Antagoniste


8 avril 2014

Déclin tranquille Élection 2014 En Chiffres Québec

Élection Québec

Les dernières belles années du PQ remontent à l’époque de Lucien Bouchard.  À cette époque, il y a environ 20 ans, le Parti québécois était en mesure d’aller chercher plus de 1 500 000 votes.  Depuis on observe une baisse constante.  Certes, l’arrivée de l’ADQ/CAQ a privé les deux grands partis de nombreux votes et le PQ a montré une légère progression en 2012, mais le PLQ reste le seul parti qui a pu briser le cap des 1 500 000 votes (à 2 reprises) depuis le début des années 2000.  Au PQ, la tendance est clairement à la baisse.

En 2007, tout le monde pensait que le PQ avait touché le fond du baril avec André Boisclair comme chef.  Aux prises avec la crise des accommodements raisonnables, Boisclair avait misé sur le concept de « nationalisme civique » par opposition au « nationalisme identitaire ».  Plusieurs avaient attribué la débâcle péquiste de 2007 à ce choix. En ce sens, la charte des valeurs était une réponse directe à la défaite de 2007, le PQ retournait sur le terrain du « nationalisme identitaire »  en espérant reconquérir le terrain perdu sous le gouvernement de Boisclair.  Le résultat final: en misant sur le nationalisme identitaire, le PQ à fait pire que Boisclair, moins de votes, moins de députés…

Entre « nationalisme civique » et « nationalisme identitaire », le Parti québécois a connu l’échec.  Et si le problème était le nationalisme tout simplement…  Chose certaine, lundi dernier les Québécois ont préféré un parti plombé par des histoires de corruption à un parti nationaliste.

On peut aussi se poser la question suivante: sans les scandales de corruptions au PLQ, le PQ existerait-il encore ?  Ces scandales ont-ils fait office de respirateur artificiel pour le PQ ?

P.-S. Ironique de constater que les nationalistes québécois avaient parié qu’un gouvernement conservateur majoritaire allait redynamiser leur combat.  Depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre, le Québec a assisté au déclin du Bloc québécois et maintenant du Parti québécois.

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Résultats > Élections générales


8 avril 2014

Réactions à chaud… Élection 2014 En Vidéos Québec

Le champagne ayant fait son oeuvre lors de notre soirée électorale, je garde mon analyse plus poussée pour les prochains jours…

  • Avec un règne de seulement 18 mois, le PQ a eu le plus court mandat au Québec depuis la confédération.
  • La défaite de Pauline Marois aux mains de Philippe Couillard représente la première victoire d’un chef recrue contre une chef établie depuis 1923.
  • Pour le PQ, c’est la pire récolte de siège depuis 1989 (29 à l’époque).
  • Pour le PQ, c’est le pire vote populaire depuis 1970 (23%).
  • C’est Mario Dumont (je crois) qui a eu les mots les plus justes: le PQ ne peux exister sans on article no.1, le PQ ne peut gagner avec son article no.1…

Philippe Couillard est entré à la Faculté de médecine à l’âge de 16 ans. En 1979 à l’âge de 22 ans, il obtient un doctorat en médecine. Aujourd’hui, il aura la tâche de mettre fin à la politicaillerie et de travailler de manière constructive avec la CAQ de François Legault. Son ton non polarisant lors de la campagne laisse présager de belles choses. François Legault peut sortir la tête haute de cette élection. En récoltant plus de députés que lors de l’élection de 2012 (une chose impensable au déclenchement des élections, une chose dont François Legault peut être très fier), la CAQ a maintenant 4 ans pour convaincre les Québécois qu’elle représente l’alternative naturelle, le gouvernement en attente.

La prochaine élection aura lieu le 1er octobre 2018.

P.-S. Je veux Gaétan Barrette, un médecin, au Conseil du Trésor et Martin Coiteux, un économiste, à la santé !

ENFIN!!!!!