Antagoniste


12 mai 2014

Nous sommes prêts! Économie Québec

GaspillageUn sondage assez remarquable a été publié dans Le Devoir samedi dernier.

Dans ce sondage, on peut apprendre qu’à 19%, le PQ n’a jamais été aussi bas dans les intentions de vote (ils sont 3e chez les francophones et 4e chez les moins de 45 ans) et que la CAQ est devenue le gouvernement en attente (27% des intentions de vote).

Mais ce qui surprend le plus, c’est l’appui massif des Québécois pour les mesures d’austérité proposé par le gouvernement libéral.  Les syndicats et la gauche devront se trouver un autre slogan que « j’ai jamais voté pour ça » s’ils veulent stopper la réforme du modèle québécois.  Dans le détail, voici le niveau d’appuis en fonction des enjeux:

  • La réduction de 3% des dépenses de fonctionnement dans les administrations publiques: 84% d’accord
  • Le gel d’embauche de nouveaux fonctionnaires: 80% d’accord
  • Des compressions totales de 3,7 milliards$ dès cette année: 55% d’accord
  • La privatisation d’une partie de la SAQ et d’Hydro-Québec: 41% d’accord

Un appui important des Québécois aux différentes mesures d’austérité. Même dans le cas de la privatisation d’une partie de la SAQ et d’Hydro-Québec, les appuis surprennent, seulement 46% sont contre.  Un résultat surprenant compte tenu de la campagne de propagande dans les médias.

Autres résultats intéressants:

  • Réduire les dépenses du gouvernement et maintenir les taxes et impôts à leurs niveaux actuels: 71% d’accord
  • Augmenter les revenus (taxes et impôts) et maintenir les dépenses à leurs niveaux actuels: 5% d’accord
  • Reporter l’atteinte de l’équilibre budgétaire (déficit zéro): 14% d’accord.

Globalement, les Québécois disent oui à l’austérité.  Bien sûr, on peut toujours dire que cette opinion pourrait basculer quand des personnes seront directement touchées par les coupures, mais on peut quand même parler de progrès significatifs, car auparavant, les gens étaient contre les coupures avant qu’elles ne soient annoncées.  Au moins cette fois-ci les choses partent du bon pied.

Avant le déclenchement officiel de la campagne électorale, Pauline Marois avait testé des lignes de presse et des slogans lors d’un discours à Trois-Rivières.  Une des lignes testées dans ce discours disait que les Québécois avaient le choix entre l’austérité et la prospérité.  Ce slogan est rapidement tombé dans l’oubli, je ne me rappelle pas l’avoir entendu durant la campagne électorale.  J’ai l’impression que ce slogan a été mis de côté rapidement quand les péquistes ont réalisé qu’une majorité de Québécois désirait un programme d’austérité pour remettre l’économie du Québec sur ces rails.  L’austérité, nous sommes prêts!


12 mai 2014

Les pauvres fonctionnaires Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Le Québec a peut-être frappé « le mur », mais qu’importe, cela n’empêchera pas les syndicats de vouloir faire main basse sur le trésor public. Aussi incroyable que cela puisse paraître, malgré les déficits qui s’accumulent, nos bons syndicats veulent obtenir une augmentation de salaire de 13,5% sur 3 ans, soit une augmentation de 4,5% par année ! Vous en connaissez beaucoup des gens qui auront une augmentation de salaire de 4,5% durant les 3 prochaines années ? Et n’allez surtout pas leur dire qu’avant de penser avoir une augmentation de salaire il faudrait être plus productif, vous risquez de les insulter, les pauvres…

Question de mettre les choses en perspective, voici l’intensité du travail des pauvres fonctionnaires québécois*:

Fonctionnaires Québec

Bon dernier, ils travaillent fort nos bons fonctionnaires…  Si nos fonctionnaires travaillaient autant que ceux du reste du Canada, on pourrait accomplir la même quantité de travail, mais avec 10 200 fonctionnaires de moins !  Encore mieux, si nos fonctionnaires travaillaient autant que les Québécois du secteur manufacturier, on pourrait se passer de 26 000 fonctionnaires !

Et qu’en est-il des salaires?  Doit-on plaindre le sort que nous réservons à nos pauvres fonctionnaires ?  Voici comment leurs salaires ont évolué depuis 1997 (premières statistiques disponibles):

Fonctionnaires Québec

Les salaires dans le secteur public ont plafonné durant la récession, mais depuis 2011, la fête a recommencé.  Depuis 1997, les fonctionnaires ont toujours été devant ceux des travailleurs de l’ensemble de l’économie; la croissance annuelle moyenne pour les administrations publiques a été de 3,4% contre 2,8% pour les autres travailleurs.

Les fonctionnaires ont déjà eu beaucoup, le Québec n’a plus les moyens de leur en donner plus, vivement l’austérité !

*Uniquement le personnel administratif, n’inclut pas par exemple les professeurs, les infirmières ou les policiers.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 383-0031 & 282-0072


12 mai 2014

Slogan climatique Environnement États-Unis Revue de presse

Science

Let’s Call It ‘Climate Disruption,’ White House Science Adviser Suggests
Science

First there was “global warming.” Then many researchers suggested “climate change” was a better term. Now, White House science adviser John Holdren is renewing his call for a new nomenclature to describe the end result of dumping vast quantities of carbon dioxide and other heat-trapping gases into Earth’s atmosphere: “global climate disruption.”

“I’ve always thought that the phrase ‘global warming’ was something of a misnomer because it suggests that the phenomenon is something that is uniform around the world, that it’s all about temperature, and that it’s gradual,” Holdren said yesterday at the annual AAAS Forum on Science and Technology Policy in Washington, D.C. “What could be wrong with that?”

Instead, he said, “we should call it ‘global climate disruption.’ Although the rising average global surface temperature is an indicator of the degree of disruption that we have imposed on the global climate system, what’s actually happening involves changes in circulation patterns, changes in precipitation patterns, and changes in extremes. And those are very different in different places.”

Au début, ils ont appelé ça le « réchauffement climatique ». Mais comme ça ne se réchauffe pas, ils ont décidé d’appeler ça le « changement climatique ». Mais comme rien ne change, ils ont encore changé le nom pour appeler ça le « dérèglement climatique ». Ainsi, chaque fois qu’il y aura une tornade, un ouragan, où une tempête de neige, ils pourront dire que c’est à cause d’un dérèglement… La climatologie, plus une affaire de marketing que de science…