PK SubbanHier, au terme de négociations qui ont eu l’allure d’un cirque mal organisé, PK Subban a signé un contrat qui va lui donner, en moyenne, 9 millions de dollars par année pour les 8 prochaines années. Ce contrat fait de Subban le 3e joueur le mieux payé de la NHL (et le 1er défenseur).

Bien que faisant partie de l’élite de la ligue, il faut tout de même être réaliste: PK n’est pas le troisième meilleur joueur du circuit Bettman, encore moins le meilleur défenseur.  Comment peut-on alors expliquer le salaire qui lui a été consenti par les Canadiens ?

Une partie de l’explication réside peut-être dans le taux d’imposition du Québec…  Selon une étude de l’Université de la Colombie-Britannique, chaque fois que le taux d’imposition d’un joueur de hockey augmente d’un point de pourcentage, ce dernier exigera en moyenne une compensation de 11 000$ par année.  Dans le cas des défenseurs, des joueurs qui sont très prisés depuis quelques années, c’est une augmentation de 20 000$ qui est observée.

Le palier maximum d’imposition au Québec est de 25,75% contre 10,00% en Alberta.  Autrement dit, en moyenne, un défenseur qui passerait des Flames de Calgary aux Canadiens de Montréal exigerait une compensation de 215 000$ par année simplement à cause pour les impôts plus élevés.  Mais vous vous dites sans doute que ce montant est plutôt insignifiant quand on regarde le contrat de Subban.  C’est juste, mais garder en tête qu’on parle de moyennes qui incluent aussi bien un joueur qui gagne 800 000$ (très nombreux) qu’un autre qui gagne 8 000 000$ (très rare).  En fait, toujours selon cette étude, les joueurs dans le tiers inférieur sont peu compensés par la hausse de leur taux d’imposition vu leur pouvoir de négociation plutôt restreint.  L’essentiel de la hausse est surtout empoché par les joueurs vedettes qui disposent d’un énorme levier quand vient le temps de négocier leur contrat.  Dans le cas d’un joueur comme Subban, chaque augmentation d’un point de pourcentage du taux d’imposition pourrait valoir des centaines de milliers de dollars.

Globalement, on estime que si le taux d’imposition au Québec était ramené au même niveau que celui de l’Alberta, c’est près de 4 millions de dollars qui seraient libérés sur la masse salariale des Canadiens.

À noter que des études réalisées dans les ligues européennes de soccer et dans la NBA ont aussi montré que les juridictions qui imposent le moins sont aussi les plus populaires auprès des joueurs vedettes et autonomes.