de films européens et nord-américains. Une expansion qui signifiera au moins 200 nouveaux emplois. En entrevue à La Presse, le grand patron de Technicolor a été clair: sans la réduction du crédit d’impôt québécois, il aurait privilégié le scénario de Montréal, où son studio de 250 employés lancé l’an dernier aurait accueilli ces 200 personnes supplémentaires. »

28 juillet 2014:  Malgré la baisse des crédits d’impôt et l’absence de garanties du gouvernement, Technicolor annonce finalement qu’ils ouvriront quand même un nouveau studio à Montréal créant ainsi 220 nouveaux emplois pour des « artistes en effets visuels ». Cette décision est motivée par la qualification de la main-d’oeuvre montréalaise:

« Technicolor agrandira considérablement son studio d’effets visuels à Montréal qui deviendra de loin le plus important du Québec, a appris La Presse. D’ici six mois, le studio montréalais d’effets visuels de sa filiale, Moving Picture Company (MPC), passera de 300 à 520 employés, selon des sources proches du dossier. Selon des sources, Technicolor, qui a rencontré les ministres Jacques Daoust (Économie) et Hélène David (Culture) avant de prendre sa décision, a décidé de courir le risque de faire sa prochaine phase d’expansion au Québec malgré la baisse récente du taux du crédit d’impôt, notamment parce que ce crédit restait tout de même intéressant et que la main-d’oeuvre montréalaise était qualifiée. »

Conclusion: depuis plusieurs années, le gouvernement a gaspillé notre argent en voulant nous faire croire que les subventions à la culture étaient rentables. Pourtant, même sans subventions, nous profiterons quand même des retombées économiques du nouveau studio de Technicolor ! Les subventions en culture, une grosse arnaque aux frais des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord !


6 août 2014

Harper Derangement Syndrome Canada Coup de gueule En Chiffres Québec

Quel est le problème des conservateurs au Québec ? La réponse est plutôt simple: les médias, leur partisanerie et leur pensée unique.

Cette partisanerie et cette pensée unique ont atteint leur apogée à la fin du mois de juillet 2014 quand on a appris que le méchant Stephen Harper avait aboli le prix Thérèse Casgrain en… 2010…  Si on abolit le prix Nobel de médecine, mon petit doigt me dit qu’il ne faudra pas 4 longues années avant de s’en rendre compte…  M’enfin…

De l’abolition de ce prix, Lise Ravary dira qu’il s’agit d’une rupture de Stephen Harper avec le mouvement « progressiste-conservateur », le triomphe de la « droite dure » et du conservatisme à l’américaine sur la « droite douce » et les « traditions libérales ».  Pourtant, le prix Thérèse Casgrain avait déjà été aboli dans le passé, en 1990, par nul autre qu’un progressiste-conservateur et p’tit gars du Québec, Brian Mulroney.

Ensuite, on dit que le méchant Stephen Harper aurait fait disparaître Thérèse Casgrain des billets de cinquante dollars pour la remplacer par un hibou…  Ce qui est complètement faux.

Mais c’est ce passage qui m’a le plus interpellé:

«L’œuvre» de Stephen Harper a depuis longtemps dépassé la bonne gestion de l’économie canadienne pour devenir une tentative de réécrire l’histoire du pays, pour la purger tous les éléments qui faisaient du Canada un des pays les plus admirés dans le monde. Son côté consensuel, modéré, pragmatique, libéral, avec un petit L.

Il existe un mythe profondément ancré chez nos élites québécoises qui veut que depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre, le Canada soit perçu comme un État voyou sur la scène internationale.

Vraiment ?

Canada

Un sondage réalisé dans 27 pays pour la BBC dans les mois qui ont suivi l’élection de Stephen Harper a montré que 54% des gens avait une opinion positive du Canada contre 14% qui avait une opinion négative. Quelques années plus tard, en 2013, le sondage de la BBC indique que 55% des gens ont une opinion positive du Canada contre 13% qui ont une opinion négative. Autrement dit, depuis l’élection des conservateurs, la réputation internationale du Canada est demeurée inchangée ! Même qu’en 2013, le Canada était le pays dans ce sondage qui avait le moins d’opinions négatives !

Voilà qui tranche avec l’opinion de nos chroniqueurs qui voudraient bien nous faire croire que le Canada est devenu un paria sur la scène internationale.

Sources:
World Public Opinion
BBC Global Poll (2007)
BBC Global Poll (2013)


6 août 2014

Il faut libéraliser, pas étatiser… Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Post

Inside Colorado’s flourishing, segregated black market for pot
The Washington Post

Camouflaged amid the legal medicinal and recreational marijuana market, the ever-adaptable underground market thrives. Some in law enforcement and on the street say it may be as strong as it’s ever been, so great is the unmet local and visitor demand.

That the black market bustles in the emerging days of legalization is not unexpected. By some reckonings, it will continue as long as residents of other states look to Colorado — and now Washington state — as the nation’s giant cannabis cookie jar. And, they add, as long as its legal retail competition keeps prices high and is taxed by state and local government at rates surpassing 30 percent. “I don’t know who is buying for recreational use at dispensaries unless it’s white, middle-class people and out-of-towners,” Rudy Reddog Balles, a longtime community activist and mediator. “Everyone I know still has the guy on the street that they hook up with.”

In this light, taxation is seen as a blunt instrument of exclusion, driving precisely the groups most prosecuted in the war on drug further into the arms of the black market where they remain at risk for arrest or robbery. In one Denver dispensary, a $30 purchase of one-eighth of the Trinity strain of cannabis includes $7.38 in state and local taxes – a near 33 percent rate. As Larisa Bolivar, one of the city’s most well-known proponents of decriminalizing marijuana nationally and opening a true free market, puts it: That seven bucks buys someone lunch. “It’s simple,” she says. “A high tax rate drives black market growth. It’s an incentive for risky behavior.”

Réglementer la marijuana, la taxer ou, encore pire, la nationaliser, ne changera rien au marché noir (et à la criminalité qui l’accompagne). La seule solution: la libéralisation.