Antagoniste


14 avril 2014

Les petits politiciens Coup de gueule Québec

indigneGhislain Bolduc était le député libéral de Mégantic lors de l’été 2013, soit au moment de la tragédie de Lac-Mégantic. Lundi dernier, Ghislain Bolduc a été réélu avec une plus forte majorité qu’en 2012.

Dans les jours qui ont suivi sa réélection, Ghislain Bolduc, qui était pourtant le député de cette circonscription au moment de la tragédie, a déclaré que le PQ l’avait délibérément écarté des processus de consultation et de prise de décisions suite au déraillement tragique à Lac-Mégantic. Cette situation a bien évidemment choqué le député libéral.

La mairesse Colette Roy Laroche de son côté a trouvé normal qu’on tienne le député libéral à l’écart. Celle-ci a déclaré:

« Je pense sincèrement que le PQ a agi comme bien d’autres gouvernements auraient agi dans les circonstances. Dans d’autres dossiers que le nôtre et dans d’autres régions, je crois que c’est habituel de voir un député adverse être un peu mis de côté par le gouvernement au pouvoir ».

Est-ce habituel de voir un député adverse être mis de côté suite à une tragédie ?  Est-ce que les autres gouvernements agissent de cette manière ?

Lors du printemps 2011, de graves inondations ont frappé la Montérégie.  Voici comment Jean Charest, le premier ministre libéral, s’est comporté à l’époque:

M. Charest rencontrait samedi à Saint-Jean-sur-Richelieu une dizaine de maires de la région affectée depuis plusieurs semaines par de graves inondations. Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, était à ses côtés. Les députés péquistes de Saint-Jean, Dave Turcotte, et d’Iberville, Marie Bouillé, étaient également présents.

Contrairement à ce que certains racontent, il est anormal de tenir un député adverse à l’écart durant une tragédie.  Confronté à un drame, Jean Charest avait refusé de faire de la petite politique…

La question que l’on peut se poser: le PQ a-t-il essayé de se faire du capital politique en utilisant la tragédie de Lac-Mégantic pour tenir un député adverse à l’écart?  La petite politique, ultimement, c’est ce qui a coulé le PQ lors de la dernière élection…


14 avril 2014

Qui a voté pour qui ? Élection 2014 En Chiffres Québec

J’aime la politique et les chiffres, voici donc une analyse du vote lors de la dernière élection, plusieurs découvertes très intéressantes…

Tout d’abord, voici le vote lors de l’élection précédente en 2012 en fonction de la région géographique (PQ minoritaire):

Élection Québec

En 2012, la domination du PQ a été nette, ils ont remporté 9 régions sur 15.  Voici le résultat pour l’élection de lundi dernier (PLQ majoritaire):

Élection Québec

Renversement complet de la situation.  On peut voir un effondrement marqué du vote péquiste qui s’accompagne d’une forte progression du vote libéral.  En tout, le PLQ a remporté 9 régions sur 15.

Autre élément intéressant, quand on compare les résultats de 2012 avec ceux de 2014, on peut remarquer que dans de nombreuses régions, le vote de la CAQ est resté stable, mais que celui du PQ s’est écrasé au profit du PLQ.  C’est le cas par exemple dans Lanaudière, en Mauricie, en Estrie ou dans la Capitale-Nationale.   Ces résultats indiquent, un peu contre toute attente, que le PLQ a réalisé une bonne partie de ses gains, du moins dans certaines régions, non pas en allant prendre des votes à la CAQ, mais plutôt au PQ !

Pour y voir plus clair, voici la différence entre l’élection de 2012 et 2014 dans chacune des régions:

Élection Québec

Pour le PLQ, on voit des gains impressionnants dans toutes les régions, un exploit plutôt remarquable.  Au PQ, on voit l’inverse, des pertes à la grandeur du Québec. Du côté de la CAQ, on voit beaucoup de pertes, quelques gains, mais dans presque toutes les régions, les pertes du PQ sont supérieures à celles de la CAQ. Autre élément intéressant, les plus grosses pertes de la CAQ l’ont été dans des régions où elle n’avait pas de réelle chance de gagner, comme Montréal, Laval, l’Outaouais ou le Saguenay-Lac-St-Jean.  Mais dans certaines régions clés, notamment dans le « 450 », on peut voir que le vote de la CAQ est resté relativement stable par rapport à l’élection de 2012 alors que ce sont les péquistes et les libéraux qui semblent s’être échangés des votes.

Le succès de la CAQ lors de la dernière élection est en bonne partie imputable à la victoire dans 9 circonscriptions qui étaient détenues par le PQ (principalement dans le « 450 »).  Voici comment le vote a évolué dans ces circonscriptions par rapport à l’élection de 2012:

Élection Québec

Dans ces 9 circonscriptions clés, certaines étant considérées comme des châteaux forts péquistes, le vote de la CAQ est resté assez stable. Par contre, on voit une chute dramatique du vote péquiste au profit du PLQ et, dans une moindre mesure, de QS.  Autrement dit, si la CAQ a pu se sauver avec la victoire dans ces circonscriptions, c’est principalement grâce aux péquistes qui ont décidé de voter libéral !  Est-ce mauvais signe en vue des prochaines élections ? Pas nécessairement, la CAQ est en bonne position pour rapatrier ce nouveau vote libéral fraîchement arraché au PQ.

En bref, lundi dernier, dans plusieurs circonscriptions importantes un vote pour le PLQ a été un vote pour la CAQ !

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Résultats > Élections générales


14 avril 2014

Les taxes et la légalisation Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Times

Marijuana black market still thrives in Colorado, where pot is legal
The Washington Times

Just because marijuana is legal in Colorado doesn’t mean the black market for the drug has disappeared. Rather, the opposite, police officials said.

“[Legalization] has done nothing more than enhance the opportunity for the black market,” said Lt. Mark Comte of the Colorado Springs police vice and narcotics unit, in The Associated Press. “If you can get it tax-free on the corner, you’re going to get it on the corner.”

Police are concerned that recent escalations in violence are tied to the legal recreational pot sales market. But their fears are only based on anecdotal evidence; nobody in state or federal government agencies is tracking the numbers of violent crimes that are tied to the marijuana market, AP reported.

Yet Washington police say they’re prepping for similar black market impacts in their state.

“There’s going to be a black market here,” said Cmdr. Pat Slack of the Snohomish Regional Drug/Gang Task Force, outside Seattle, in the AP report. “There will be drug rip-offs and the drug debts that haven’t been paid. All of that is going to stay.”

Bref, il ne sert à rien de légaliser la marijuana si c’est pour la taxer puisque le crime organisé aura toujours la possibilité d’écouler une marchandise moins chère, puisque… non taxée.