Antagoniste


19 mars 2014

La gauche nationaliste Économie Élection 2014 Gauchistan Philosophie Québec

GauchistesL’indépendance ce n’est ni à gauche ni à droite, c’est en avant… C’est ce qu’on essaye de nous faire croire…

Quand Pierre-Karl Péladeau s’est amené avec le PQ, certaines personnes ont naïvement cru que cette nomination signalait que le PQ allait devenir une véritable coalition de gens de gauche et de droite. Ces personnes ont dû rapidement déchanter, car moins d’une semaine plus tard, il était clair que PKP appartenait à l’aile gauche du parti.

Pourtant, la chose ne devrait surprendre personne. PKP est un indépendantiste, les indépendantistes sont, par définition, des nationalistes et le nationalisme est, par définition, une idéologie gauchiste. L’indépendance sera toujours à gauche, il est impossible qu’il en soit autrement.

Pourquoi ?

Parce que le nationalisme est une idéologie collectiviste i.e. une idéologie qui a comme prémisse de départ qu’aucun individu n’est plus important que la société à laquelle il appartient.

Les nationalistes parlent toujours au « nous ». Nos industries, nos exportations, notre économie, nos entrepreneurs, nos ressources, notre savoir-faire, nos travailleurs, etc. Pour les nationalistes, rien ne peut exister en dehors de la sphère collective. Pour les nationalistes, toute la société doit graviter autour de l’entité qui représente et sert la nation et cette entité c’est… le gouvernement !

L’indépendance n’est ni à droite ni en avant, elle est de gauche et sera toujours de gauche. Le nationaliste ne souhaite pas l’indépendance pour retirer des pouvoirs au gouvernement central pour ensuite les redonner au peuple. Le nationaliste veut l’indépendance pour retirer des pouvoirs au gouvernement central pour ensuite les redonner au gouvernement qui incarne sa nation.

Pour l’idéologie nationaliste, ce n’est pas l’émancipation des individus qui prime, mais la création d’une entité centrale forte qui se réservera le droit d’intervenir dans la vie des citoyens sous prétexte qu’il faut protéger la nation.


19 mars 2014

Le désert économique Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

À quel point le régime péquiste a-t-il transformé le Québec en désert économique ?

Pour évaluer les dégâts, on peut analyser les impôts des sociétés, i.e. les impôts payés par les compagnies sur leurs profits.  Quand l’économie va bien, les entreprises font des profits et payent des impôts.  Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit.

Il est possible de suivre l’évolution de l’impôt payé par les sociétés sur une base mensuelle via le Rapport mensuel des opérations financières, ces chiffres sont disponibles jusqu’au mois de novembre.  Dans le graphique qui suit, pour chaque mois je compare les impôts payés par les sociétés pour un mois donné en 2012 (gouvernement libéral) et 2013 (gouvernement péquiste).

Économie Québec
Le premier budget péquiste a été déposé le 20 novembre 2013

Dans une économie normale, les profits, donc les impôts des sociétés, devraient toujours croître par rapport à l’année précédente, ne serait-ce que pour suivre l’inflation.  En 2013, ce fut le cas, mais seulement pour les 3 premiers mois de l’année !  Depuis le mois de mars, l’économie du Québec a été incapable de produire un mois où les impôts des sociétés ont augmenté, signe que les profits ne sont plus au rendez-vous.  Pour faire une analogie sportive, le Québec n’a pas connu la victoire depuis 7 mois, une léthargie inquiétante.

En 2012, les profits des entreprises ont totalisé 3 509 millions de dollars.  En 2013, ce nombre est passé à 3 221 millions de dollars, un recul de 8,1% !

L’économie du Québec est tellement au ralenti que nos entreprises sont incapables d’augmenter leur profitabilité.  Cette nouvelle va peut-être réjouir la gauche, mais ceux qui pensent avec leur tête réaliseront que si les profits des entreprises stagnent, l’emploi et les salaires stagneront aussi.

Sources:
Ministère des finances du Québec
Rapport mensuel des opérations financières


19 mars 2014

Le moindre des maux Économie Élection 2014 Québec Revue de presse

The Gazette

Political uncertainty dampens Montreal real estate confidence
The Gazette

The outcome of Quebec’s April 7 election “will be the defining influence” on Montreal’s real estate market until 2015, with consumer confidence currently dampened by “political uncertainty,” Sotheby’s International Realty Canada said.

In an outlook to be released Tuesday, Sotheby’s said Montreal buyers heading into the spring market are likely to put off their purchases until a new provincial government is chosen. Their reticence is linked to recent speculation that a Parti Québécois victory could lead to another referendum on sovereignty, Sotheby’s Canada CEO Ross McCredie said.

“People, when they’re making major decisions like purchasing a home — if there’s uncertainty in the market as to what would happen — they hold off,” McCredie said in an interview.

“What they (Sotheby’s brokers) are seeing is that a lot of people are waiting to see what happens with the election. If the PQ does get in, you probably face a referendum at some point.

“So people start to ask what would happen then. And again, that just gives more uncertainty.”

Les idées économiques du PLQ ne sont guère plus enthousiasmantes que celles du PQ, dans un cas comme dans l’autre, on peut prévoir un déclin de la province. Par contre, il existe une différence fondamentale entre ces deux partis: avec le PLQ, on peut espérer un soft landing alors qu’avec le PQ c’est un référendum et un hard landing assuré. À considérer avant de voter d’une manière qui pourrait contribuer à faire élire un régime péquiste majoritaire.