Semaine difficile pour Patrick Lagacé… Après avoir été humilié par Don Cherry et après avoir utilisé un langage qu’on n’oserait répéter dans les « radio-poubelles », Patrick Lagacé est officiellement devenu le premier gauchiste à réagir aux coupures libérales en braillant: « j’ai jamais voté pour ça ».

Moi quand j’ai voté PLQ, j’ai voté pour que des adultes soient en mesure de prendre des décisions difficiles. Ceux qui ont voté pour la CAQ ont aussi voté pour un grand ménage des finances publiques. C’est 65% de l’électorat québécois qui a voté pour ça ! Ceux qui n’ont pas voté pour ça, les gauchistes, se sont retrouvés au PQ et chez QS, un maigre 33% de l’électorat.

En 2003, les gauchistes ont pu faire dérailler la réingénierie de l’État en scandant « j’ai jamais voté pour ça ». À l’époque, c’était plutôt facile pour la gauche de manipuler la population. Les syndicats avaient le monopole de l’opinion publique et les Québécois faisaient leurs tout premiers pas sur l’axe gauche-droite. Ils n’étaient pas outillés pour contrer la pensée unique qui prévalait dans les médias. Leur attention ayant été monopolisée par les questions constitutionnelles depuis plusieurs décennies, on oublie que sur les questions de politiques publiques les Québécois sont partis de très loin. Un énorme travail de pédagogie a été réalisé depuis et 11 ans plus tard, il sera plus difficile de diaboliser les gens qui veulent réformer le Québec.

En 2014, la balle est dans le camp de la droite maintenant. Pour ne pas revivre 2003, il faudra dire haut et fort « qu’on a voté pour ça » !

P.-S. À Patrick Lagacé qui s’indigne que des non-élus puissent présenter un rapport sur les finances publiques, que pense-t-il du copinage qui existe entre l’élite syndicale et l’élite journalistique ? Ainsi parlaient le syndicaliste Réjean Parent et le journaliste Pierre Duchesne (tiré du blogue de Réjean Parent)…

« J’ai souvenir d’une conversation que j’avais eu avec Pierre Duchesne au huis-clos du budget Bachand présenté au printemps 2012. Il me demandait ‘si les syndicats n’en avaient pas soupé des marionnettes que sont devenus les politiciens au service de grandes oligarchies financières et si nous devions pas agir contre ces pouvoirs occultes’. Je lui avais mentionné que des journalistes comme lui pouvaient surement jouer un rôle majeur pour transformer ce paysage désolant. Nous connaissons la suite, il deviendra ministre, mais pas assez longtemps pour avoir eu le temps de transformer nos mœurs et l’action politique. »

Les médias au service des syndicats…