Antagoniste


26 mars 2014

La traversée du Rubicon Coup de gueule Élection 2014 En Images Québec

22 janvier 2014: la une du Journal de Montréal, le lendemain de la divulgation devant la commission Charbonneau, d’écoutes électroniques parlant d’un possible deal entre la FTQ et le mari de Pauline Marois.

26 mars 2014: la une du Journal de Montréal, le lendemain d’un sondage catastrophique pour le PQ et de la divulgation d’une rencontre des enquêteurs de l’UPAC avec deux dirigeants du PQ.

Boulechite

Got it ?

Mais le plus dérangeant dans cette histoire, le fameux « scoop » de l’empire Quebecor est, dans la réalité, une vieille histoire qui a été publiée originalement dans La Presse le 8 mai 2013 !!!

Un faux « scoop » qui arrive quelques jours après que le PQ ait décidé de faire campagne contre Jean Charest et au lendemain de révélations très embarrassantes sur le PQ.

Autre question, la personne à l’UPAC et/ou la Commission Charbonneau qui coule des documents d’enquête aux médias a-t-elle des motivations politiques ?


26 mars 2014

La taxe hypocrite Canada Coup de gueule Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Dans son dernier budget, le régime péquiste a prévu d’imposer l’installation d’un module d’enregistrement des ventes (MEV) dans les bars. Le MEV, présent dans les restaurants depuis 2010, est un système de facturation obligatoire qui a été imposé par le gouvernement pour réduire l’évasion fiscale. Avec un MEV, il devient impossible pour un restaurateur de travailler au noir.

L’obligation d’installer un MEV dans les bars répond aux mêmes impératifs.  Facturation obligatoire et élimination d’une possibilité de travailler au noir. La majorité des gens vont probablement se réjouir de cette mesure en s’imaginant que le gouvernement prend enfin les moyens nécessaires pour que tout le monde paye sa juste part d’impôts et de taxes. Malheureusement, les gens qui ont raisonné de cette façon n’ont pas pris le temps de réfléchir à la question. Ils n’ont pas réalisé que les bars (ou les restaurants) ne payent pas d’impôts ou de taxes, ce sont leurs consommateurs qui héritent toujours de cette facture.

Pour preuve, voici comment a évolué l’indice des prix dans les restaurants et dans l’ensemble de l’économie depuis l’arrivée des MEV dans les restaurants:

Taxe Québec

Comme on peut le voir, depuis l’installation des MEV dans les restaurants, c’est au Québec où le prix d’une sortie au restaurant a le plus augmenté, 9,18% contre 6,94% pour l’ensemble du Canada.  Mais ces chiffres ne disent pas tout.  Pour avoir un portrait plus juste de la situation, il faut comparer cette inflation à celle de l’ensemble de l’économie.  En effet, si le Québec a connu la plus importante progression des prix dans la restauration, l’inflation dans l’ensemble de l’économie est restée relativement modeste.

Donc, si on calcule le rapport de l’inflation chez les restaurants et dans l’ensemble de l’économie, voici ce qu’on obtient (plus le chiffre est élevé, plus cela indique une augmentation rapide des prix dans les restaurants par rapport au reste de l’économie):

Taxe Québec

Toutes les provinces ont un indice relativement similaire sauf…  le Québec !

Quelle conclusion peut-on tirer de tout ceci ?

Ces deux graphiques tendent à démontrer que les dollars récupérés par l’installation du MEV dans les restaurants n’ont pas été absorbés par les restaurateurs, la facture a plutôt été refilée aux consommateurs qui doivent désormais payer plus cher.  L’argent vient toujours de la même poche, la nôtre.

Voilà qui nous rappelle, comme je l’écrivais plus tôt, que les compagnies ne payent ni impôt ni taxes, ce sont leurs clients qui doivent acquitter la facture.  Quand des gens exigent que l’on augmente les taux d’imposition des corporations, ils militent en fait pour une augmentation sournoise de la fiscalité des particuliers, le cas des restaurants québécois est un excellent exemple.  On pensait éliminer de l’évasion fiscale alors qu’en réalité on a augmenté la fiscalité des citoyens ordinaires.

Avec l’installation du MEV dans les restaurants et éventuellement dans les bars, le gouvernement ne tente pas de combattre le travail au noir ou l’évasion fiscale, il met plutôt en place une taxe hypocrite qui vise l’ensemble de la population.  Au lieu d’installer des MEV, pourquoi ne pas baisser les taxes tout simplement !

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0021


26 mars 2014

L’alliance Coup de gueule Élection 2014 France Québec Revue de presse

Le Figaro

FN : du poujadisme au socialo-communisme
Le Figaro

En ce lendemain d’élections municipales, nous ne pouvons que constater, une fois encore, «la montée des extrêmes».

Ce qui a été déjà remarqué, mais à mon sens pas assez martelé, est que les extrêmes se rejoignent, bien sûr dans leur rhétorique anti-système, mais surtout dans leur vision dirigiste de la société. La comparaison entre les programmes économiques du Front de Gauche et du Front National est sans appel: planification centrale, renforcement de la fonction publique, planche à billets, tarifs réglementés, etc. C’est le grand retour de l’ «Etat fort», si tant est qu’il ait jamais disparu dans un pays où la dépense publique n’a pas cessé de croître depuis quarante ans.

Hélas, ce phénomène n’est pas nouveau. Dans un livre publié en 1944, Omnipotent Government, Ludwig von Mises, figure tutélaire des économistes dits «autrichiens» (Hayek, Rothbard, etc), dressait déjà la comparaison entre les politiques économiques et sociales de l’Allemagne nationale-socialiste et de la Russie communiste. «Les systèmes de socialisme allemands et russes partagent le fait que le gouvernement possède totalement les moyens de production», explique-t-il, et que la dépense publique quasi illimitée y permet une réduction artificielle du chômage. Seule différence (de forme), l’URSS se montrait parfaitement explicite dans sa démarche de nationalisation totale, tandis que le Reich conservait une apparence de propriété privée, quoique vidée de sa substance par la détermination gouvernementale des prix, des salaires et des taux d’intérêt. Mais fondamentalement, extrême-gauche et extrême-droite partagent le rêve d’un contrôle total.

La sainte alliance du nationalisme et du socialisme… On a vu la même chose au Québec.