Antagoniste


10 avril 2014

Printemps érable: le chapitre final… Élection 2014 Québec

Marois Casseroles

Lorsque le « printemps érable » a pris fin en 2012, plusieurs pensaient que le branding libéral avait été endommagé de manière permanente auprès des jeunes générations. À force de voir des carrés rouges manifester jour après jour contre le PLQ, plusieurs se sont dit qu’il faudrait du temps avant que ce parti puisse de nouveau séduire les jeunes. On avait dit la même chose de la CAQ qui s’était montrée peu réceptive aux revendications étudiantes.

Bilan de la situation deux ans plus tard:

  • Le président de la FECQ au moment du printemps érable, Léo Bureau-Blouin, est battu par un libéral. Toujours lors de cette élection, Martine Desjardins, présidente de la FEUQ lors du printemps érable, est battue par la CAQ.  Pierre Duchesne, ministre de l’Éducation supérieure sympathique aux carrés rouges, est lui aussi battu par la CAQ.  Pauline Marois, première ministre qui a joué de la casserole en 2012, a mordu la poussière face à une libérale.
  • Selon le dernier sondage Léger de la campagne électorale, le PLQ est le parti le plus populaire auprès des 18-24 ans avec 37% des intentions de vote.  La CAQ recueille 21% des appuis et le PQ arrive quatrième avec seulement 19% des intentions de vote.
  • Le taux de participation dans les campus n’a été que de 15%, on avait pourtant dit que le printemps érable avait politisé les jeunes.
  • L’organisme Forum Jeunesse, de concert avec le Directeur général des élections, a organisé une élection simulée dans 350 écoles secondaires et organismes jeunesses aux quatre coins du Québec. En tout, près de 70 000 jeunes de 12-17 ans ont participé à l’exercice.  Cette élection simulée aurait porté au pouvoir Philippe Couillard avec 35,9% des votes, suivi de Françoit Legault (21,4%) et Pauline Marois (18,1%). Vous avez bien lu, une médiocre troisième place pour le PQ…

Dire que Jacques Parizeau avait déclaré en octobre 2012 que le printemps érable allait contribuer à la relance du mouvement souverainiste…  Il apparaît de plus en plus évident que ce fameux printemps érable aura été un phénomène marginal qui a plus marqué les boomers que les jeunes…

En réaction à l’élection de Philippe Couillard; entendu durant la tribune téléphonique de la radio de Radio-Canada du 8 avril 2014…


10 avril 2014

Voter efficace Élection 2014 En Chiffres Québec

Avec notre mode de scrutin non proportionnel, il est primordial pour un parti politique d’avoir un vote efficace i.e. un vote qui sera concentré dans certaines circonscriptions au lieu d’être dilué aux quatre coins du Québec. Il est préférable d’avoir 50 000 votes dans 5 circonscriptions que d’avoir 50 000 votes dans 20 circonscriptions. Dans les deux cas, le nombre de votes est identique, mais seulement le premier scénario permet de faire élire des députés.

Chez les libéraux, on a pu faire élire 70 députés avec 1 757 075 votes.  Autrement dit, il a fallu au PLQ en moyenne 25 101 votes pour faire élire un député.  Voici la performance pour chacun des partis pour les élections de 2012 et 2014.

Élection Québec

Le PLQ a été le parti avec le vote le plus efficace en 2014.  Mais l’histoire de cette élection c’est le PQ et la CAQ.  Du côté de la CAQ, on a pu concentrer le vote de manière importante, principalement dans le 450, par rapport à l’élection de 2012.  Cette efficacité accrue (-29%) du vote a permis d’avoir plus de députés avec un suffrage moins élevé.  Au PQ on a vu l’inverse, le vote s’est dilué et est devenu beaucoup moins efficace (+39%).

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Résultats > Élections générales


10 avril 2014

La valeur refuge Économie Élection 2014 Québec Revue de presse

The Globe And Mail

Decisive Liberal win brings economic ‘stability’ to Quebec: economists
The Globe And Mail

The election of a majority Liberal government in Quebec and the decisive defeat of the separatist Parti Québécois signal a turn to greater economic stability and enhanced credibility on the fiscal front in the province, observers say.

“Suffice it to say that the sovereignty issue was all but put to bed last night,” BMO Nesbitt Burns chief economist Douglas Porter said in a note Tuesday. “From an economic perspective, a majority government (and silencing of referendum talk) returns some political stability back to Quebec, which is a clear positive for the flagging economy,” he said, pointing out that the Canadian dollar is modestly stronger Tuesday morning at $1.092 (U.S.).

“Certainly from a foreign investor perspective, they are more comfortable with the idea of the separation issue fading into the background,” said David Watt, chief economist with HSBC Canada. “We still need foreign investment having a strong confidence in Canada.”

“You’ve got four years of stability,” Mr. Mack said about Quebec. But he added that a key driver of market sentiment will be the first Liberal government budget and how determined it is about putting the province’s fiscal house in order. Mr. Porter said to expect the Liberal government of Philippe Couillard to target a budget surplus by 2015-16, mostly through a freeze on spending.”

The “election of a strong majority government increases certainty surrounding government policy since budgets and other key legislation can be passed without support from opposition parties,” Toronto-Dominion Bank economic analyst Sonny Scarfone said in a note Tuesday.

Même si on aime souvent dire que le PLQ et le PQ c’est blanc bonnet, bonnet blanc, il faut réaliser que les marchés financiers et les investisseurs ne voient pas les choses sous cet oeil. S’il est vrai que les programmes se ressemblent, il y a des « adultes » au PLQ qui sont capables de réassurer les acteurs économiques. Contrairement au PQ, vous pouvez être certains que le PLQ n’oubliera pas de nommer un ministre du revenu