La commission Charbonneau tire à sa fin et le seul mot qui me vient en tête c’est… enfin…

Au bout du compte, l’exercice sera probablement inutile et sans valeur. Beaucoup d’anecdotes ont été racontées, mais sur le fond, je doute qu’on retienne quelque chose de l’exercice qui a surtout servi d’outil de propagande pour les médias.

Un exemple ?

Voici une manchette tirée d’un gros média la semaine dernière:

Média Québec

Pourtant, enterré à la fin du texte qui accompagne cette manchette, voici ce qu’on peut lire:

La Commission a aussi présenté un courriel que Yvon Careau du PQ a envoyé au président de Roche, Mario Martel, en octobre 2008 pour l’inviter à un souper gastronomique à 1000$ en présence de Pauline Marois.

Pourtant, la manchette ne parle que de Jean Charest et du Parti libéral… Il faut aller à la toute fin du texte pour constater que le PQ ne valait guère mieux…

Consciemment ou inconsciemment, ce fut le modus operandi des médias tout au long de la commission Charbonneau. Chaque coche mal taillée des libéraux était soulignée à gros trait, alors que celle du PQ, bien que mentionnée, n’était pas autant médiatisée. Les exemples sont nombreux.

Voilà pourquoi selon moi la commission Charbonneau sera inutile. Les médias ont politisé et personnalisé cette commission. Au lieu de faire comprendre aux gens que la corruption au Québec est quelque chose d’inhérent à notre système économique, on a fait croire que c’était la faute de certains politiciens appartenant à un parti politique bien précis.

La commission Charbonneau aura été un grand cirque médiatique, mais sans plus.  On a noirci des pages, remplis des bulletins de nouvelles, mais la valeur pédagogique de l’exercice est nulle car devenue partisan.