Antagoniste


7 juillet 2014

Le fondamentalisme Canada Économie En Vidéos Environnement Gauchistan International

La semaine dernière, Vincent Marissal, chroniqueur à La Presse, a été catastrophé d’entendre que les conservateurs voyaient des aspects positifs à l’exploitation du pétrole.  Selon lui, voir des aspects positifs au pétrole est tout aussi hérétique que de dire que la Terre est plate:

Gauchiste Fondamentaliste

N’en déplaise à Vincent Marissal, l’utilisation des énergies fossiles pourrait sauver des milliers de vies, surtout dans les pays pauvres:

À ceci, ajoutons:

  • Chaque année aux États-Unis on estime qu’il faut 14,4 millions de litres d’essence pour transporter le personnel médical.
  • Chaque année aux États-Unis les hôpitaux américains utilisent 3,4 milliards de tonnes de matériel à base de plastique, un produit dérivé du pétrole.
  • On estime que 99% des médicaments consommés aux États-Unis contiennent un produit dérivé du pétrole.

Ce n’est pas un hasard si l’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie chez l’homme a été accompagnée par une utilisation plus intensive du pétrole. Certes, il y a des inconvénients à utiliser cette forme d’énergie, mais il est bon de se rappeler que les avantages sont infiniment plus nombreux !

Pour affirmer sans gêne qu’il n’existe aucun aspect positif à l’exploitation du pétrole, il faut être un fondamentaliste environnemental. D’ailleurs, puisque Vincent Marissal ne voit aucun avantage à l’utilisation du pétrole, je l’invite à s’en passer durant une semaine, il pourrait commencer en se débarrassant de son ordinateur…


7 juillet 2014

Le régime péquiste: bulletin final Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Le ministère des Finances du Québec ayant finalement publié le rapport des opérations financières du mois de mars 2014, il est maintenant possible de faire un bilan final du régime péquiste pour l’année financière 2013-2014 (l’année financière du gouvernement s’étant d’avril 2013 à mars 2014).

Premièrement, voici l’évolution mensuelle du déficit pour la présente année financière et la précédente (2012-2013), ce n’est pas joli…

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, le déficit a été de 3 142 millions de dollars.  L’année financière précédente, ce déficit a été de 1 600 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, le déficit du Québec a augmenté de 1 541 millions de dollars, un bond spectaculaire et inquiétant de 96,3% !  Dire que jusqu’en septembre 2013, Nicolas Marceau jurait qu’il allait atteindre le déficit zéro…

Autres éléments extrêmement préoccupants, l’évolution de l’impôt des entreprises. Ceux-ci représentent un peu un baromètre économique, quand l’économie va bien, les entreprises font des profits, et payent des impôts.  Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit.  Voici comment se compare l’année 2012-2013 à 2013-2014:

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, l’impôt des sociétés a rapporté 3 147 millions de dollars.  L’année financière précédant, ce chiffre a été de 3 919 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, c’est 772 millions de dollars de moins qui se sont retrouvés dans les coffres du gouvernement, un écart significatif de 19,7% ! Cette diminution n’est pas imputable à une réduction de l’impôt des entreprises, mais plutôt au marasme économique dans lequel le Québec est plongé depuis plusieurs mois. Depuis le mois d’avril, l’économie du Québec a produit seulement un mois où les impôts des sociétés ont augmenté par rapport à l’année précédant.  Pour faire une analogie sportive, l’année dernière le Québec a une fiche de 1 victoire et de 11 défaites…

Pour terminer, voici la comparaison du bilan financier pour l’année 2013-204 et des cibles originales qui avait été fixé dans le budget du 20 novembre 2012:

Budget Québec

Devant ces chiffres, on peut prendre toute la mesure du désastre économique survenu lors du passage au pouvoir des péquistes.  Quelques faits saillants:

  • Revenus autonomes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 5,7%.  Au final, la croissance n’a été que de 1,8%, une erreur de -68%.
  • Transferts fédéraux.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 2,8%.  Au final, la croissance a été de 6,3%, une erreur de +125%.
  • Dépenses de programmes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 1,8%. Au final, la croissance est de 3,6%, une erreur de +100%.

Je résume: le gouvernement est moins riche que prévu, il dépense plus que prévu et il a pu éviter la catastrophe en recevant plus d’argent que prévu de Stephen Harper.  Un bilan honteux pour un gouvernement qui se veut indépendantiste.

Dire que durant la dernière campagne électorale, les députés péquistes ont juré, la main sur le coeur, qu’ils faisaient une gestion à la cenne près des finances publiques…  Menteur ou incompétent ?  Chose certaine, la disparition du PQ du paysage politique fait partie des conditions gagnantes pour remettre le Québec sur ses rails.

Sources:
Ministère des finances du Québec
Budget 2013-2014
Rapport mensuel des opérations financières


7 juillet 2014

Le confort… Économie Europe Revue de presse

The New York Times

Despite High Unemployment, Portugal Looks Far Afield for Workers
The New York Times

Portugal may have 15 percent unemployment, but that does not mean that Reiter Affiliated Companies, an American fruit producer, can find local people to pick berries on its 76-hectare farm here.

Last year, the company, also known as RAC, began a nationwide recruitment campaign and hired 40 Portuguese. Half quit after the first day. By the end of the week, not a single one was left.

“They wanted a job, but this wasn’t what they were looking for, because it was basically too hard for too little money,” said Arnulfo Murillo, the farm’s production manager. “Farming here isn’t harder than in America, but the big difference is that being unemployed in the U.S. is a lot harder and in no way an attractive alternative.”

Instead, the farm has imported a third of its labor force all the way from Thailand — 160 of 450 employees — a more expensive alternative, but one that has filled its ranks.

The reasons the farm work does not appeal to the Portuguese are complex, but they boil down to one simple fact: It makes little economic sense. That predicament says a lot about the challenges facing the country, and much of the rest of Europe, as it struggles to gain economic traction and foster opportunities, especially for its younger generation.

On voit le même phénomène au Québec, malgré le taux de chômage élevé, on fait venir des Mexicains pour travailler dans les champs.

Quand un État omnipotent transforme le filet de sécurité sociale en confortable hamac, il est plus avantageux pour les gens de se faire vivre par les autres que de contribuer à la société… Jusqu’au jour où il ne reste plus assez de gens pour payer le confortable hamac…