SyndicalleuxÀ la fin de l’année 2012, je vous avais parlé de l’abolition de la formule Rand au Michigan (right-to-work bills). Le Michigan joignait ainsi 23 autres États américains où les travailleurs peuvent se désaffilier de leur syndicat (et de payer les cotisations syndicales).

Un an plus tard quel est le bilan ?

Dans le réseau de la santé au Michigan, le SEIU est le syndicat le plus présent et le plus puissant. C’est un syndicat qui fait beaucoup de politique et qui n’a pas peur de donner des claques sur la gueule pour faire valoir son point de vue.  Au Michigan, seulement 24,1% des cotisations syndicales prélevées servent à défendre et représenter les travailleurs. Le reste, 75,9%, est utilisé pour payer des salaires et des avantages aux employés du syndicat de même que pour financer des activités politiques. Bref, un syndicat typique.

En 2012, ce syndicat pouvait compter sur 55 265 membres. En 2013, un an après l’abolition de la formule Rand, ce syndicat a perdu 44 000 membres pour n’en compter que 11 265, une baisse apocalyptique de 80% !

Si les employés syndiqués par la SEIU en avaient eu pour leur argent, ils n’auraient pas quitté en aussi grand nombre. Combien de travailleurs quitteraient leur syndicat au Québec si on abolissait la formule Rand?

Voilà pourquoi nos syndicats aiment tant la formule Rand: pour protéger leur oligarchie aux dépens des travailleurs qu’ils sont censés représenter, les syndicats ont peur des travailleurs libres !