Antagoniste


29 avril 2014

Massacre à la tronçonneuse Économie Gaspillage Québec

Leviathan

Tel que mentionné hier, les temps seront durs au Québec. Pour l’année 2014-2015, le déficit prévu est de 3,7 milliards de dollars, le PQ avait pourtant annoncé un manque à gagner de 1,75 milliard

Quand on parle en termes de milliards, les gens ont de la difficulté à imaginer les montants qui sont réellement en jeux.  Par exemple, si le gouvernement décidait d’aller chercher 3,7 milliards uniquement en taxant l’essence, il faudrait augmenter le prix du litre de près de 30¢ !  Ça vous dirait de payer l’essence 1,80$/litre cet été ?

Un autre moyen pour prendre conscience de l’ampleur de cette somme consiste à déterminer le nombre de contribuables qu’il faut réunir pour générer 3,7 milliards en impôts sur le revenu. Sachant que dans le budget on prévoit que les contribuables (imposables ou non), au nombre de 6 500 000, vont payer 20 500 000 000$ en impôt sur le revenu, pour une moyenne de 3 154$/contribuable, cela signifie que l’impôt de 1 471 932 contribuables est nécessaire pour mettre la main sur 3,7 milliards de dollars. Sachant que l’ensemble des contribuables représente grosso modo 79% de la population, il faudrait réunir tous les impôts payés  par les travailleurs des villes de Québec, Laval, Sherbrooke, Saguenay, Lévis, Drummondville et Granby pour mettre la main sur une pareille somme !

Concrètement, que devrait-on couper dans les ministères pour réaliser des économies de 3,7 milliards ?  J’ai réalisé cet exercice en analysant la pieuvre publiée dans le Journal de Montréal il y a quelques années.  Certes, l’exercice n’est pas parfait puisque cette pieuvre a été réalisée pour le budget 2011-2012, mais ça donne quand même une idée de l’ordre de grandeur du défi qui attend les libéraux:

  • Fermeture du ministère de l’Environnement: 244 750 200$ d’économie;
  • Fermeture du ministère Culture, Communications et Condition féminine (incluant Télé-Québec): 693 339 100$ d’économie;
  • Fermeture du ministère des Relations internationales: 126 767 900$ d’économie;
  • Fermeture du ministère du Tourisme: 138 622 700$ d’économie;
  • Fermeture du ministère de l’Immigration: 313 229 500$ d’économie;
  • Fermeture de la Financière agricole du Québec: 630 000 000$ d’économie;
  • Fermeture du Secrétariat aux Affaires autochtones: 227 881 700$ d’économie;
  • Fermeture de l’Aide juridique:  233 627 200$ d’économie;
  • Fermeture de la Société d’habitation du Québec (incluant le logement social): 454 369 300$ d’économie;
  • Fin de l’Aide financière aux études (Prêts et bourses): 683 771 700$ d’économie.

L’ensemble de ces mesures permet de réduire les dépenses de 3,7 milliards de dollars.  Encore une fois, il s’agit d’une approximation puisque ces montants réfèrent à l’année 2011-2012, mais peu importe les combinaisons qu’on décide de faire, on a un aperçu de l’effort à fournir…

Au lendemain des élections, tant le PLQ que la CAQ ont dit que les coupures ne devaient pas affecter les services à la population.  Penser de la sorte c’est se bercer d’illusions.  Il y a encore cette pensée magique chez les gens que si on coupe dans des petits comptes de dépenses ici et là, on pourra régler le déficit. Que si on monte les impôts des deux ou trois riches du Québec, le party va pouvoir continuer. Les gens doivent comprendre que c’est tout le modèle québécois avec ses programmes sociaux qui nous ont mis dans le trouble et qu’il faut changer.

Pour équilibrer le budget, les choix sont simples et limités.  Soit le gouvernement donne moins de service à la population ou encore le gouvernement offre les mêmes services, mais avec une tarification supplémentaire; le tout en conservant le niveau d’imposition et de taxation actuel (si en plus on veut réduire le fardeau fiscal, il faudra aussi faire des choix en conséquence).

Vous pensiez que plus de plus de cinquante années de gestion de cabochon pouvaient se régler sans douleur ?

Pour sauver le Québec de la faillite, il devra y avoir un massacre à tronçonneuse de notre social-démocratie, on peut essayer de dorer la pilule, mais quand on laisse tomber la langue de bois, c’est la dure réalité.


29 avril 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (22-28 avril) selon Influence Communication.

Philippe Couillard a officiellement été assermenté comme premier ministre du Québec cette semaine et a annoncé les membres du conseil des ministres mercredi. Cette annonce occupe le premier rang de l’actualité au Québec cette semaine, devant la victoire du CH en quatre parties contre le Lightning de Tampa Bay et les analyses de la prochaine série du CH contre les Bruins de Boston.

Au Canada, c’est le sport qui est à l’avant-plan avec la victoire du CH au premier rang et les séries éliminatoires de la NBA (National Basketball Association), avec l’équipe de Toronto qui affronte celle de Brooklyn. Les Raptors n’avaient pas fait les séries éliminatoires depuis 2008. Enfin, toujours dans la NBA, le propriétaire des Clippers de Los Angeles, Donald Sterling, a émis des commentaires racistes sur les noirs cette semaine, ce qui a enflammé les médias sociaux autant au Canada qu’aux États-Unis. Le mot-clic #donaldsterling s’est ainsi hissé au premier rang au États-Unis et « Donald Sterling » figure pour sa part au second rang au Canada. Pourtant, cette nouvelle n’occupe que le 20e rang dans les médias traditionnels au Canada avec 0,18 % de poids médias.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: quand la commission Charbonneau s’intéresse aux cas de corruption de fonfons au lieu de députés libéraux, les médias sont beaucoup plus silencieux. Toujours du côté des médias québécois, quand ils parlent de hockey c’est uniquement pour parler du Canadien. Au Canada anglais, la situation est différente.

Source:
Influence Communication


29 avril 2014

La manière texane Économie États-Unis Revue de presse

Los Angeles Times

Toyota to move jobs and marketing headquarters from California to Texas
Los Angeles Times

Toyota Motor Corp. plans to move large numbers of jobs from its sales and marketing headquarters in Torrance to suburban Dallas, according to a person familiar with the automaker’s plans.

Toyota has long been a Southern California fixture. Its first U.S. office opened in a closed Rambler dealership in Hollywood in 1957. The site is now a Toyota dealership. In 1958, its first year of sales, Toyota sold just 288 vehicles — 287 Toyopet Crown sedans and one Land Cruiser. Last year, Toyota sold more than 2.2 million vehicles in the U.S.

The automaker won’t be the first big company Texas has poached from California.

Occidental Petroleum Corp. said in February that it was relocating from Los Angeles to Houston, making it one of around 60 companies that have moved to Texas since July 2012, according to Texas Gov. Rick Perry.

Perry last month visited the California to recruit companies. The group Americans for Economic Freedom also recently launched a $300,000 advertising campaign in which Perry contends 50 California companies have plans to expand or relocate in Texas because it offers a better business climate.

Like these other companies, Toyota could also save money in an environment of lower business taxes, real estate prices and cost of living.

Imposer une compagnie à 5% rapporte plus au gouvernement qu’imposer une compagnie à 50% si celle-ci décide de quitter pour s’installer dans un endroit où les compagnies sont imposées à… 5% ! Mais cette simple logique comptable est incompréhensible pour la gauche.

Pourquoi ne pas faire du Québec le Texas du Nord ?