GauchistesL’indépendance ce n’est ni à gauche ni à droite, c’est en avant… C’est ce qu’on essaye de nous faire croire…

Quand Pierre-Karl Péladeau s’est amené avec le PQ, certaines personnes ont naïvement cru que cette nomination signalait que le PQ allait devenir une véritable coalition de gens de gauche et de droite. Ces personnes ont dû rapidement déchanter, car moins d’une semaine plus tard, il était clair que PKP appartenait à l’aile gauche du parti.

Pourtant, la chose ne devrait surprendre personne. PKP est un indépendantiste, les indépendantistes sont, par définition, des nationalistes et le nationalisme est, par définition, une idéologie gauchiste. L’indépendance sera toujours à gauche, il est impossible qu’il en soit autrement.

Pourquoi ?

Parce que le nationalisme est une idéologie collectiviste i.e. une idéologie qui a comme prémisse de départ qu’aucun individu n’est plus important que la société à laquelle il appartient.

Les nationalistes parlent toujours au « nous ». Nos industries, nos exportations, notre économie, nos entrepreneurs, nos ressources, notre savoir-faire, nos travailleurs, etc. Pour les nationalistes, rien ne peut exister en dehors de la sphère collective. Pour les nationalistes, toute la société doit graviter autour de l’entité qui représente et sert la nation et cette entité c’est… le gouvernement !

L’indépendance n’est ni à droite ni en avant, elle est de gauche et sera toujours de gauche. Le nationaliste ne souhaite pas l’indépendance pour retirer des pouvoirs au gouvernement central pour ensuite les redonner au peuple. Le nationaliste veut l’indépendance pour retirer des pouvoirs au gouvernement central pour ensuite les redonner au gouvernement qui incarne sa nation.

Pour l’idéologie nationaliste, ce n’est pas l’émancipation des individus qui prime, mais la création d’une entité centrale forte qui se réservera le droit d’intervenir dans la vie des citoyens sous prétexte qu’il faut protéger la nation.