Le 23 juillet 2007, j’avais écrit un billet intitulé « Deux poids, deux mesures » à propos de la situation au Liban.  Je reprends ce billet qui demeure toujours d’actualité en regard de la situation à Gaza:

Nahr al-BaredL’été dernier [2006], les médias se sont déchaînés contre Israël, on a accusé ad nauseam le gouvernement Olmert d’avoir utilisé une force disproportionnée pour combattre le Hezbollah. Des groupes humanitaires, comme Amnesty International, ont même qualifié de « crime de guerre » la destruction d’infrastructures civiles.

Cet été [2007], l’armée libanaise a décidé d’envahir le camp palestinien de Nahr al-Bared avec l’intention de déloger les militants islamistes s’y trouvant. Résultat des courses: le camp de Nahr al-Bared, abritant 40 000 Palestiniens, a été complètement détruit pour venir à bout d’une centaine de militants du Fatah al-Islam (des travailleurs de la Croix rouge et des casques bleus ont aussi été tués lors de l’offensive libanaise).

Mais à la différence de l’été dernier, aucun média n’a déchiré sa chemise, aucune résolution des Nation-Unies et aucun groupe humanitaire n’a endossé le rôle de « pleureuse » pour parler de « crime de guerre ».

Morale de l’histoire: si l’on ne peut imputer la souffrance d’une personne à Israël où aux États-Unis, les gens s’en fichent.

Plus ça change, plus c’est pareil…