En campagne électorale, Philippe Couillard avait été le seul chef qui avait clairement défendu le privé en santé, c’était sans contredit l’une de ses forces. Au Québec, il faut beaucoup de courage pour défendre une telle position.

Le 13 mars, en pleine campagne, le futur premier ministre avait promis de renverser la décision du régime péquiste qui avait mis fin au partenariat entre l’hôpital du Sacré-Coeur et la clinique privée Rockland MD. Cette entente permettait à l’hôpital du Sacré-Coeur de raccourcir ses listes d’attente en faisant opérer ses patients dans cette clinique privée.  À cette époque, Philippe Couillard avait décrit ces partenariats comme « faisant partie des solutions possibles » et il avait la porte à d’autres ententes du genre.

Le problème ?

Hier, Philippe Couillard a renié sa promesse et il a annoncé la fin du partenariat public-privé pour des raisons plutôt nébuleuses…

Pourtant, en santé, les partenariats publics-privés représentent la norme dans les pays civilisés. Dans ces pays, le gouvernement continue de défrayer les coûts des soins de santé, mais une personne a le choix de se faire soigner dans un hôpital privé. Voici la répartition des hôpitaux publics et privés dans quelques pays:

Santé Privée

Dans la majorité des pays, le secteur privé occupe plus de 50% de l’espace.  Surprise, en Allemagne on retrouve plus d’hôpitaux privés qu’aux États-Unis.  Seul le Canada est emprisonné dans un carcan du public.

Vous voulez savoir ce qui est le plus détestable dans la décision du PLQ de fermer la porte au privé en santé ?  C’est de savoir qu’une opération dans le système public à Sacré-Coeur coûtait 2 679$ contre 2 456$ pour la clinique privée de Rockland.

Pour le moment, le PLQ est un gouvernement flasque…

Source:
Institut économique de Montréal
Pour un système de santé universel et efficace : Six propositions de réforme