Antagoniste


5 mai 2014

Les sciences humaines et les math Économie International

RécessionSelon une compilation réalisée par l’ONG Oxfam, les 67 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards d’individus les plus pauvres.  Bien entendu, pour Oxfam c’est une situation intolérable, qui saperait la démocratie.  Voilà pour la version de l’histoire selon l’aspect sciences humaines.

Mais que disent les mathématiques ?

Les 67 personnes les plus riches ont amassé au fil des ans une fortune estimée à 1 500 milliards de dollars. Au premier coup d’oeil, c’est une somme considérable, mais si un gouvernement mondial tout puissant décidait de saisir l’intégralité de cette somme pour ensuite la redistribuer entièrement au 3,5 milliards d’individus les plus pauvres, cela permettrait de leur verser 1,17$ par jour pendant un an…  Je doute fort que l’on puisse régler les problèmes de pauvreté avec 1,17$ par jour.  De plus, garder en tête que cette somme n’est pas récurrente; après une année, il n’y a plus rien à redistribuer puisque la poule aux oeufs d’or a été tuée.

Un gestionnaire plus prudent et désireux de faire profiter les générations futures de la somme volée aux 67 personnes les plus riches de la planète pourrait décider de placer ce butin de 1 500 milliards de dollars dans un fonds qui rapporterait 5% par année (rendement raisonnable).  Ce fonds pourrait générer 75 milliards de dollars tous les ans ce qui permettait de verser une rente annuelle récurrente équivalente à par jour…

On réalise rapidement que les solutions miracles n’existent pas.

Nous ne pouvons pas améliorer le sort de pauvres en nous appropriant la fortune des riches.  Ce qui permet d’améliorer le sort des pauvres ce n’est pas la redistribution de la richesse, mais le travail au sein d’une économie productive.  C’est de cette manière que l’ensemble de la population occidentale a prospéré depuis les années 1800.

De plus, pourquoi en veut-on autant aux millionnaires ? Après tout, ceux-ci ont fait fortune en créant des emplois et en développant des produits qui nous rendent la vie plus facile.

Prenons l’exemple de Bill Gates, le président de Microsoft. Le salaire moyen des employés de Bill Gates est de 49 000$ et Microsoft compte 102 000 travailleurs. Autrement dit, chaque année, Microsoft verse environ 5 milliards de dollars en salaire. La fortune de Bill Gates, qui s’élève à 77 milliards de dollars, a été amassée sur une période de 40 ans, ce qui représente un revenu moyen de 1,9 milliard de dollars par année. En bref, les salaires versés par Microsoft sont supérieurs aux revenus annuels moyens de Bill Gates ! Et le portrait serait encore plus frappant si je tenais compte des dividendes versés aux actionnaires.

Et l’on voudrait nous faire croire que le monde serait meilleur si Bill Gates n’avait jamais vu le jour, parce que sa fortune serait illégitime ou indécente. Bill Gates n’est pas devenu multi-milliardaire en volant les gens, il est devenu multi-milliardaire en enrichissant des centaines de milliers de gens.

La gauche dit que les inégalités sociales menacent la démocratie. Ironiquement, ceux qui veulent répartir la richesse cherchent presque toujours à concentrer le pouvoir politique.  Qu’est-ce qui est le plus dangereux, les inégalités de richesse ou de la concentration du pouvoir ?  Poser la question c’est y répondre.


5 mai 2014

Pour un Québec austère Économie En Chiffres International Québec

Le Québec a frappé le mur et aujourd’hui nous sommes obligés de constater l’échec du modèle québécois et de le réformer pour ramener la province sur le chemin de la prospérité.

Le Québec n’est pas le premier endroit dans le monde à frapper le mur, depuis les années quatre-vingt au moins 7 pays ont été obligés de transformer leur modèle économique pour éviter la faillite. Ce fut le cas notamment pour:

  • Royaume-Unis: 1982-1988
  • Suède: 1993-2000
  • Finlande: 1994-2000
  • Canada: 1992-1999
  • Irlande:  1985-1996
  • Allemagne: 1996-2000
  • Pays-Bas: 1993-1997

Les pays aux prises avec un déficit important et qui ont eu succès dans l’assainissement de leurs finances publiques ont tous misé d’abord et avant tout sur une réduction importante de leurs dépenses. Plusieurs de ces pays ont aussi accompagné ces coupures avec une réduction du fardeau fiscal des contribuables. Autrement dit, le moyen le plus efficace pour redresser une économie qui a frappé le mur c’est… l’austérité !

Voici comment les dépenses publiques et les recettes fiscales ont évolué dans ces 7 pays qui ont su éviter la faillite:

Austérité Québec

Depuis une trentaine d’années, plusieurs pays ont réussi à diminuer substantiellement leur déficit. En moyenne, ces 7 pays ont réduit leur déficit de 8% (en pourcentage du PIB). La recette à utiliser? Il semble évident que c’est du côté des dépenses que les efforts des gouvernements ont été concentrés. En effet, au cours de ces périodes on observe en moyenne une baisse de 7,4% des dépenses (en pourcentage du PIB). Quant aux recettes de l’État, il est surprenant de constater qu’elles ont augmenté de seulement 0,8%.

Sachant qu’au Québec, l’espace fiscal du gouvernement est nul, les contribuables ont déjà été saignés, il est évident que le gouvernement doit privilégier des coupures importantes de ces dépenses et une réduction du fardeau fiscal.

Source:
Policy Exchange
Controlling Spending and Government Deficits: Lessons from History and International Experience


5 mai 2014

Quand l’État s’en mêle…. Économie États-Unis Gauchistan Hétu Watch Revue de presse

Washington Examiner

Health care spending spikes at fastest rate since 1980 in first quarter of Obamacare
Washington Examiner

With millions of Americans gaining coverage through President Obama’s health care law, health care spending spiked by a staggering 9.9 percent in the first quarter of 2014 – the fastest rate since 1980 – according to data released Wednesday by the Bureau of Economic Analysis.

Obamacare was pitched as a plan to reduce health care spending, and formally titled the « Patient Protection and Affordable Care Act. » In 2009, Obama called the status quo – in which health care spending was accelerating toward becoming one-fifth of the economy – « unsustainable. »

As I reported earlier this month, there were already signs of growing health care spending in the fourth quarter of 2013, when it jumped 5.6 percent, which had been the fastest clip since 2004.

But the 9.9 percent jump (on an annualized basis) came in the quarter from January through March, which was the first three months in which individuals who gaining coverage through the law were able to use it. That was the fastest rate recorded since health care spending grew at a 10 percent rate in the third quarter of 1980.

Dès 2010, j’avais prévu que la réforme du système de santé du président Obama allait faire augmenter les coûts au lieu de les faire diminuer… L’histoire est en train de me donner raison, quand l’État s’en mêle tout le monde est perdant…