Antagoniste


23 juin 2014

Le Canada de Stephen Harper Canada Économie Mondialisation

Stephen HarperSelon l’opinion de nos brillants artistes, Stephen Harper est coupable « de faire la guerre, de faire la mort et de faire l’amour par la bouche de ses canons »… Rien de moins !

Voyons comment a évolué l’indice de paix au Canada depuis que les conservateurs sont au pouvoir. Cet indice est calculé par l’Institute for Economics and Peace. Plus l’indice est bas, plus un pays est pacifique, le score maximum est de 5.

Quand Harper est devenu premier ministre, l’indice de paix du Canada était de 1,481 ce qui était bon pour une 8e place derrière la Suède. Les chiffres pour 2014, publiés la semaine dernière, montrent que le score du Canada est passé à 1,306 ce qui est bon pour une 7e place, nous devançons désormais la Suède !

Donc la prochaine fois que vous entendrez un journaleux ou un tartiste vous raconter que le méchant Stephen Harper est la réincarnation de Genghis Khan, vous saurez qu’un vous bullshit !


23 juin 2014

Politiquement incorrect Canada En Chiffres Philosophie

Selon nos bons médias, Peter MacKay, le ministre fédéral de la Justice, serait « tata », « imbécile », « sexiste primaire », « archaïque », « simpliste », « pitoyable » et j’en passe…

Son crime ?

Avoir déclaré qu’il est plus difficile pour les femmes d’accéder à la magistrature puisque celles-ci, contrairement aux hommes, sont moins portées à sacrifier leur famille au profit de leur carrière.

Il est vrai que les juges sont nommés à ±50 ans, c’est la norme. Par contre, pour être nommé juge à 50 ans, il faut avoir été un avocat d’exception. Un avocat qui, à partir de 20 ans, a vécu uniquement pour son travail.  Quand on sait que la profession d’avocat est l’une des plus hostiles à la conciliation travail-famille, il n’est donc pas surprenant que les femmes soient sous-représentées dans cette sphère d’activité.

D’ailleurs, ce phénomène est aussi observable dans les universités.  Au fur et à mesure qu’on progresse du baccalauréat à la maîtrise et au doctorat, on retrouve de moins en moins de femmes parce que chaque échelon gravi exige de faire passer la carrière devant la famille.  Dans la réalité, voici comment cela se traduit:

Peter Mackay

Plus on avance, plus le ratio diminue, au doctorat il est inférieur à 1. On voit aussi la même chose pour le nombre d’heures travaillées. Voici la proportion d’hommes et de femmes qui est considérée en surcharge de travail, la surcharge étant définie comme une période de 5 ans durant laquelle une personne a travaillé au moins une fois plus de 2 400 heures, jamais moins de 1 750 heures.

Peter Mackay

Globalement, les hommes travaillent 36,8 heures par semaine contre 29,7 heures pour les femmes.

Ici, il ne s’agit pas de dire que les femmes sont moins bonnes parce qu’elles  font le choix de travailleur moins d’heures que les hommes.  Ce genre de raisonnement serait stupide. Le problème est que les journaleux qui critiquent MacKay ont encore comme mentalité qu’une femme qui décide de faire passer sa famille avant sa carrière est inférieure. Il n’en est rien. Sacrifier sa carrière pour la famille est un choix tout aussi difficile et honorable que sacrifier sa famille au profit de sa carrière.

La famille ou la carrière, il n’existe pas de bonne réponse, c’est à chaque personne de faire ce que sa conscience lui dicte.  Or, il semble que les femmes soient plus nombreuses que les hommes à faire le choix de la famille.  Ce que les journalistes sont incapables de comprendre c’est qu’une femme qui décide de se consacrer à sa famille a autant de mérite qu’une autre qui décide de se consacrer à sa carrière pour devenir juge.

Source:
Statistique Canada
Tableaux 477-0020 et 282-0028
Instabilité des heures de travail au Canada


23 juin 2014

Commerce équitable égale pauvreté inéquitable Économie International Mondialisation Revue de presse

The Economist

Not so fair trade
The Economist

After four years of fieldwork in the coffee, tea and flower sectors in Ethiopia and Uganda, where they gathered 1,700 survey responses and conducted more than 100 interviews, the SOAS researchers found people living in ordinary rural communities enjoyed a higher standard of living than seasonal and casual agricultural workers who received an apparently subsidised wage for producing Fair Trade exports. Women’s wages were especially low among producers selling into Fair Trade markets, according to the researchers.

Comparing areas where the same crops were produced by similar, though not Fair Trade-certified employers, they found that workers received higher wages and benefited from better conditions. This was not because the Fair Trade cooperatives were based in areas with higher or particular disadvantages. The rationale of Fair Trade is that producers of commodities subject to price volatility should be protected through payment of a minimum price to cover living and production costs, a price which adjusts whenever the market shifts above the minimum threshold. In addition to this, traders should pay workers a “social premium” of around 5-10% for development and technical assistance.

The SOAS research suggests that Fair Trade has failed to make a positive difference.

Le commerce équitable est une babiole inventée par les gauchistes. C’est donc sans surprise qu’on réalise, quelques années plus tard, que le commerce équitable rend les gens pauvres. La gauche aime les pauvres, c’est leur base électorale.