La semaine dernière, j’ai vu passer une nouvelle démontrant que les Québécois étaient les Canadiens qui dépensaient le moins leur argent dans les restaurants. Les dépenses de restaurations sont discrétionnaires i.e. ce sont des dépenses que l’on est libre de choisir, celles que l’on fait pour se gâter… quand on a de l’argent.

Donc, dans une certaine mesure, l’aisance financière des résidents d’une province (et son dynamisme économique) peut se mesurer au travers les dépenses discrétionnaires qui sont faites. Statistique Canada mesure tous les mois les dépenses des Canadiens dans les restaurants et débits de boissons, voici ce qu’on obtient lorsque l’on calcule ces dépenses en fonction de la population:

Économie Québec

Le Québec traîne en fond de classement, très loin de la moyenne canadienne…  Nous devançons seulement le Nouveau-Brunswick et le Manitoba.

Voici maintenant ce qu’on obtient quand on regarde la croissance des dépenses dans les restaurants et débits de boissons depuis 2012:

Économie Québec

Encore une fois, le Québec est en queue de peloton.  De plus, basé sur le taux de croissance, on peut prévoir que le Nouveau-Brunswick et le Manitoba finiront par dépasser le Québec.

Tel que mentionné au début du billet, pour faire des dépenses discrétionnaires, les gens doivent avoir de l’argent.  Or, les Québécois sont pauvres, ils ont été saignés à blanc par des politiciens cupides qui ont voulu s’acheter des élections à grand coup de programmes sociaux…

Tant et aussi longtemps que les gaspilleux de l’Assemblée nationale ne s’imposeront pas un régime d’austérité sévère (couper dans les programmes sociaux pour baisser les impôts), ce seront les contribuables qui devront s’imposer ce régime d’austérité…  Une austérité qui fait en sorte que les Québécois fréquentent moins les restaurants et débits de boissons…

Et sachant que la dette représente de l’impôt qui a été reporté dans le temps, faire des déficits pour diminuer le fardeau fiscal des Québécois, comme le propose la CAQ, ne représente pas une solution viable. La seule manière de faire les choses c’est de sortir la tronçonneuse.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 355-0006 & 051-0005